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#LesFilmsDeLaHonte : tous séduits par les Coyote Girls

Chaque semaine, les rédacteurs de CinéSérie vous partagent l’un de leurs pires films préférés. Aujourd’hui, c’est au tour de la comédie romantico-dramatique « Coyote Girls » d’être passée au crible. Entre danses entraînantes, féminisme assumé et rêves à l’américaine, les ingrédients étaient savamment dosés pour nous donner envie de nous déhancher tout en riant des nombreux clichés.

Souvenez-vous… C’est en 2000 que sortait Coyote Girls, signée David McNally. Tout à chacun a murmuré sous la douche, en marchant ou en pensant à l’être aimé « You can try to resist, try to hide from my kiss, but you know, but you know that you can’t fight the moonlight… », chanson phare du film qui s’est hissée à la 1re place au Billboard US Pop. Un titre inoubliable qui a d’ailleurs obtenu le même rang en Australie, Belgique, Finlande, Irlande, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Roumanie, Suède et Royaume-Uni. Le fameux clair de lune nous donnait envie de nous battre pour que l’amour dure toujours, de ne jamais abandonner nos rêves également. En tête d’affiche, une coyote mélomane un peu nonne sur les bords, nullement apte au départ à se montrer aussi décomplexée que ses nouvelles camarades de boulot. Et pour causes, les fameuses coyotes mènent la danse, font la loi et contrôlent tout au sein du Coyote Ugly, le bar où elles sévissent chaque nuit. Notre gentille provinciale se trouve fort dépourvue face à ces Amazones prêtes à tout, et forcément très bien foutues.

Le Coyote Ugly, une véritable institution

A 21 ans, Violet Sanford (Piper Perabo) rêve de devenir compositrice professionnelle et de connaître la gloire. Elle quitte le foyer familial pour New York. De désillusions en échecs, elle a de moins en moins confiance en elle et ses espoirs de réussite éclatante s’amenuisent chaque jour. Acculée, elle accepte de travailler dans un bar country, célèbre pour ses serveuses aux allures provocantes, le Coyote Ugly. Dans cet univers d’amazones dirigé par la séduisante Lil (Maria Bello), Violet acquiert un certain sens du spectacle et une vraie popularité et se fait appeler Jersey.

Tyra Banks, Izabella Miko et Bridget Moynahan campaient elles aussi des coyote girls tandis que John Goodman incarnait le père de Violet et Adam Garcia son prétendant. Le réalisateur Michael Bay et l’actrice Halle Berry sont également apparus dans le film. Pour votre information, sachez qu’une chaîne de bars Coyote Ugly a vu le jour aux États-Unis suite au succès du film.

« La guerre des Rose »

Coyote Girls tourne beaucoup autour du sexe, des fantasmes et des tentations donc forcément, ça en devient légèrement cul cul sur les bords. La plastique irréprochable des actrices ne fait pas du film un teen movie inoubliable pour autant, ce dernier demeurant assez rasoir car prévisible et au final, frustrant pour tout le monde. Les messieurs n’en auront pas assez vu, les coyotes ne se dévoilant jamais seins nus, quand leurs dames se seront trouvées complexées rien qu’à les regarder danser. Un film à éviter de regarder en couple au risque d’essuyer une crise de jalousie face aux yeux écarquillés d’une moitié qui ne « fait que regarder ».

Alors que les spectatrices se seront identifiées à l’inoffensive Violet, en quête de son rêve et d’amour vrai, leurs hommes auront eu envie de se retrouver dans la fosse aux lions, face aux coyotes enragées. La plupart en tous les cas, les autres s’étant seulement projetés tranquillement installés au bar à papoter et reluquer sans toucher. Coyote Girls, c’est « la guerre des Rose » assurée une fois le générique lancé ! À moins que votre homme ne soit discret ou éperdument amoureux de vous, il n’aura pas pu s’empêcher de malgré lui apprécier l’assurance et les déhanchés de nos actrices surdiplômées en danse du ventre, des fesses et des pieds.

Dominatrices ou femmes objets ?

L’eau étant proscrite dans le bar, les coyotes arrosent sans retenue quiconque ose en demander au comptoir. Un coup de jet et le tour est joué pour que l’ambiance monte d’un cran, au rythme de la foule qui scande que « l’eau, c’est pour les blaireaux ». Au moins ils n’ont pas osé la réplique « t’as pas peur de rouiller ? »… Tous les éléments étant réunis pour faire monter la température, une coyote qui se respecte n’hésitera pas à mettre le feu au comptoir pour d’autant plus exciter les mâles en transe. Cette même planche de bois accueille nos serveuses endiablées pour des danses ultra rythmées, chapeaux de cowboy et santiags à l’appui. Et c’est aussi pour cela qu’on adore !

Nous nous demandons alors si, en dépit de leur grandes gueules et de la manière qu’elles ont de traiter les hommes, ce ne se sont pas elles qui se font malmener. Certes elles les dominent lorsqu’elles montent sur le comptoir, certes elles sont protégées lorsqu’elles se trouvent derrière, mais les mâles paient pour qu’elles mettent l’ambiance, allument le feu et les excitent comme jamais. Un brin rabaissant, pas très reluisant mais une chose est sûre, elles ne doivent pas voir le temps passer. Nos femmes objets parviennent malgré tout à dominer la situation tout en rapatriant avec elles les femmes de ces mâles en puissance. De sortie, ces dernières montent à leur tour sur le bar pour montrer qu’elles aussi savent remuer leur popotin. La compétition est ouverte, les dames gardent le sourire mais au fond, tout le monde continue de n’avoir d’yeux que pour elles : les coyotes qui chevauchent sans selle, belles au naturel.

Un petit moment de cinéma

Coyote Girls n’a pas pour vocation de nous faire beaucoup réfléchir, simplement de nous divertir. En résulte des situations banales, des séquences réchauffées et des rebondissements prévisibles à souhait. On ne pleure pas, on ne frémit pas, on ne rit pas vraiment non plus. On se contente simplement de regarder sans que cela ne nous colle le frisson. Ou si, mais seulement si la musique nous touche particulièrement. N’espérez ni grandes révélations ni morale qui offriront un nouveau sens à votre vie, non… Coyote Girls se résume à 1h41 de pur divertissement.

Un teen movie très à l’américaine, entre rêve de gloire et amour guimauve. Son unique vocation aura risqué de provoquer chez nos plus jeunes spectateurs une envie de quitter le foyer familial pour monter à la ville, en mode « je me voyais déjà, en haut de l’affiche ». En espérant que nos rêveurs n’auront pas atterri dans un boui-boui mal famé peuplé de têtes patibulaires. Violet aura au final eu de la chance de s’échouer dans ce bar à première vue pas bien fréquenté et au-delà, débauché. La provinciale aura quoi qu’il arrive mis le grappin sur un gentil mâle.

Un film galvanisant

Nous retiendrons par dessus-tout l’énergie et la bonne humeur communicative offerte par les coyotes, doublé d’une musique exaltante tout du long. On en sort euphorisés, en ayant envie de danser et de chanter. Sous ses faux airs de film outrancier aux effluves d’alcool, de sexe et de musique country, nous découvrons une jolie comédie à l’eau de rose par le biais d’une héroïne introvertie et romantique. Le happy end est attendu et tout le monde a la banane et la pêche quand le film s’achève. N’est-ce pas là le plus important ?

Soulignons pour finir qu’avec un budget de 45 millions de dollars, nos coyotes ont raflé 113,9 millions de dollars de recettes mondiales. Alors certes le film a reçu des critiques mitigées, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le public a adoré. Et nous avons adoré aussi, en dépit du cul cul, du déjà-vu et du gnangnan.

Et vous, qu’avez-vous pensé de ce film certes prévisible et réchauffé mais ô combien sympathique et enivrant ? À vos commentaires !

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