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Top 5 des meilleurs films sur les hippies

Au-delà de l’incontournable « Into the Wild » (2007) de Sean Penn où Emile Hirsch décidait de tailler la route en laissant tout derrière lui, les films sur la communauté hippie ne manquent pas. Ce mouvement de contre-culture apparu dans les années 60 aux États-Unis a en effet largement inspiré le septième art et l’univers musical, avant de s’étendre au reste du monde occidental.

Issus en grande partie de la jeunesse nombreuse du baby boom de l’après-guerre, les hippies rejetaient le mode de vie de leurs parents, les valeurs traditionnelles ainsi que la société de consommation. Désireux de s’émanciper, tous voulaient s’ouvrir à d’autres cultures et rechercher de nouvelles perceptions sensorielles. C’est ainsi que nombreux furent ceux à se tourner vers une forme d’art psychédélique. Leur but ultime ? Vivre libre d’amour et d’eau fraîche via des rapports sexuels libres aux aussi. Peace and love donc, telle était leur devise. C’est ainsi que nous allons faire un bond dans le temps au fil des décennies, puisque le mouvement hippie n’a une nouvelle fois eu de cesse d’être repris.

1) Easy Rider

C’est en 1969 que sortait en salle Easy Rider de Denis Hopper. Devenu un emblème de la génération hippie des années 1960-1970, ce road-movie est touchant de naïveté. Le personnage campé par Peter Fonda est crédule, celui interprété par Dennis Hopper indomptable. Et le film prend une tout autre ampleur avec l’arrivée d’un Jack Nicholson majestueux.

Deux motards, Wyatt (Fonda) et Billy (Hopper), décident de quitter Los Angeles après avoir vendu une grosse quantité de drogue. Le duo décide alors de participer à la célébration du carnaval de La Nouvelle-Orléans avec l’argent gagné. Durant leur traversée des États-Unis sur leurs choppers, les deux hommes rencontrent et découvrent le mode de vie d’une communauté hippie. Accusés à tort de participer illégalement à un défilé, ils sont jetés en prison. Là, ils sympathisent avec George Hanson (Nicholson), un avocat défenseur des droits civiques qui se joint à eux pour la suite du périple. Les trois compères se confrontent alors aux côtés pile et face de l’Amérique, raciste et conservatrice, qui refuse l’évolution des années 1960.

2) Yellow submarine

George Dunning nous présentait en 1968 son film musical d’animation Yellow submarine. Basé sur la musique des Beatles, il est également le titre de l’album de la bande-sonore du film, publié l’année suivante. On ne présente plus George Harrison, Paul McCartney, John Lennon et Ringo Starr, le quatuor de choc qui fit pâlir Elvis et rougir de plaisir la planète toute entière. Le film est en cela un pur trip psychédélique expérimental et kitsch à souhait, à l’humour typiquement british.

Dans ce dessin animé révolutionnaire, les Beatles, tel Zorro, volent au secours des habitants du royaume de Pepperland, attaqués par les forces du mal qui veulent supprimer la joie et la musique. De quoi affoler la communauté hippie. Les Beatles en personne n’apparaissent que dans la scène finale du film. Les voix des personnages animés qui les représentent sont par ailleurs doublés par des acteurs différents.

3) Hair

La comédie musicale Hair de Milos Forman faisait son apparition en 1979. Au-delà de dénoncer la guerre du Vietnam, le film est poignant d’authenticité. Entre musiques entraînantes et chorégraphies enivrantes, on apprécie autant le fond que la forme. Le sens des responsabilités est lui aussi mis à l’honneur pour nous rappeler que la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Jouissif.

Le jeune et naïf Claude (John Savage), croyant en Dieu, fils d’un fermier patriote de province, visite New York avant d’être incorporé comme militaire et partir pour la guerre du Vietnam. En chemin, il se retrouve au milieu d’un happening de hippies dans Central Park et tombe immédiatement sous le charme de la belle Sheila (Beverly d’Angelo). Le leader pacifiste des hippies l’incite à lui déclarer sa flamme, tout en essayant de le dissuader de faire la guerre. Il fait alors l’expérience de la liberté, des drogues et cesse peu à peu de croire en ce qu’il avait jusque là considéré comme étant juste.

4) Hôtel Woodstock

Ang Lee nous offrait en 2009 sa comédie dramatique Hôtel Woodstock. Un choc des cultures magnifiquement démontré, doublé d’une ferveur insouciante qui semble cruellement manquer à notre époque. On nous présente des hippies nullement marginaux mais hédonistes, qui donnent envie de se lâcher. Un vrai régal.

1969. Elliot (Demetri Martin), décorateur d’intérieur à Greenwich Village, traverse une mauvaise passe et doit retourner vivre chez ses parents, dans le nord de l’État de New York. Il tente alors de reprendre en mains la gestion de leur motel délabré. Menacé de saisie, le père d’Elliot veut incendier le bâtiment sans même en avoir payé l’assurance alors qu’Elliot se demande encore comment il va enfin pouvoir annoncer qu’il est gay… Alors que la situation est tout simplement catastrophique, il apprend qu’une bourgade voisine refuse finalement d’accueillir un festival de musique hippie. Voyant là une opportunité inespérée, Elliot appelle les producteurs. Trois semaines plus tard, 500 000 personnes envahissent le champ de son voisin et Elliot se retrouve embarqué dans l’aventure qui va changer pour toujours sa vie et celle de toute une génération. Étaient également présents au casting Emile Hirsch (notre hippie solitaire de Into the Wild), Henry Goodman, Liev Schreiber, Imelda Staunton ou encore Jeffrey Dean Morgan.

5) Les babas cool

Nous conclurons ce top sur une bonne vieille comédie française de François Leterrier. Nous avons nommé Les babas cool (1981). Loin de la caricature, le film est à la fois frais et vrai, sincère et débonnaire. Un pur délice propice aux remises en question quant à la nature profonde d’autrui et de soi-même.

Représentant en électroménager, Antoine Bonfils (Christian Clavier) fait par hasard la connaissance d’une Aline (Marie-Anne Chazel) en tenue d’Eve aux abords d’une maison isolée. C’est sur un malentendu d’excuse inexcusable que notre homme quitte son quotidien bien conformiste pour intégrer, le temps des vacances, une communauté très libérée. Il doit alors apprendre à se « débloquer » et à laisser de côtés ses tabous bourgeois. Anémone, Catherine Frot ou encore Richard Bohringer étaient également présents au casting.

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