Top des meilleurs films centrés sur la figure paternelle

Papa poule ou père courage ?

Top des meilleurs films centrés sur la figure paternelle

Tel père tel fils, de mère en fille, sœurs de cœur, frères d’arme ou frères de sang… Autant d’expressions que de scénarios possibles. De sang ou recomposée, unie ou éclatée, la sphère familiale a tant de choses à raconter. Cinésérie.com a aujourd’hui décidé de se concentrer sur la place primordiale que peut tenir la figure paternelle au cinéma.

L’attachement qu’une fille peut vouer à son père nous parle autant que la tendresse que le fils ressent envers sa mère, et vice-versa. Pour autant, les sensations d’abandon, de trahison, d’injustice ou encore de rejet ne sont jamais très loin, tapies dans l’ombre de nos certitudes plus ou moins fondés. Tournons-nous plus spécifiquement vers les films où la paternité tient une place majeure en l’absence de la mère.

Kramer contre Kramer 

Signé Robert Benton, Kramer contre Kramer (1979) conte l’histoire d’une famille à la dérive. Et pour cause ! Exaspérée par les priorités professionnelles de son mari Ted (Dustin Hoffman), Joanna Kramer (Meryl Streep) décide de les quitter lui et leur fils Billy (Justin Henry). Le père doit alors concilier du jour au lendemain entre l'éducation de son fils et son travail de publicitaire. Malgré les difficultés, il parvient à tisser une relation très forte avec Billy. Or quelques mois plus tard, Joanna est de retour. Elle entame une procédure judiciaire pour obtenir la garde de l'enfant 

Le drame s'attache à l'importance de la figure paternelle au travers du divorce, un thème novateur pour l’époque. Hoffman se montre attachant et Streep aussi douce qu’impitoyable. Et nous voilà transportés dans un tourbillon d’émotions entre sourires émus et larmes à l’œil tout du long. Un film bouleversant où la relation père-fils est magnifiquement mise en avant !

Kramer contre Kramer
Kramer contre Kramer ©Columbia Pictures

15 août 

Sorti en 2001, la comédie 15 août réalisée par Patrick Alessandrin se centre elle aussi sur la figure paternelle. Max (Richard Berry), Raoul (Jean-Pierre Darroussin) et Vincent (Charles Berling) rejoignent leurs femmes à La Baule le week-end du 15 août. Lassées par quinze jours de pluie et de garde d'enfants, les épouses ont toutefois décidé de prendre quelques jours de vacances seules.

Max, qui avait décidé de quitter sa femme, doit alors gérer sa belle-fille, une adolescente assez indépendante. N'ayant pas d'enfant, Raoul reste quant à lui seul avec son chien alors qu'il avait décidé d'arrêter de fumer. Vincent pour finir doit apprendre à contrôler ses enfants éduqués de façon très permissive. Tous trois vont se confronter aux problèmes du quotidien et se plonger dans La lecture du livre Le Couple en question de Louise Abel. Ce dernier incite les femmes à reprendre le contrôle de leur vie. Un trio d’acteurs largué, plongé dans du vécu auquel le spectateur peut facilement s’identifier. Un régal ! 

15 août
15 août ©EuropaCorp Distribution

La Guerre des mondes 

C’est en 2005 que Steven Spielberg nous offrait son drame SF La Guerre des mondes. Docker divorcé, Ray Ferrier (Tom Cruisen'entretient plus que des relations épisodiques avec son fils Robbie (Justin Chatwin) et sa fille Rachel (Dakota Fanning). Quelques minutes après que son ex-femme et l'époux de cette dernière lui aient confié la garde des enfants, un puissant orage éclate. Bientôt, d'énormes engins mécaniques surgissent de sous la terre et désintègrent les êtres humains. Ray, Rachel et Robbie décident de se rendre à Boston. Tous trois traversent une série d'épreuves qui va à la fois les réunir et les séparer.

L’adaptation du roman homonyme de H.G. Wells (1898) traite avec brio de l’humanité face à une race extraterrestre hostile. Tout aussi effrayé que ses enfants mais bien décidé à les sauver coûte que coûte, Tom Cruise est sublime dans le rôle du père désireux de rattraper le temps perdu. C’est au milieu du chaos que les relations se tissent et que la puissance de la paternité éclot. Les sentiments se dévoilent et la peur de perdre l’autre enfle, inévitablement. Un film catastrophe incontournable à revoir absolument.   

La Guerre des mondes
La Guerre des mondes ©Paramount Pictures

Captain Fantastic 

Matt Ross dévoilait en 2016 sa comédie dramatique Captain Fantastic. Aux États-Unis, Ben (Viggo Mortensen) et Leslie Cash (Trin Miller) ont décidé de donner à leurs six enfants une éducation alternative peu conventionnelle. Ils ont tout quitté pour établir un campement au beau milieu des bois. C’est dans ce cadre hors du commun que grandissent Bodevan (George MacKay), Kielyr (Samantha Isler), Vespyr (Annalise Basso), Rellian (Nicholas Hamilton), Zaja (Shree Crooks) et Nai (Charlie Shotwell). La vie des enfants se doit d’être une source d’enrichissement permanente. La figure paternelle y veille tout particulièrement : entraînement physique, autosuffisance à travers la chasse, culture à profusion, langues étrangères et esprit critique sont au rendez-vous.

Souffrant de problèmes psychiatriques sévères, Leslie a dû être hospitalisée. Les événements qui en découlent poussent la famille à regagner le monde « ordinaire ». Un choc pour Ben qui se met soudain à douter de l’éducation anticonformiste qu’il a donnée à ses enfants. Sans pour autant donner de leçons de vie, le film nous amène à nous questionner. Peut-on réellement vivre coupés du monde et s’autosuffire en famille ? L’attachant marginal qu’incarne Mortensen n’en est plus si sûr après le départ de sa femme. Pour autant, l’homme face à ses six enfants est un véritable héros qui assume parfaitement son rôle. Un capitaine qui tient bon la barre et le vent du changement. Fantastique ! 

Captain Fantastic
Captain Fantastic ©Bleeker Street

10 jours sans maman 

Petit dernier de notre top sur les films centrés sur la figure paternelle, 10 jours sans maman nous a été offert en 2020 par Ludovic Bernard. Antoine Mercier (Franck Dubosc), directeur des ressources humaines d'un magasin de bricolage à Grasse, est marié et père de quatre enfants. Sa femme Isabelle (Aure Atika) se rend compte lors d'un barbecue qu'elle n'est pas partie en vacances sans mari et enfants depuis très longtemps. Depuis des années, elle gère tout à la maison pendant qu'Antoine part tranquillement travailler. Il pense qu'Isabelle est tranquille à la maison une fois les enfants déposés dans leurs établissements scolaires.

Un soir, Isabelle annonce à Antoine et leurs enfants qu'elle part 10 jours à Mykonos. Antoine doit alors s'occuper d’Arthur (Swann Joulin), de Chloé (Violette Guillon), de Maxime (Ilan Debrabant) ainsi que de son benjamin Jojo (Evan Paturel) tout en gérant une éventuelle promotion en tant que directeur de magasin... Remake du film argentin Mama se fue de viaje d’Ariel Winograd (2017), 10 jours sans maman retrace le parcours d’un père de famille qui réalise peu à peu passer à côté de sa vie. Trop concentré sur son travail, il délaisse ses enfants et sa femme au lieu de jouir de l’essentiel : son rôle de mari et de père.

10 jours sans maman
10 jours sans maman ©StudioCanal

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