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Top des meilleurs films sur la Seconde Guerre mondiale

La Seconde Guerre mondiale est un pivot pour l’Histoire, une catastrophe qui a provoqué dans les 60 millions de morts à travers la planète. Evidemment, un tel traumatisme a nourri des décennies de cinéma, et voici nos films incontournables pour mieux comprendre cette période.

Il est souvent compliqué d’établir un classement hiérarchique de films, d’autant plus quand le sujet a été abordé un nombre incalculable de fois. De plus, la Seconde Guerre mondiale a inspiré beaucoup de grands cinéastes, et peut apparaître à l’écran sous tout un tas de formes. Nous avons décidé d’établir cette liste avec pour volonté de couvrir plusieurs aspects de la guerre, mentionnant les films qui nous semblent incontournables dans chaque « domaine ».

1) Dunkerque

La Seconde Guerre mondiale, côté soldat. Evidemment, le point de vue des millions de personnes déployées – et souvent mortes – sur le champ de bataille, est omniprésent sur grand écran. Il y a vingt ans sortait Il faut sauver le soldat Ryan, et avec lui une façon de filmer le Débarquement qui allait s’imposer comme une référence. Mais le film qui nous a le plus impressionné sur le sujet est sans hésiter le récent Dunkerque de Christopher Nolan.

A partir de ses trois terrains de bataille (la terre, la mer, le ciel) qui sont aussi trois temporalités différentes, Nolan fabrique un des films les plus impressionnants qui nous aient été donné de voir sur grand écran. Un spectacle d’autant plus incroyable visuellement qu’il ne comporte pratiquement aucun effet numérique, réalisé avec une ambition qu’on ne retrouve plus du tout dans les blockbusters actuels. On en ressort en ayant l’impression physique d’avoir pris part au combat le temps d’un film, convaincus que le cinéma peut encore émerveiller quand il est placé entre les mains de grands auteurs.

2) Requiem pour un massacre

Autre film éprouvant sur la guerre, autre chef d’oeuvre. Le film d’Elem Klimov, sorti en 1985, a en commun avec celui de Nolan d’aller au bout de ses ambitions… Et encore une fois, cela transpire par tous les pores de l’écran. Dans Requiem pour un massacre, la guerre est vue du point de vue d’un enfant, confronté aux atrocités des forces allemandes en Biélorussie. Son visage est de plus en plus marqué par l’horreur du conflit : des cadavres entassés près d’une grange, des civils brûlés vifs à l’intérieur… La guerre est filmée telle quelle : pleine de sang et de boue.

Requiem pour un massacre n’est dont pas un film très agréable à regarder, ce qui est logique. Il n’idéalise pas la guerre. Rappelons d’ailleurs que le front russe, au final assez peu évoqué dans le cinéma occidental, a fait plus de 20 millions de morts pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour rester dans ce sujet, on vous conseille aussi Croix de fer de Sam Peckinpah, film lui aussi sans concessions, qui montre le point de vue de simples soldats allemands pendant la guerre.

3) L’Armée des ombres

La guerre directe avec l’Allemagne n’ayant été que très brève (en dehors des Forces Françaises Libres évidemment), les films français centrés sur la Seconde Guerre mondiale sont en toute logiques passionnés par l’Occupation. La Résistance est en effet un sujet qui passionne l’opinion publique, aujourd’hui encore. On passe ainsi du « tous résistants » de la Libération au « nombreux collabos » avec le livre clé de Robert Paxton La France de Vichy, publié en 1972. La vérité semble se situer entre les deux, mais en tout cas L’Armée des ombres de Jean-Pierre Melville paraît assez juste dans sa vision des résistants.

Les soldats de l’ombre sont ainsi des êtres déprimés, qui essaient de lutter contre un ennemi en apparence invincible. Eux aussi torturent, par la force des choses, ils doivent se débrouiller avec des messages codés, et la mort pèse au-dessus d’eux comme une épée de Damoclès. Sans doute un des meilleurs films sur la Résistance, porté par des acteurs fabuleux – Lino Ventura et Simone Signoret, entres autres. Sur un autre versant, on vous conseille aussi Lacombe Lucien de Louis Malle, qui déclencha une grande polémique à sa sortie du fait de son portrait d’un adolescent collabo par dépit.

4) La Liste de Schindler

Comment filmer la Shoah ? La question se pose depuis la découverte des camps de concentration et d’extermination par les armées soviétiques – des images d’archives apparaissent d’ailleurs à la fin de Requiem pour un massacre. Si le documentaire Nuit et brouillard est devenu une référence, la question d’inclure le génocide dans un film de fiction est au cœur de vifs débats dans les années 1970. Dans un texte célèbre, Jacques Rivette exprime tout son mépris envers un travelling perçu comme immoral dans un film sur le sujet. C’est dire si l’implication d’un cinéaste populaire de la carrure de Steven Spielberg sur le sujet a pu faire parler. Des débats qui semblent vains aujourd’hui, tant La Liste de Schindler est un des longs-métrages les plus importants sur la Shoah.

Encore une fois, ce sont trois heures éprouvantes, mais nécessaires. Il est question de l’histoire vraie d’Osckar Schindler, industriel sympathisant nazi pour des questions économiques, qui finit par sauver des milliers de Juifs de l’extermination. Liam Neeson trouve ainsi son meilleur rôle, le film est visuellement somptueux, la musique de John Williams prend aux tripes… Mais là où le film trouve sa force, c’est que Spielberg est profondément bouleversé, ce qui transparaît à chaque plan du film. Après La Liste de Schindler, la filmographie du cinéaste va prendre un nouveau tournant, et la mémoire collective du génocide va se retrouver renforcée.

5) Le Dictateur

Finissons ce tour d’horizon avec un classique dont le tournage a commencé avant même l’entrée en guerre des Etats-Unis, et qui a contribué, justement, à sensibiliser l’opinion américaine à la guerre qui commençait en Europe. Dans Le Dictateur, Charlie Chaplin  met à la fois en scène le personnage de Charlot qui a fait sa gloire, et un dictateur explicitement basé sur Hitler qui lui n’a rien de drôle – pas volontairement en tout cas. Un long-métrage auto-financé, qui ne recula devant aucune pression.

Et que dire du discours final, un des plus beaux de l’histoire du cinéma ? Chaplin, star du muet, qui aura refusé le plus longtemps possible de parler directement à l’écran, prend enfin la parole. Un monologue d’une humanité sans faille, qui ne souhaite qu’une chose : que le monde, en train de s’embraser, fasse enfin la paix. « Vous n’êtes pas des machines, vous êtes des hommes » crie le barbier juif que tout le monde confond avec son sosie antisémite, exhortant les soldats allemands à ne pas prendre les armes. Malheureusement, en 1940, les hostilités ne font que commencer…

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