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Trois raisons de revoir Drive de Nicolas Winding Refn

Dimanche 18 février, la chaîne Arte diffuse le film « Drive » de Nicolas Winding Refn, sortie en 2011. Voici trois raisons de voir ou revoir ce chef d’œuvre.

Ce Dimanche 18 février, à 20h55, Arte diffuse le film Drive réalisé par Nicolas Winding Refn en 2011, avec Ryan Gosling et Carey Mulligan. Voici trois bonnes raisons de voir ou de revoir ce petit bijou.

À Los Angeles, un homme travaille comme pilote cascadeur pour les studios de cinéma. La nuit tombée, il sert de chauffeur pour des braqueurs. Cet homme solitaire et étrange ne semble n’avoir qu’un seul ami, son manager Shannon. Un jour, il croise la route de la ravissante Irène, celle-ci élève seule son fils depuis que son mari, Standard, purge une peine de prison. Touché par cette femme et son enfant, ce héros solitaire va se rapprocher d’eux. Lorsque Standard sort de prison, il apprend que ce dernier est contraint de faire un casse pour éponger une dette de prison. Soucieux du sort d’Irène et de son fils, le pilote lui propose son aide. Malheureusement, le piège se referme sur eux. Découvrant à qui il a affaire, notre héros dévoile sa vraie nature, sans doute celle qu’il déplore le plus, tuer ou être tué.

1 – Un casting qui sert des personnages époustouflants

Gare au scorpion ! Qui n’a jamais entendu parler de la fable du scorpion et de la grenouille ? Une fable aussi vieille que le monde. C’est tout le sens du personnage, à couper le souffle, interprété par Ryan Gosling. Cet acteur brillant donne vie à cet homme être étrange et inquiétant. Un personnage qui n’a besoin ni de dire ni de faire transparaître quoi que ce soit pour que le spectateur saisisse tout le drame de celui-ci. Tout est dit dans ce qu’il fait, et c’est ce qui donne la dimension tragique de ce rôle et de sa trajectoire dans le film. Un seul mot : époustouflant. Il est accompagné par la belle Carey Mulligan, aussi fragile qu’attachante. Elle interprète Irène une mère isolée et victime du destin. Elle apparaît comme tout ce que notre héros aurait toujours voulu avoir. Sans l’avoir souhaité, elle entraîne cet homme solitaire à dévoiler sa vraie nature.

2 – Une mise en scène splendide

Ne vous méprenez pas chers lecteurs, ce n’est pas parce que le titre de ce film fait penser à un film de voiture que vous allez voir un semblant de Fast and Furious. Non, on ne mélange pas les torchons et les serviettes. Pas d’exagération et d’artifice dans cette œuvre, mais de la justesse et de la sobriété. Le spectateur est tenu à son siège de la première à la dernière minute. Des cadrages, des champs contre champs, des échanges sonores, autant d’éléments de mise en scène brillamment utilisés pour servir les conflits entre les personnages. Le tout, enrobé d’une sublime bande originale, dont le morceau désormais mondialement connu de Kavinsky : Nightcall.

3 – Un scénario subtil et efficace

Comme cité précédemment, le personnage principal est inspiré d’une fable millénaire. Celui-ci entraîne déjà le spectateur à le suivre. De plus, une bonne histoire n’est pas forcément un concerté de complexité. L’efficacité peut aussi se résumer dans « la faute à pas de chance ». Une série de maladresses malvenues, ce qui amène d’autant plus d’empathie. Le spectateur, pleinement intégré au film, peut se poser cette question si importante : est si seulement ?
Autre élément de force du scénario, le héros est contraint de riposter, non pas contre des méchants sans-cœur, mais contre les siens. Contre ceux à qui il n’a certainement pas envie de s’attaquer.

Pour conclure, Drive, mérite d’être vue, tout d’abord parce que c’est un grand film et que c’est le destin d’un grand film d’être vu et revu. De plus, parce qu’il est servi par des acteurs dans des rôles à couper le souffle, au premier rang duquel Ryan Gosling. Il prouve dans ce film qu’il n’est pas seulement une belle gueule. Enfin, parce que cette œuvre est divinement écrite et mise en scène. Si tu as quelques doutes, cher lecteur, pour ton programme dimanche soir, suit mon conseil. Regarde ce film, tu ne perdras pas ton temps.

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