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Toronto 2019 : on a vu Lucy in the Sky avec Natalie Portman

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On était intrigués par Lucy in the Sky, la première réalisation de Noah Hawley, écrivain et scénariste américain et notamment créateur de l’excellente série Fargo. Avec Natalie Portman dans le rôle d’une astronaute perturbée par son retour sur terre, le film avait de quoi séduire. On a pu le voir, et voici nos impressions.

On observe depuis quelques années un retour du genre « spatial », avec films SF à gros budgets, des productions dramatiques aussi, des thrillers et des films expérimentaux. Un film dans l’espace, comme Lucy in the Sky, est a priori la promesse d’un voyage dans l’immensité sidérale, un voyage intérieur aussi, et d’un travail visuel substantiel. Le voyage que propose le film de Noah Hawley est lui purement intérieur, puisqu’il place le spectateur dans le mal-être terrestre de Lucy Cola, brillante astronaute de la Nasa.

Une expédition ratée dans la psyché terrestre

Dans le rôle de Lucy Cola, Natalie Portman montre toutes ses qualités d’actrice. De la brève euphorie directe au retour succède vite une forme de dépression, une incapacité à retrouver sa place, comme si son voyage dans l’espace avait été une étape de non-retour à la vie normale.

Sur Terre, elle retrouve sa vie familiale, le quotidien professionnel, et finalement la banalité des relations entre les individus, l’étroitesse de leur vie. Alors qu’elle entame une relation adultère avec son collègue Mark (John Hamm), elle va céder à la paranoïa, la jalousie, et voir sa vie s’effondrer. L’histoire, tirée d’un fait divers très couvert aux États-Unis, traite de thèmes intéressants, et présente une femme obsédée par la réussite, la perfection, et la hantise d’arriver seconde. Cependant, une mise en scène pour le moins étrange empêche le film de trouver son rythme et de vraiment plonger dans le vif du sujet.

Il y a très peu de plans dans l’espace, très peu de situations où on comprendrait ce que Lucy Cola regrette de son voyage, et Lucy in the Sky se contente de montrer l’astronaute se perdre dans ses angoisses, à grands renforts de plans sur le visage de Natalie Portman. Avec aussi, cette année au Festival de Toronto, Proxima avec Eva Green, et le souvenir encore frais du Gravity avec Sandra Bullock en tête, Lucy in the Sky laisse une forte impression de rendez-vous manqué.

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