7500 : le film est-il inspiré d'une histoire vraie ?

7500 : le film est-il inspiré d'une histoire vraie ?

Le film catastrophe "7500" avec Joseph Gordon-Levitt (disponible depuis 2020 sur Amazon Prime Vidéo) sur un détournement d'avion est-il basé sur une histoire vraie ? Découvrez quel fait réel a inspiré le réalisateur et comment le film a été tourné.

7500 : Joseph Gordon-Levitt face à des pirates de l'air

Après un court-métrage remarqué et nommé aux Oscars, le réalisateur Patrick Vollrath réalise en 2020 son premier long-métrage, 7500 porté par Joseph Gordon-Levitt. Le film ne sort pas en salles mais directement sur Prime Vidéo le 19 juin 2020. Il s'agit d'un huis clos haletant se déroulant à bord d'un vol commercial reliant Berlin à Paris.

Alors que l'Airbus effectue la liaison sans encombre, plusieurs pirates de l'air tentent de s'introduire dans le cockpit pour détourner l'avion. Au cours de l'attaque, le commandant de bord est mortellement blessé, de même que des membres d'équipage.

Seul face aux terroristes, le co-pilote Tobias Ellis doit lutter pour sa vie et pour celle des passagers tout en ne se laissant pas dépasser par ses émotions. Parmi les attaquants, il découvre un adolescent embrigadé fébrile au moment de passer à l'acte. Une présence qui va contre-carrer les plans des terroristes.

Le film est-il tiré d'une histoire vraie ?

Au moment de la sortie du film 7500, le réalisateur Patrick Vollrath s'était confié sur ses inspirations. Le film n'est pas basé sur une histoire vraie de détournement d'avion en particulier, même si des cas similaires ont eu lieu et que le réalisateur s'est beaucoup renseigné dessus.

Joseph Gordon Levitt - 7500
Joseph Gordon Levitt - 7500 © Amazon Prime Vidéo

En revanche, il indiquait s'être inspiré d'un fait réel qui l'avait touché et qui lui avait donné envie d'écrire le long-métrage. Celui d'un jeune musulman allemand, qui était parti rejoindre les rangs de l'état islamique en Syrie et l'avait ensuite regretté :

J'ai regardé un reportage YouTube sur un gamin de 18 ans qui rentrait totalement désillusionné, et déradicalisé. J'ai senti que j'avais envie de faire un film sur un jeune qui se déradicalise au moment où il a du sang sur les mains (...) il n'est pas juste une victime, il perpétue cette violence aussi. C'était un mélange des deux. C'est cette frontière qui m'a intéressé

avait-il confié à Variety.

Lorsqu'il écrivait le scénario, en 2015, les attentats de Paris ont eu lieu. Il s'est alors arrêté d'écrire et s'est demandé s'il devait continuer :

Je me suis dit qu'il fallait qu'on trouve une réponse sur comment sortir de ce cycle infernal de violence qui engendre de la violence.

Un tournage réaliste

Plutôt que de tourner en studio, avec un cockpit emménagé pour permettre les mouvements de caméras, le réalisateur a opté pour une approche plus réaliste. En effet, il a trouvé un vieil Airbus A320 hors d'usage :

Dans d'autres films, le cockpit semble beaucoup plus grand qu'il ne l'est en réalité. Je voulais garder cet espace confiné qu'il y a dans les avions

avait-il confié au site CineMovie.

Un dispositif fatiguant pour les acteurs, d'autant plus que le réalisateur laissait tourner la caméra pendant de longues minutes (20 à 40 minutes en moyenne) pour permettre aux comédiens d'improviser. Bien qu'un script du film existait, il préférait laisser les acteurs trouver leurs propres mots et leurs propres émotions. Un challenge qui a plu à Joseph Gordon-Levitt et qui l'a d'ailleurs convaincu d'accepter le rôle.