Le paysage du box-office confirme une tendance contrastée ce week-end. Tandis que les franchises établies continuent de séduire les familles, les nouveaux venus peinent à trouver leur public, à l'image de la dernière adaptation DC Studios qui semble avoir du mal à décoller !
Supergirl : un atterrissage difficile
C'est une entrée en matière en demi-teinte pour Supergirl. Le film, qui suit les aventures spatiales de la cousine de Superman, n'a récolté que 38 millions de dollars pour son premier week-end d'exploitation dans 3 600 salles nord-américaines. Un résultat global de 68 millions de dollars à travers le monde vient compléter ce bilan, bien loin des attentes initiales de Warner Bros. et DC Studios, qui espéraient une performance domestique comprise entre 50 et 55 millions de dollars.
Avec un budget de production conséquent estimé à 170 millions de dollars, la rentabilité s'annonce complexe. Selon une source proche du projet, le seuil de rentabilité du film se situerait aux alentours de 300 millions de dollars. L'accueil, tant critique que public, n'aide pas à dissiper cette morosité : le film plafonne à 56 % sur le site agrégateur Rotten Tomatoes et récolte un modeste B- sur CinemaScore, signalant un bouche-à-oreille potentiellement tiède.
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Toy Story 5 assoit sa domination
À l'opposé, Disney et Pixar continuent de régner en maîtres sur le box-office. Pour son deuxième week-end de sortie, Toy Story 5 s'impose largement avec 70 millions de dollars supplémentaires récoltés sur le sol américain. Cette performance solide porte le cumul domestique du film à 297 millions de dollars, tandis que son total mondial atteint désormais les 585 millions de dollars.
L'analyse de cet écart est frappante : alors que le public boude les nouvelles propositions de super-héros, il reste fidèle aux licences animées cultes. Un observateur de l'industrie note à ce sujet :
Le public actuel privilégie les valeurs sûres et les expériences collectives rassurantes. La fatigue liée aux adaptations de comics est de plus en plus visible, et seule une exécution parfaite semble désormais capable de convaincre les spectateurs en salles.
Le contraste est saisissant entre la solidité du cinquième volet de la saga Pixar et les difficultés de Supergirl. Si le film de DC Studios peine à convaincre, il devra compter sur une excellente tenue sur la durée pour espérer limiter la casse financière. La question reste entière : le public a-t-il simplement besoin d'une pause face aux récits héroïques, ou le film est-il victime d'une proposition artistique qui n'a pas su trouver son public ?