Ces exorcismes qui ont inspiré le cinéma

Ces exorcismes qui ont inspiré le cinéma

"Emily Rose", "L'Exorciste" de Friedkin ou "Requiem", ces films avaient une part de vérité...

Qui n'a pas un jour pensé en regardant des films comme L'Exorciste que les cas de possession existaient vraiment ? On s'accorde sur un fait, cette envie irrépressible de penser que cela n'est que supercherie afin de calmer notre inconscient et l'autre que cela peut exister. Retour sur quelques cas qui suscitent encore des interrogations...

Le cas d'Emily Rose

En réalité, elle s'appelait Anneliese Michel, et son cas a suscité de nombreuses interrogations. Il faut savoir qu'Anneliese était épileptique et avait séjourné plusieurs fois dans des établissements psychiatriques. Les traitements ne lui faisaient aucun effet et son état physique et mental empirait de jour en jour.

Est-ce un cas de maladie mentale ? Ou bien un réel cas de possession ?

Les parents d'Anneliese, désespérés, ont décidé de faire appel à l'église afin que des prêtres pratiquant des exorcismes viennent aider la jeune femme. S'ensuivent de longues séances d'exorcisme où Anneliese se montre de plus en plus violente envers ses proches et elle-même. Elle refuse catégoriquement de s'alimenter et après un dernier exorcisme, exténuée, elle décédera au 1er juillet 1976, à 23 ans. Ses parents, ainsi que les prêtres qui ont pratiqué ces séances, ont été condamnés en 1978 à 6 mois de prison avec sursis après l’enquête d’un procureur, pour négligence ayant entraîné la mort (les médecins affirmèrent qu'elle était épileptique et psychotique).

À noter que plus de 70 exorcismes ont été effectués au cours des 10 derniers mois de la vie d'Annelise Michel !


Son cas a inspiré deux films

Le film de Scott Derrickson, L'Exorcisme d'Emily Rose (2005) et le film de Hans-Christian Schmid, Requiem (2006) ont été inspirés de la tragique vie d'Anneliese Michel. Le premier est une américanisation de l'histoire d'Anneliese avec de nombreuses libertés prises par Scott Derrickson. Le second met en grande partie de côté les éléments surnaturels pour une approche plus réaliste. Il s'agit du premier rôle au cinéma de Sandra Hüller, vue dernièrement dans Toni Erdman de Maren Ade.

 

Robert Doe, l'histoire d'un jeune garçon possédé

Notez que le vrai nom du jeune homme est Robbie Mannheim, mais que l'Église lui avait donné un pseudonyme pour éviter d'attiser la curiosité. Ce jeune garçon est âgé de 13 ans à l'époque. Ses parents remarquent que les premiers signes manifestant la présence d'un démon dans le corps de Robbie sont apparus peu de temps après la mort d'un proche de la famille (la tante du jeune homme). La tante du garçon utilisait régulièrement une planche Ouija pour ses séances de spiritisme. Une des hypothèses est que le jeune garçon aurait utilisé cette planche pour entrer en contact avec sa défunte tante.

Le jeune Robbie a été exorcisé par deux prêtres. Le premier exorcisme ne fit qu'accroître les symptômes, les parents du garçon déclarent avoir vu écrit Saint-Louis sur la poitrine du garçon, ville où vivaient les grands-parents de Robbie. La famille décida de déménager, mais rien ne changea, le jeune garçon était de plus en plus violent et les crises s'accentuèrent. Un deuxième exorcisme a été pratiqué par le Père Bowdern.

À savoir que les séances d'exorcisme devenaient de plus en plus difficiles pour le prêtre car le jeune garçon était devenu incontrôlable. Il passait son temps à insulter et à cracher au visage du prêtre. Robbie fut donc interné dans un monastère psychiatrique où Bowden essayait chaque jour de l'exorciser. C'est finalement en baptisant le garçon que celui-ci s'est libéré de son démon. En effet, un jour où Robbie semblait particulièrement possédé et agressif, les prêtres décidèrent de le baptiser, ce qui eut pour effet de déchaîner encore plus le jeune homme. Soudainement, il se mit à hurler cette phrase :

Satan, je suis Saint-Michel ! Je vous ordonne de quitter ce corps immédiatement !

Après quelques heures d'inconscience, Robbie revient à lui et ne présentait plus aucun symptôme. Celui-ci n'avait aucun souvenir de sa possession démoniaque. Les prêtres affirmèrent que la possession était bien réelle, mais les médecins qui examinèrent Roland ne purent jamais trouver d'explications.

Le cas de Robbie adapté en film

L'histoire du jeune garçon a donné lieu à un roman écrit par William Peter Blatty, qui sera adapté au cinéma avec L'Exorciste de William Friedkin, réalisé en 1974. Changement majeur, le film met en scène une jeune fille, Regan, plutôt que Robbie. L'Exorciste marqua son époque et devint l'un des films les plus rentables. Il inspira par la suite de nombreux films sur le même sujet.

En 2016, le réalisateur déclara lors d'une conférence de presse :

Lorsque j’ai commencé à réaliser ce long-métrage, je pensais que j’allais faire un film d’horreur. Mais quand le prêtre, qui présidait l’Université de Georgetown, m’a fait lire ses notes, j’ai su que ce n’était pas un film d’horreur et qu’il s’agissait d’un véritable cas d’exorcisme.

Un seul cas d'exorcisme filmé et validé par le Vatican

Si le cinéma a pu mettre tout cela en scène, seul un documentaire, datant de 1984 et diffusé sur Antenne 2 à l'époque, atteste d'un véritable cas d'exorcisme. C'est du moins le seul à avoir été authentifié et filmé avec l'autorisation du Vatican.

 

De quoi mettre un peu plus le doute sur ces œuvres cinématographiques qui ont apeuré des millions de spectateurs, et les histoires qui les ont inspirés...

 

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