"À coup sûr" de Delphine de Vigan a été un gros échec au box-office. Il s'agit du seul film mis en scène par la romancière française. Elle racontait pourquoi elle avait insisté pour diriger le projet alors qu'elle n'avait aucune expérience.
À coup sûr : le premier (et dernier ?) film de Delphine de Vigan
En 2014, la romancière Delphine de Vigan écrit et met en scène son premier long-métrage : À coup sûr, porté par Laurence Arné et Eric Elmosnino.
L'intrigue du film raconte l'histoire d'Emma, une jeune femme méthodique et déterminée, élevée dans l'idée que la performance règne en maître. Après deux échecs consécutifs au lit, elle se persuade qu'elle est nulle dans ce domaine. Animée par un désir de perfection, elle se lance dans une quête pour devenir le meilleur coup de Paris. Son plan d'action méthodique provoque une série de malentendus et de catastrophes, révélant que l'amour ne se plie pas aux règles. Dans cette aventure absurde, Emma apprendra à lâcher prise, à perdre le contrôle, et finalement à conquérir sa liberté.

Un échec commercial pour Delphine de Vigan
On ne présente plus Delphine de Vigan. Elle s'est imposée en quelques années comme une auteure à succès, surtout depuis la sortie de son roman Rien ne s'oppose à la nuit, paru en 2011. Très cinéphile, elle considère le cinéma comme source d'inspiration. Et le septième art lui rend bien puisque plusieurs de ses romans ont été adaptés à l'écran : No et moi, par Zabou Breitman en 2010, et D'après une histoire vraie, par Roman Polanski en 2017. Son dernier livre, Les Enfants sont rois, paru en 2021, sera également bientôt décliné en série sur Disney+.
À coup sûr est son premier film en tant que réalisatrice. Un choix de la part des producteurs qui peut sembler kamikaze, car Delphine de Vigan n'avait aucune expérience de mise en scène. Elle expliquait cependant avoir insisté pour réaliser le long-métrage par peur que sa vision ne soit déformée :
J’étais parfaitement consciente de l’aspect casse-gueule du projet, lié notamment au fait d’aborder la question du sexe dans une comédie. Je crois qu’au fond, j’avais peur que le propos puisse être dénaturé ou pencher vers quelque chose de plus outré, ou vulgaire. Car la ligne est très ténue et chacun met le curseur à un endroit qui lui est propre. C’est sans doute cette peur que le film m’échappe qui m’a finalement poussée à formuler mon envie de le réaliser !
Malheureusement, le film a été échec commercial avec moins de 130 000 entrées.