Gangsterdam : pourquoi le film a fait polémique à sa sortie ?

Gangsterdam : pourquoi le film a fait polémique à sa sortie ?

Lors de sa sortie en 2017, certaines blagues et situations de "Gangsterdam" provoquent l'indignation de nombreux spectateurs. Le film porté Kev Adams est notamment accusé de sexisme, d'homophobie, de racisme et de faire l'apologie du viol.

Gangsterdam : arnaques, crimes et botanique

Après Radiostars, Romain Lévy signe son deuxième long-métrage en tant que réalisateur avec Gangsterdam. Dans cette comédie sortie en 2017, Kev Adams prête ses traits à Ruben, un étudiant qui manque de confiance en lui et qui n'ose pas avouer ses sentiments à Nora (Manon Azem).

Lorsqu'il découvre que cette dernière est dealeuse, il décide de l'accompagner à Amsterdam afin de ramener une nouvelle drogue en France. Leur voyage se complique à cause de la présence de Durex (Côme Levin), ami intenable de Ruben, mais surtout à cause de leur rencontre avec les criminels les plus redoutables de la capitale hollandaise.

Gangsterdam
Gangsterdam ©STUDIOCANAL

Hubert Koundé, Patrick Timsit, Manu Payet et Rutger Hauer complètent la distribution du long-métrage, qui ne rencontre pas le succès escompté au cinéma et termine sa carrière en n'ayant réuni que 370 000 spectateurs.

Une vive polémique à la sortie

Si Gangsterdam n'est pas la réussite commerciale espérée, c'est en partie en raison d'une polémique causée par certains dialogues et situations du film. Lors de la sortie, 20 Minutes accuse notamment le long-métrage d'enchaîner "les gags homophobes, racistes, sexistes" et de faire "l'apologie du viol", dans un article qui fait la Une du quotidien.

Au cours d'une scène, Durex et Ruben se rendent chez la compagne d'un ennemi et le premier lance :

On est d'accord qu'on la viole pas. On la viole pas.

Quelques instants plus tard, il renchérit :

On s’est mal compris, je te parlais d’un viol cool, pas du viol triste où ça chiale, ça crie, ça porte plainte !

Gangsterdam
Gangsterdam ©STUDIOCANAL

Il s'agit de l'un des passages qui indignent de nombreux spectateurs.  Interrogé par 20 Minutes, le producteur Alain Attal défend cette scène en déclarant :

Quand Durex dit que le viol est cool, c’est super drôle parce qu’il est cintré, assure Alain Attal. C’est la banalisation de la folie d’un gars qui pense que les rapports humains sont forcément extrêmes.

Romain Lévy assure quant à lui sur le plateau de Quotidien :

On ne va pas sans arrêt tout débriefer. Evidemment qu'il n'y a pas de viol cool, c'est justement pour ça qu'on fait la blague. C'est justement pour ça qu'on tape sur tous les sujets dans le film, pour arriver à remettre de la conversation dans la société.