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Ghostland : comment Pascal Laugier a réussi à faire un film plus terrifiant que Martyrs

Avez-vous déjà eu la sensation terrifiante de revivre un de vos cauchemars d’enfant ? On parle de ceux qui vous paralysaient les membres dans votre lit et vous laissaient dans une torpeur abominable. C’est précisément ce que nous avons vécu hier soir, lors de la projection de Ghostland de Pascal Laugier au Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, où il vient à l’instant de recevoir plusieurs récompenses, dont le prix du public et le Grand Prix.

Afin de remettre les choses dans leur contexte, Ghostland est le nouveau long-métrage du réalisateur français Pascal Laugier. Rappelez-vous, il y’a dix ans, son film Martyrs avait secoué la planète du cinéma fantastique par son incroyable violence, qui lui avait d’ailleurs valu une interdiction aux moins de 18 ans. Ghostland est son quatrième long-métrage, et le deuxième en langue anglaise après The secret sorti en 2012.

Cette fois-ci, il ancre son histoire dans une petite ville des États-Unis, et précisément dans une maison isolée…

Suite au décès de sa tante, Pauline et ses deux filles héritent d’une maison. Mais dès la première nuit, des meurtriers pénètrent dans la demeure et Pauline doit se battre pour sauver ses filles. Un drame qui va traumatiser toute la famille mais surtout affecter différemment chacune des jeunes filles dont les personnalités vont diverger davantage à la suite de cette nuit cauchemardesque.

Tandis que Beth devient une auteur renommée spécialisée dans la littérature horrifique, Vera s’enlise dans une paranoïa destructrice. Seize ans plus tard, la famille est à nouveau réunie dans la maison que Vera et Pauline n’ont jamais quittée. Des évènements étranges vont alors commencer à se produire…

Cauchemardesque semble l’adjectif qui correspond le mieux à Ghostland. Cloués à notre siège de cinéma pendant 1h30, Pascal Laugier nous a mis à rude épreuve et ne nous a rien épargné. Aussi éprouvant et brutal que Martyrs, le film nous entraîne dans une spirale infernale dont on ne sort pas indemne. Le scénario, aidé par une mise en scène très inspirée nous emmène dans un déchaînement d’horreur brutale, mais avec toutefois une grande dimension émotionnelle, comme c’était déjà le cas dans ses films précédents. En jouant avec nos nerfs, Pascal Laugier nous démontre encore une nouvelle fois qu’il fait partie de ces grands conteurs du cinéma de genre. Loin de se complaire dans de la violence gratuite, il va puiser au plus profond des ténèbres de l’âme humaine pour faire naître un film d’une horreur absolue, mais d’une maîtrise totale, passionnante, et encore une fois, terriblement touchante. Les liens familiaux, et plus largement les liens humains à l’épreuve de l’horreur, sont encore une fois au centre de son film, qui comptera indéniablement dans l’histoire du cinéma de genre.

Mention spéciale au casting incroyable, et plus particulièrement à Mylène Farmer, qui se révèle d’une justesse et d’une sensibilité saisissantes.

Ghostland est attendu dans les salles le 14 mars.

Chloé Valmary (4 février 2018)

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