Plusieurs semaines après avoir été bouleversé par la réception à laquelle a eu droit son "Frankenstein", Guillermo del Toro est revenu sur la création du film et le remplacement d’Andrew Garfield par Jacob Elordi.
Frankenstein a provoqué « un raz-de-marée d’affection »
Frankenstein et le Prométhée moderne était le roman que Guillermo del Toro rêvait de porter à l’écran depuis l’enfance. Entamé par Mary Shelley à l’occasion d’un défi proposé par Lord Byron lors d’un week-end entre amis, le récit s’intéresse à un scientifique obsédé par l’idée de donner vie à une créature assemblée avec des morceaux venant de différents cadavres. Après être parvenu à le faire, il en vient rapidement à regretter sa création lorsque celle-ci s’avère être un danger pour ceux autour d’elle.
Ayant finalement réussi à réaliser sa propre version de cette histoire, Guillermo del Toro a dévoilé son Frankenstein en fin d’année dernière. Le film est sorti sur Netflix le 7 novembre 2025. Pour rappel, il a eu droit à une superbe réception et a provoqué « un raz-de-marée d’affection », selon les mots de son réalisateur. Plusieurs semaines après ces propos, ce dernier est revenu sur la création du long-métrage.
Guillermo del Toro s’est « donné au mythe de Frankenstein »
Guillermo del Toro était l’invité du podcast Awards Chatter modéré par The Hollywood Reporter. Il a de nouveau affirmé avoir attendu un temps colossal avant de finalement réussir à concrétiser le film qu’il avait en tête : « J’ai passé 50 ans à penser à ça ». Et lorsqu’il a enfin pu le faire, il a souhaité mettre dans ce long-métrage des thèmes très importants et personnels pour lui :
Je me suis donné au mythe de Frankenstein. Je me suis dit ‘Ça articule tout ce en quoi je crois à propos des pères et des fils, de la Bible, du pouvoir du pardon et du pouvoir de l’acceptation’.
Le cinéaste mexicain a aussi indiqué avoir voulu mettre dans son adaptation « de nombreux moments et sentiments du livre qui n’avaient jamais été transposés en film ». Son but était ainsi de créer une adaptation plus directe du roman, tout en y ajoutant sa propre patte. Selon ses propres mots : « Je suis né avec une chanson dans le cœur, et c’est celle-ci : Frankenstein ».
Un « miracle » nommé Jacob Elordi
À l’origine, le rôle de la créature dans le film devait revenir à Andrew Garfield. Finalement, ce dernier dû laisser sa place seulement neuf semaines avant le début de la production à cause de son engagement sur un autre projet. Au cours du podcast Awards Chatter, Guillermo del Toro a aussi évoqué ce changement. Il a révélé que « tout le monde a paniqué » lorsque la nouvelle du départ d’Andrew Garfield est tombée.
Malgré cela, Guillermo del Toro a refusé de décaler le tournage du film. Car il était persuadé que « quelque chose de miraculeux » allait arriver. Et d’après lui, « ce miracle était Jacob Elordi ». Le cinéaste a ainsi confié le rôle de la créature à l’Australien, qu’il considère comme « un acteur phénoménal ». Et ce dernier a livré une performance qui fait beaucoup parler, et pourrait même lui valoir une nomination aux Oscars.