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La Cité de la peur sur Netflix : le film a influencé de nombreux jeux vidéo

La Cité de la peur sur Netflix : le film a influencé de nombreux jeux vidéo

Comment peut-on mesurer le statut de "culte" de "La Cité de la peur" ? Tout simplement en analysant son influence qui s'étend même au domaine du jeu vidéo !

La Cité de la peur : objectif culte

S'il y a bien une troupe comique qui a fait les beaux jours de Canal +, c'est les Nuls. Composée de Chantal Lauby, Dominique Farrugia, Alain Chabat et Bruno Carette, la bande a animé l'antenne de la chaîne cryptée de ses sketches, parodies et faux journaux télévisés pendant des années. D'Objectif Nul à Les Nuls l'émission en passant par TVN 595, leur humour pas toujours très fin mais souvent irrésistible fait mouche. Ils décident pourtant d'arrêter en 1992, épuisés par le rythme que demande la production de telles émissions. Ils vont pourtant se retrouver en 1994, sans Bruno Carette décédé 5 ans plus tôt, autour d'un projet de long-métrage intitulé La Cité de la peur.

Cette comédie est réalisée par Alain Berbérian et sonne comme l'écho français à l'humour absurde que l'on peut trouver dans des longs-métrages américains comme Y a-t-il un pilote dans l'avion ? ou Hot Shots.

Le scénario (parce qu'il en faut quand même un) se focalise sur la réalisatrice Odile Deray (Chantal Lauby), qui vient de mettre en scène le film d'horreur à très petit budget Red Is Dead. Le long-métrage ne reçoit pas grande presse, malgré son tueur en série communiste qui y tue des gens avec une faucille et un marteau. Si le film est promis à un oubli rapide, c'est sans compter sur une drôle de publicité qui lui est faite alors qu'un vrai meurtrier assassine les projectionnistes de Red is Dead.

De fil en aiguille, le film fait parler de lui et se retrouve projeté au festival de Cannes. Odile s'y rend avec Simon Jérémi (Dominique Farrugia), son acteur, où ils seront protégés par Serge Karamazov (Alain Chabat), un garde du corps moyennement efficace.

La Cité de la peur
La Cité de la peur ©Le Studio Canal+

Des répliques cultes

Le casting est complété par Gérard Darmon, Sam Karmann, Jean-Christophe Bouvet, Hélène de Fougerolles, Rosanna Arquette, Tchéky Karyo, Jean-Pierre Bacri, Daniel Gélin, Eddy Mitchell et Pierre Lescure.

À sa sortie, La Cité de la peur devient en effet un phénomène et ses dialogues aussi incisifs que foutraques s'inscrivent à jamais dans la culture populaire. De "Vous voulez un whisky ? Juste un doigt ! Vous ne voulez pas un whisky d’abord ?" à "Vous êtes Odile Deray ? Non, je suis le pape et j’attends ma sœur !" en passant par "Quand je suis content, je vomis.", ces monuments de dialogue à faire pâlir Aaron Sorkin font toujours partie de nos quotidiens. L'héritage du film va néanmoins bien au-delà de nos simples chaumières.

Retour de bâton et de joystick

La Cité de la peur est en effet un long-métrage qui parodie un nombre presque incalculable de films. Evil Dead, Terminator, Pretty Woman, Love Story, Point Break, Basic Instinct, Bodyguard... Les Nuls sont fans de cinéma et le font savoir en reprenant de nombreuses scènes cultes de l'histoire du cinéma. Ce qu'ils ne savaient pas au moment de faire le film, c'est qu'eux-même seraient parodiés en retour. En France, c'est étonnamment vers les jeux vidéo que l'on trouve de nombreuses références à leur film. Il faut croire que les traducteurs en sont fans, à commencer par ceux qui s'occupent de la localisation des jeux produits par Rockstar Games.

La Cité de la peur
La Cité de la peur ©Le Studio Canal+

Déjà dans Grand Theft Auto IV en 2008, lors de la mission "Taking in the Trash", un éboueur cite directement le film en en prononçant la réplique "Et après son crâne, paf, pastèque !". Dans son DLC Grand Theft Auto: The Ballad of Gay Tony, le personnage principal, Luis Lopez, harcelé au téléphone, termine une discussion avec la réplique "Ça va trancher, chérie !", prononcée dans La Cité de la peur. Enfin, en 2010, c'est dans Red Dead Redemption que l'on retrouvait des références appuyées à l’œuvre magistrale des Nuls. Deux trophées étaient à gagner dans le jeu avec les noms très évocateurs de "Tu bluffes, Martoni." et "Red is Dead".

Autre ligne de dialogue culte, "Prenez un chewing-gum, Émile !" peut être entendue dans l’ultraviolent Bulletstorm. Elle a également donné son nom à une récompense du très cubique Minecraft sur PS4.

Une incursion dans le domaine vidéoludique étonnante pour La Cité de la peur. Elle montre néanmoins l'ampleur de son influence sur le visage culturel francophone.

 

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