Le Jour d'après : le chantage de Roland Emmerich auprès du studio

Le Jour d'après : le chantage de Roland Emmerich auprès du studio

Avec son film catastrophe "Le Jour d'après", librement adapté du livre "Le Grand Dérèglement du Climat" paru en 1999, Roland Emmerich voulait alerter sur la crise climatique. Et il a, pour cela, fait un petit chantage au studio...

Le Jour d'après : un classique des films catastrophes

En 2004, soit huit ans après Independence Day, le réalisateur Roland Emmerich plonge une nouvelle fois le monde dans l'enfer avec Le Jour d'après. Cette fois-ci, la menace ne vient pas des extraterrestres mais d'une réalité beaucoup plus inquiétante : le dérèglement climatique.

Le long-métrage suit un climatologue (interprété par Dennis Quaid), qui tente d'alerter le gouvernement américain qu'une catastrophe est sur le point de s'abattre sur la planète. En cause : un changement climatique imprévu et violent sur le point d'engendrer des gigantesques ravages : inondations, températures glaciales, tornades et autres réjouissances. Jack Hall n'a que peu de temps pour convaincre le président d'évacuer le pays et tente de rejoindre son fils (campé par Jake Gyllenhaal) à New York avant qu'il ne soit trop tard.

Avec ce long-métrage, Roland Emmerich voulait, à son échelle, tenter d'alerter le monde du danger du changement climatique qui s'opérait sous nos yeux. Le Jour d'après avait été un beau succès au box-office mondial en récoltant plus de 550 millions de dollars de recettes (pour un budget de 125 millions).

New York dévastée - Le Jour d'après de Roland Emmerich
New York dévastée - Le Jour d'après de Roland Emmerich © 20th Century Studios

Un chantage pour la bonne cause

Très préoccupé par la question environnementale, Roland Emmerich voulait que toutes les organisations environnementales apparaissent sur le site officiel du film. Quitte à faire pression sur le studio, comme il l'avait déclaré dans une interview donnée au JDD lors de la sortie de son dernier film, Moonfall :

Sur le site officiel, j'avais insisté pour que toutes les organisations environnementales soient citées. Je leur ai fait du chantage : s'ils ne cédaient pas, je refusais d'assurer la promo.

Dix-huit ans après la sortie du film Le Jour d'après, Roland Emmerich était revenu sur ces questions environnementales, et son constat était sans appel :

Je constate que, dix-huit ans après, le monde n'a pas changé. La COP26 a été un désastre et je pense de toute façon que c'est trop tard, nous sommes arrivés au point de non-retour. Les désastres naturels se multiplient chaque année. Il y aura bientôt des centaines de millions de réfugiés à cause des bouleversements climatiques.