Le Prix du passage : le film avec Alice Isaaz et Adam Bessa s'inspire-t-il d'une histoire vraie ?

Le Prix du passage : le film avec Alice Isaaz et Adam Bessa s'inspire-t-il d'une histoire vraie ?

Adam Bessa et Alice Isaaz se lancent dans une affaire dangereuse dans le thriller social "Le Prix du passage". Un long-métrage pour lequel la scénariste Sophie Gueydon a effectué un long travail de recherche et s'est notamment inspirée de certaines rencontres marquantes.

Le Prix du passage : une rencontre libératrice mais dangereuse

Habitué du petit écran (Les Fantômes du HavreHortense) qui se fait rare au cinéma (Une bouteille à la merL'Outremangeur), Thierry Binisti fait son retour dans les salles obscures avec Le Prix du passage. Un thriller qui, avant de se consacrer à une rencontre déterminante et ses conséquences, prend le temps de présenter ses deux personnages principaux.

Mère célibataire qui peine à boucler ses fins de mois et à payer son loyer, Natacha (Alice Isaaz) voit les dettes s'accumuler lorsqu'elle perd son boulot de serveuse. De son côté, Walid (Adam Bessa) est un Irakien qui attend que son frère puisse rejoindre le nord de la France et qui rêve de commencer une nouvelle vie en Angleterre à ses côtés.

Le Prix du passage
Le Prix du passage ©Diaphana Distribution

Après l'avoir croisé plusieurs fois, Natacha propose à Walid de venir se doucher chez lui contre une somme d'argent. Alors que les difficultés s'accumulent pour eux deux, ils décident de mettre en place une combine : la jeune femme accepte de conduire des migrants en Angleterre dans le coffre de sa voiture. Les premiers allers-retours se passent bien. Mais si leur affaire se révèle particulièrement lucrative, elle est aussi très dangereuse.

En plus de développer une relation touchante, Le Prix du passage propose plusieurs séquences emplies de tension. Les voyages de Natacha s'avèrent de plus en plus risqués, tandis que Walid doit de son côté faire face à des criminels qui extorquent des migrants sans le moindre scrupule.

Un long travail de documentation

Le point de départ du long-métrage est le long travail de recherche de la scénariste Sophie Gueydon, comme Thierry Binisti l'explique dans le dossier de presse, "d'abord à Paris puis dans le Nord de la France, près de Calais". Il précise :

Elle y a passé beaucoup de temps, en travaillant dans des associations, et en nouant des liens avec les migrants qu’elle a rencontrés. Son propre vécu, sur place, nous a été précieux à la fois pour l’écriture et la fabrication du film même s’il a fallu réactualiser le récit après le démantèlement de la "jungle".

Le Prix du passage
Natacha (Alice Isaaz) - Le Prix du passage ©Diaphana Distribution

Des expériences concrètes qui ont permis de donner un cadre réaliste au film, auquel se sont greffés les récits fictifs de Natacha et Walid. Des personnages qui comportent malgré tout une part de véracité selon le réalisateur :

Disons qu’il y a une part d’elle dans le personnage de Natacha ; elle est entière et rebelle, souvent à fleur de peau. Quant à Walid, Sami et tous les personnages de migrants du film, ils sont inspirés de gens que Sophie a connus.

En préparant le film, j’ai moi aussi, fait des rencontres importantes, aussi bien du côté du tissu associatif que des migrants, qui, pour certains, sont amenés à rester longtemps en France. Ils vivent l’expérience difficile de l’exil en transit, être ici et nulle part en même temps. Être dans l’attente d’un prochain lieu de vie, dans l’espoir d’une solution, d’un passage. Éprouver ce sentiment d’être coincé sur une côte, face à la mer alors qu’ils voudraient aller en Angleterre, pour dans de nombreux cas, rejoindre leur famille. Tout cela a beaucoup nourri le récit.

Enfin, concernant l'activité de "passeuse" dans laquelle se lance Natacha, Thierry Binisti déclare qu'"il y a eu des cas similaires, plutôt isolés".