Le réalisateur de Mourir peut Attendre voulait placer le récit dans la tête de James Bond

Le réalisateur de Mourir peut Attendre voulait placer le récit dans la tête de James Bond

Le réalisateur de « Mourir peut Attendre », Cary Joji Fukunaga, a initialement imaginé une version du film qui se déroulerait dans la tête de James Bond, une aventure et divagation de l'esprit, alors que celui-ci est inconscient.

Cary Joji Fukunaga, le réalisateur de la série Maniac, a été choisi par Universal pour mettre en scène le nouvel épisode de la franchise James Bond. Il s'agit de la cinquième et dernière apparition de Daniel Craig dans le rôle de l'agent secret. Le long-métrage devait initialement sortir en ce mois d'avril 2020. Mais à cause de la crise du Covid-19, Mourir peut Attendre a été repoussé au 11 novembre prochain.

Tout ceci n'est qu'un rêve ?

La production de Mourir peut Attendre a rencontré des couacs. Le réalisateur d'origine, Danny Boyle, a quitté la production pour divergences créatives. Le film a rencontré des problèmes de réécriture et de production, notamment avec une blessure de Daniel Craig à la jambe. Puis est venu le coronavirus. Mais aujourd'hui, le film est bien terminé et attend sagement sa date de sortie.

Lors d'une entrevue à Interview Magazine, Cary Joji Fukunaga a révélé l'une de ses premières idées pour Mourir peut Attendre. Le cinéaste avait une vision inédite et particulière de ce nouveau récit, pour le moins originale. Le réalisateur avait en effet la volonté de dérouler tout le récit dans l'imaginaire de James Bond. Évidemment, le studio n'a pas accepté :

J'ai imaginé que ce film pourrait entièrement se dérouler dans l'antre du méchant de Spectre. Il y a cette scène dans le précédent film où une aiguille entre dans la tête de James Bond et est censée lui faire perdre la mémoire. Mais il s'échappe miraculeusement et continue de contrôler la situation. Et puis lui et le personnage de Léa Seydoux font sauter la base et continuent l'histoire comme si de rien n'était. Je me suis dit : « Et si tout jusqu'à la fin de l'acte deux était en fait dans sa tête ? ».

Le réalisateur de Mourir peut Attendre voulait placer le récit dans la tête de James Bond

Et c'est peut-être une idée de génie. Un schéma inédit dans la franchise James Bond qui aurait permis un twist absolument génial et historique. James Bond qui se réveille à la fin du deuxième acte de Mourir peut Attendre, toujours enfermé chez Oberhauser, le méchant incarné par Christoph Waltz. Une proposition qui aurait mis en scène un héros aux abois, imaginant son évasion. Un retournement de situation qui se serait avéré inoubliable et qui aurait parfaitement justifié le titre de ce nouvel opus. Dommage qu'Universal n'ait pas accepté une telle vision artistique et ambitieuse de la situation...