Florence Pugh donne la réplique à Saoirse Ronan, Timothée Chalamet ou encore Emma Watson dans "Les Filles du Docteur March". Le tournage du film de Greta Gerwig est une expérience thérapeutique pour la comédienne, qui sort tout juste de la production éprouvante de "Midsommar".
Les Filles du Docteur March : Greta Gerwig s'approprie un classique
Sorti début 2020 en France, le troisième long-métrage réalisé par Greta Gerwig (Lady Bird, Barbie) est une nouvelle adaptation du roman de Louisa May Alcott, Les Quatre filles du Docteur March. Le film se déroule en partie au début des années 1860 à Concord, dans le Massachusetts. L'audacieuse Jo (Saoirse Ronan), qui rêve de devenir écrivaine, se remémore ce lieu et son adolescence pendant la guerre de Sécession avec ses trois soeurs : Meg (Emma Watson), l'aînée qui rêve de devenir comédienne, Beth (Eliza Scanlen), jeune prodige de la musique et Amy (Florence Pugh), la benjamine espiègle qui compte bien surpasser ses soeurs.
Timothée Chalamet, Louis Garrel, Laura Dern, Meryl Streep et Bob Odenkirk complètent la distribution de ce bijou de sensibilité, qui alterne entre deux périodes déterminantes de la vie des March. Les membres de cette famille sont extrêmement touchants et se soutiennent pour tenter de trouver leur voie dans un environnement cloisonné, notamment marqué par la pauvreté. Et malgré toutes les épreuves développées dans le récit, le long-métrage a une allure de parenthèse enchantée.
Dans le rôle d'Amy, Florence Pugh offre au drame Les Filles du Docteur March certains de ses moments les plus légers. Que ce soit lorsqu'elle tente de se faire pardonner auprès de ses proches ou après avoir fait une crasse ou pendant les débuts de son histoire d'amour avec Laurie (Timothée Chalamet), Amy symbolise parfaitement l'aspect réconfortant, touchant et drôle du film.
Une expérience thérapeutique pour Florence Pugh
Quand elle entame le tournage, Florence Pugh vient tout juste de boucler celui de Midsommar. Dans le long-métrage d'Ari Aster, l'héroïne qu'elle incarne, Dani, vit un véritable calvaire lors d'un festival organisé par une étrange communauté dans un village suédois. Une expérience éprouvante pour l'actrice, qui vit ensuite la production des Filles du Docteur March comme une véritable thérapie.
Au cours d'un entretien accordé à Deadline en 2019, la comédienne explique :
Donc, quand je lis Midsommar, c'est le rêve de chaque acteur d'avoir un tel voyage et autant d'arcs. Mais finalement, j'avais beaucoup d'appréhension, car je ne supporte pas de regarder des films où on peut voir que quelqu'un ne sait pas ressentir quelque chose. (...) J'étais tellement consciente qu'elle avait besoin de chaque émotion qui était écrite, ça ne pouvait tout simplement pas être truqué. (...) En toute honnêteté, j'avais peur, car je n'avais jamais approché un tel chagrin comme celui-là de toute ma vie.
J'étais consciente que je ne savais pas si je l'avais en moi, et j'ai accepté le rôle parce que je pensais que c'était peut-être le cas. (...) Donc, j'ai dû vraiment me détruire pendant trois mois entiers, mais j'étais contente du résultat. C'est un film épuisant. Je veux dire, je l'ai regardé deux fois et à chaque fois, j'en suis sortie avec une énorme gueule de bois.
Après Midsommar, Amy March dans Les Filles du Docteur March a été la meilleure thérapie pour moi. C'était incroyable. J'ai pu me pavaner en jupons et flirter avec Timothée Chalamet tous les jours, puis frapper et me disputer avec toutes mes sœurs. C'était super.
https://www.youtube.com/watch?v=oUrvMVM8iLA