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Marlon Brando, Les stars durent dix ans : poignant portrait d’une légende

Pour inaugurer leur nouvelle collection consacrée aux acteurs, « stories », les éditions Capricci ont choisi un des plus grands comédiens de sa génération. Comme le titre l’annonce, « les stars durent dix ans » – mais la vie entière de Marlon Brando demeure un récit passionnant.

Comme toutes les stars, Marlon Brando est un homme double, paradoxal. A la fois être humain réel et personne mythique, il s’est imposé en une poignée de films comme un des plus grands acteurs de sa génération. Pour autant, il expliquait quelque fois qu’être comédien n’était pas une bénédiction. Homme sensible, plein de fêlures, cet adepte et plus grand représentant de l’Actor’s studio se détruisait en explorant ses sentiments pour les restituer à l’écran.

Plus une exploration de la légende qu’une énième biographie, Marlon Brando, les stars durent dix ans se lit comme une tragédie, dans laquelle on croit connaître chaque étape (les multiples films ou déboires de la star) tout en les redécouvrant sous un nouveau jour. En cherchant à distinguer l’humain derrière cette légende, le portrait sans concessions que dresse Arthur Cerf n’en est que d’autant plus poignant. Le journaliste n’hésite pas le reconnaître :

Rares son les immenses acteurs à avoir joué dans autant de mauvais films, à avoir autant cabotiné à l’écran.

Et de toute façon, Marlon Brando n’est pas à un paradoxe près ! Il faut dire aussi que parfois, sa vie est encore plus intéressante de ses films – ou plutôt, à l’égal des plus grands. Ses multiples mariages, ses engagements politiques, ses tristes relations avec ses enfants, et les dernières années de son existence, tout est raconté avec pudeur mais sans avoir peur d’écorcher la légende. Au contraire, tout cela ne rend l’acteur que plus touchant – et plus tragique.

Le terme « monstre sacré » avait été inventé par Jean Cocteau à propos de Sarah Bernardht. Mais peut-être que Brando en est le plus digne représentant : monstre adoré et honni, à l’aura incomparable, il semble avoir fusionné avec son dernier grand rôle – tout en l’ayant en partie façonné. Le colonel Kurtz d’Apocalypse Now, c’est Brando, et Brando, c’est Kurtz.

Après lecture du livre, il va être difficile d’oublier cette image d’un acteur qui finit ses jours tapi dans l’ombre dans sa villa de Mulholland Drive, récitant Shakespeare et philosophant sur l’existence.  Qu’importe : sa jeunesse est éternelle, puisque gravée à jamais sur pellicule.

 

Marlon Brando, Les stars durent dix ans d’Arthur Cerf. Capricci, 144 p. 11e50.

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