James Cameron a expliqué pourquoi il estime que la fin controversée de "A House of Dynamite" était la seule envisageable. Attention, cet article contient des spoilers sur le film !
A House of Dynamite se termine sur un cliffhanger
Sorti le 25 octobre dernier sur Netflix, A House of Dynamite est le dernier film en date de Kathryn Bigelow. Avec ce récit se déroulant en temps réel, la cinéaste a souhaité pointer du doigt le danger des armes nucléaires, en suivant plusieurs membres de la Maison Blanche forcés de gérer une situation cauchemardesque : alors qu’un missile d’une origine inconnue fonce vers les États-Unis, ils doivent déterminer le coupable et choisir la réaction à adopter.
A House of Dynamite se termine sur un cliffhanger. Le film s’arrête alors qu’un missile est tout proche de détruire la ville de Chicago. Cette fin a frustré de nombreux abonnés Netflix, qui espéraient savoir ce qui adviendrait de la ville et la réponse choisie par le président des États-Unis, joué par Idris Elba. Mais James Cameron est totalement d’accord avec le choix de terminer le long-métrage à ce moment.
« La seule fin possible » selon James Cameron
Comme il l’a révélé à The Hollywood Reporter, James Cameron a assuré à Kathryn Bigelow qu’il soutenait la fin de son film lorsqu’il a diné avec elle il y a plusieurs semaines. Car selon lui, « c’est la seule fin possible ». Il a ensuite justifié son choix :
À partir du tout début du scénario quand le missile a été lancé et détecté, l’issue craignait déjà. Il n’y avait pas d’issue positive, et le film a passé deux heures à montrer qu’il n’y avait pas d’issue positive. Donc la fin de ce film était la seule façon dont celui-ci pouvait se terminer, parce que comme le dit l’ordinateur à la fin de WarGames : ‘la seule façon de gagner est de ne pas jouer’.
James Cameron Defends 'A House of Dynamite' Ending: "It's the Only Possible Ending" https://t.co/sHiOfOsKak
— The Hollywood Reporter (@THR) December 29, 2025
Selon James Cameron, A House of Dynamite sert ainsi à montrer que l’« on ne peut pas accepter ces armes ». D’autant que leur utilisation dépend d’une seule personne. À savoir le président des États-Unis, « et la vie de chaque personne sur cette planète tourne autour de cette personne ». Le cinéaste a ainsi exhorté la population des États-Unis à prendre cela en compte lors du prochain vote présidentiel : « C’est le monde dans lequel nous vivons et nous devons nous rappeler de cela la prochaine fois que nous voterons ».
Le cinéaste prépare un film sur les conséquences des bombardements atomiques
Bien avant Kathryn Bigelow avec A House of Dynamite, James Cameron a lui-même utilisé ses œuvres pour avertir des dangers de la menace nucléaire. Il a évoqué le sujet dès le début Terminator. Puis l’a de nouveau abordé dans Terminator 2 : Le Jugement dernier, Abyss et True Lies.
Le scénariste et réalisateur compte même montrer les conséquences de bombardements atomiques avec l’un de ses prochains projets. Son film Ghosts of Hiroshima va s’intéresser de très près aux conséquences des bombes larguées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945. Si vous voulez en savoir plus sur ce long-métrage, vous pouvez suivre ce lien.