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Oblivion : retour sur un tournage aux quatre coins du globe

Oblivion : retour sur un tournage aux quatre coins du globe

L’Empire State Building englouti, Tom Cruise imaginant un match de football américain dans un stade dévasté, des immeubles new-yorkais recouverts de végétation… « Oblivion » dévoile un éventail d’images époustouflantes d’une planète à l’abandon. Découvrez quelques secrets de la création de ces décors.

Dans Oblivion, Tom Cruise est propulsé en 2077 et se retrouve (presque) seul sur Terre. L’acteur incarne Jack Harper, un technicien chargé de réparer les drones assurant la sécurité de la planète, ravagée par des décennies de guerre avec une force extra-terrestre surpuissante. Vivant en haute altitude et patrouillant à bord d'un Techoptère, Harper fait tout pour rester à l’abri des « Chacals », des aliens survivants qui écument le sol de la Terre. La mission de Jack et Victoria (Andrea Riseborough), sa partenaire qui supervise ses déplacements depuis leur tour, est compromise lorsqu’un vaisseau spatial d’avant-guerre se crashe pendant l’une de ses patrouilles.

Deuxième film de Joseph Kosinski après Tron : L’Héritage, Oblivion joue sans cesse sur des notions de grandeur, à l'instar de son prédécesseur. Le réalisateur délaisse les couloirs labyrinthiques et les arènes de la Grille pour une planète déserte, où le sommet de l’Empire State Building est aux pieds de Tom Cruise. Le comédien sillonne des rangées d’immeubles où la végétation a repris le dessus à bord de son engin. Lorsqu’il n’est pas en train d'échapper à une menace invisible, il a même le luxe de poser son véhicule en haut d’une montagne pour contempler l’immensité qui s’offre à lui, avant de retourner dans sa tour d’ivoire surplombant les nuages.

Un tournage entre Hawaï et l’Islande

Des décors somptueux, que Joseph Kosinski a voulu reconstituer en minimisant l’utilisation des effets spéciaux. Pour les levers et couchers de soleil que Jack et Victoria peuvent admirer à 900 mètres d’altitude depuis leur tour, le réalisateur et son équipe ont posé trois caméras sur le volcan Haleakala, à Maui, l’une des îles d’Hawaï. Ils ont ainsi pu filmer le ciel, les nuages et les étoiles à bonne hauteur. Les images en boîte, ils les ont ensuite diffusées sur un écran géant entourant le plateau - un procédé récemment utilisé pour The Mandalorian. Lors de la promotion du long-métrage, Tom Cruise avait déclaré à ce sujet :

Ça a donné au film quelque chose d’épique.

Le directeur artistique Darren Gilford avait quant à lui expliqué :

Avec un fond bleu, tout le bleu de dehors se serait reflété sur ces surfaces, sur le verre, et ça aurait été un cauchemar à effacer. Le fait d’utiliser de vraies images était l’élément clé de ce décor.

Oblivion : retour sur quelques secrets de la création des décors et des lieux de tournage.

Pour la séquence où Jack Harper simule un touchdown du dernier Superbowl de l’Histoire au Metlife Stadium, l’équipe s’est par ailleurs rendue sur le cratère d’Hrossaborg, en Islande. Les contours du gigantesque stade réduit à néant ont ensuite été reproduits numériquement.

Les étendues du pays étaient parfaites pour retranscrire le sentiment de vide à perte de vue qui se dégage du long-métrage. De nombreux plans aériens ont donc été tournés en Islande. Joseph Kosinski avait affirmé à propos de ce choix :

Ce paysage est unique sur Terre. C’est une île volcanique avec du sable noir, sans arbres. Cette désolation a quelque chose de beau et correspond à l’esthétique que je cherchais. Ce qu’on appelle l’heure magique, lorsque le soleil est bas, offrant une lumière magnifique, dure ici 7 ou 8 heures. Pour un cinéaste, c’est génial d’avoir cette lumière durant des heures.

Pour le lieu de refuge des « Chacals », l’équipe a par ailleurs opté pour une immense centrale électrique de la Nouvelle-Orléans datant du XIXe siècle et fermée depuis une quarantaine d’années. Elle a également investi le June Lake et les Mammoth Lakes, en Californie, pour les scènes où Tom Cruise profite d’une sieste en pleine nature. Une diversité de décors qui participe à la beauté plastique d’Oblivion.

 

 

 

 

 

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