Alors que Paramount a annoncé avoir trouvé un accord pour le rachat de Warner Bros. en février dernier, plus de 1000 figures hollywoodiennes ont signé une lettre ouverte pour s’y opposer.
Le rachat de Warner Bros. par Paramount a de (très) nombreux détracteurs
En décembre dernier, Netflix avait annoncé avoir trouvé un accord pour le rachat de Warner Bros.. Mais un gros retournement de situation a eu lieu dans ce dossier en février. Grâce à une offre supérieure, Paramount a obtenu l’accord des patrons de Warner Bros. pour racheter le studio à la place du géant du streaming. Mais de très nombreuses personnalités hollywoodiennes ne veulent pas de cette fusion.
Ainsi, plus de 1000 figures hollywoodiennes ont signé une lettre ouverte pour s’opposer à ce rachat. Relayée par Variety, elle est lisible en intégralité sur le site blockthemerger.com. Parmi les signataires se trouvent Denis Villeneuve (Dune), J.J. Abrams (Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force), David Fincher (The Social Network), Pedro Pascal (The Last of Us), Bryan Cranston (Malcolm), Joaquin Phoenix (Gladiator), Ben Stiller (La Nuit au musée), Kristen Stewart (Spencer) ou encore Noah Wyle (The Pitt).
« La compétition est essentielle pour une économie saine et une démocratie saine »
Les signataires expliquent qu’ils écrivent cette lettre dans le but d’« exprimer notre opposition sans équivoque » au rachat de Warner Bros. par Paramount. Ils avancent que « cette transaction consoliderait davantage un paysage médiatique déjà concentré ». Avec pour conséquence de réduire la compétition. Ce qui créerait « moins d’opportunité pour les créateurs, moins d’emplois au sein de l’écosystème de la production, des coûts plus élevés et moins de choix pour le public aux États-Unis et autour du monde ».
Les signataires s’alarment donc de la possibilité de n’avoir plus que quatre studios américains majeurs. Le texte explique également que « l’intégrité, l’indépendance et la diversité de notre industrie serait grièvement compromise » avec ce rachat. Il souligne ainsi que « la compétition est essentielle pour une économie saine et une démocratie saine ».
Vers une action en justice ?
Pour rappel, le procureur général de Californie a ouvert une enquête pour vérifier la légalité de l’accord. Lui et certains de ses collègues dans d’autres États américains envisageraient de porter cette affaire en justice afin de bloquer la transaction. Et les signataires de la lettre ouverte soutiennent cette démarche. Ils se disent « prêts à soutenir leurs efforts pour préserver la compétition, protéger les emplois et pour assurer un brillant futur à notre industrie ».
Reste à savoir si le procureur de Californie et/ou d’autres États américains porteront bel et bien cette affaire en justice. En tout cas, ce sujet n’a pas fini de faire parler.