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Red Sparrow : un thriller ultraviolent avec Jennifer Lawrence

Dans « Red Sparrow », en salles mercredi, Jennifer Lawrence incarne une ballerine russe contrainte de se reconvertir en espionne après une grave blessure, un thriller excessif où la violence physique et sexuelle est le principal ressort scénaristique.

Jeune, belle et talentueuse, Dominika Egerova (Jennifer Lawrence), danseuse étoile du Ballet du Bolchoï à Moscou, voit sa carrière brisée par une grave chute.

Son oncle, haut-gradé des services secrets (le Belge Matthias Schoenaerts), lui propose alors d’intégrer une unité spéciale qui forme des espions pas comme les autres, appelés « Sparrows » (« Moineaux »).

Alors qu’il est trop tard pour reculer, Dominika découvre la particularité de ces « Sparrows »: entraînés à utiliser la sexualité pour parvenir à leurs fins, ils sont mi-espions, mi-prostitués.

Réalisé par l’Américain Francis Lawrence, connu pour Je suis une légende (2007) et les trois derniers épisodes de Hunger Games, saga qui a rendu Jennifer Lawrence célèbre, le film est tiré d’un roman écrit par un ex-agent de la CIA spécialiste de la Russie, Jason Matthews.

Le Moineau Rouge, paru en 2013, a été encensé par plusieurs journaux américains dont le New York Times et le Washington Post.

Ce cocktail prometteur aurait pu faire de Red Sparrow un blockbuster enthousiasmant.

Mais le film, truffé de maladresses, cantonne Dominika dans un rôle de femme-objet stéréotypé.

Ainsi, le patrimoine russe de l’espionne est réduit à un condensé de détails lourds – toques en fourrure, architecture stalinienne, etc. -, tandis que les acteurs s’expriment en anglais avec un accent russe approximatif allant et venant au fil des scènes.

Surtout, à l’heure où l’affaire Weinstein et le mouvement « MeToo » incitent à questionner la représentation des femmes au cinéma, Red Sparrow interpelle avec des scènes de torture ultra-violentes.

Dominika, tuméfiée et ensanglantée, subit des agressions à la fois psychologiques, physiques et sexuelles.

Filmées avec voyeurisme, celles-ci ne servent qu’à faire avancer l’intrigue, loin du ton glamour du synopsis, promettant un film léger et rythmé sur une brillante espionne découvrant que ses meilleures « armes » sont « ses charmes et son corps ».

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