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Rock : Nicolas Cage a insisté pour changer une facette de son personnage

Rock : Nicolas Cage a insisté pour changer une facette de son personnage

"Rock" est un gros film d'action comme sait si bien les faire le réalisateur Michael Bay. Au milieu de cet océan de testostérone, Nicolas Cage a eu une idée géniale pour donner une facette originale à son rôle.

Rock : une prison et des hommes

Rock devait au départ être réalisé par Tony Scott qui lui a finalement préféré Le Fan. La réalisation est alors proposée à un débutant qui vient pourtant de triompher avec Bad Boys, son premier film. On peut en effet dire que Michael Bay a eu la main chanceuse avec ce projet, profitant de la dynamique parfaite du duo Martin Lawrence/Will Smith. Au-delà de cette harmonie évidente entre les deux acteurs, le réalisateur imprime dès le départ la pellicule de son style explosif. Sa mise en scène bien brute de décoffrage sera parfaite pour le scénario de Rock qui ne demande pas grand chose de plus, si ce n'est de bons acteurs.

Le premier rôle est proposé à Arnold Schwarzenegger qui le refuse, trouvant l'histoire trop légère. Il confiera quelques années plus tard l'avoir, avec le recul, toujours regretté. Il faut donc lui chercher un remplaçant. On le trouve chez un homme qui veut clouer le bec à ceux qui lui disent qu'il ne pourrait pas jouer un héros d'action. Cet homme, c'est Nicolas Cage. De Leaving Las Vegas à Sailor et Lula en passant par Un ange gardien pour Tess et Arizona Junior, l'acteur est effectivement plus souvent dans le drame et la comédie que dans l'action. (Une phrase amusante à écrire en 2020 quand on connait sa filmographie des dernières années.). Cage embarque donc dans Rock, une décision qui décide Sean Connery, fan de l'acteur, à grimper dans l'aventure pénitentiaire à son tour.

Rock
Rock ©Don Simpson/Jerry Bruckheimer Films

On y suit une prise d'otages dans la prison d'Alcatraz commanditée par le général Hummel (Ed Harris), un membre de l'armée américaine qui souhaite que le gouvernement honore les soldat disparus lors des missions secrètes. S'il n'obtient pas gain de cause, il lâchera des missiles contenant un gaz mortel sur San Francisco. On envoie en catimini deux hommes pour sauver la situation : Stanley Goodspeed, un agent du FBI expert en armes chimiques, et John Patrick Mason, seul prisonnier à avoir réussi à s'évader d’Alcatraz.

$75 millions de budget, plus de $330 millions de recettes. Plus rien n'arrêtera Michael Bay qui peut quand même remercier ses acteurs qui ont imprimé le film de leur patte.

Un sauveur bien poli

Le trio de tête a en effet beaucoup pesé sur l'attrait et le succès du film. Sean Connery la joue cool mais menaçant, avec ce charme qui ne le quittera jamais. Ed Harris incarne Hummel comme si sa vie en dépendait. Au bord de l'explosion, au sens propre comme au figuré, il livre une prestation intense et immensément crédible. Très investi dans sa partition, on a pu le découvrir, dans des making-of, à la limite de péter un plomb quand il oubliait une ligne de dialogue.

Rock
Rock ©Don Simpson/Jerry Bruckheimer Films

Face à ces acteurs, Nicolas Cage n'est pas en reste et, malin comme il est, a choisi dès le début du film de la jouer différemment de ses compères. Conscient qu'il devait se démarquer d'une manière ou d'une autre, il propose de changer un aspect de la façon de parler de son personnage. L'homme est un agent du FBI, certes, mais il est aussi quelqu'un qui n'aime pas les gros mots. Avec l'accord de Michael Bay, son Stanley Goodspeed ne jurera donc point. En partant de ce principe, Cage se voit octroyer le droit d'improviser tous ses dialogues en inventant des jurons. C'est comme ça que l'on voit fleurir, en version originale, des "Zeus butthole", que l'on ne traduira pas ici parce que l'on est aussi polis que Stanley.

Cette idée simple et géniale donne de l'ampleur à ce personnage finalement jeté au milieu d'une meute de loups à qui il parle comme un agneau. Ou comment insuffler un peu de subtilité dans un Rock qui n'en demandait pas tant.

Du grand Cage, tout simplement.

 

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