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Safe : quelles œuvres ont inspiré le réalisateur pour créer l'atmosphère du film

Une ambiance très marquée

Safe : quelles œuvres ont inspiré le réalisateur pour créer l'atmosphère du film

Dans "Safe", Jason Statham protège une jeune fille qui a un don pour les chiffres. Le réalisateur a voulu donner un souffle 70's à son film.

Safe : parole à la défense

Boaz Yakin est un de ces couteaux suisses d'Hollywood dont on ne connait pas bien le nom mais qui sont partout. Le new-yorkais a commencé sa carrière en 1989, à 23 ans, en signant le scénario de Punisher, version Dolph Lundgren. Un an après, il offre La Relève à Clint Eastwood et Charlie Sheen. En 1994, il signe son premier long-métrage en tant que réalisateur, Fresh. Ce film avec Sean Nelson, Giancarlo Esposito et Samuel L. Jackson raconte l'histoire d'un jeune garçon de 12 ans qui tombe dans la criminalité. Sa carrière de scénariste souffle alors le chaud et le froid, avec des œuvres non-essentielles comme Dirty Dancing 2 ou Une nuit en enfer 2 : le prix du sang. Il signe également l'histoire du décrié mais pourtant pas si mal Prince of Persia avec Jake Gyllenhaal, Gemma Arterton, et Ben Kingsley.

En 2012 sort son premier film d'action en tant que metteur en scène, Safe. On y suit le destin de Mei (Catherine Chan), une jeune chinoise génie des chiffres. Les Triades chinoises l'enlèvent et le caïd Han Jiao (James Hong) la rapatrie dans le quartier de Chinatown à New York afin de l'aider dans ses activités criminelles. Pendant ce temps, le combattant Luke Wright (Jason Statham) voit sa vie détruite lorsqu'il remporte un combat contre la volonté de la mafia russe. Pour ne rien arranger, il tue accidentellement son adversaire. Les truands russes se vengent en réservant le même sort à sa femme. Devenu l'alcoolique et sans-abri, Luke erre sans but dans les rues de la ville.

Safe
Safe © Lawrence Bender Productions

Un jour, Han Jiao demande à Mei de mémoriser un long numéro et c'est bientôt au tour de la mafia russe d’enlever la jeune fille. Elle réussit toutefois à échapper aux gangsters. Son sort est pourtant des plus incertains alors qu'elle est poursuivie par les russes, les détectives corrompus du NYPD et par les Triades. Heureusement pour elle, Mei croise la route de Luke dans le métro. Il va la prendre sous son aile et la protéger grâce à son expérience d'ancien agent d'élite. Mais quelle est la signification de ce numéro caché dans la mémoire de Mei ? Une chose est sûre : toute la pègre new-yorkaise veut mettre la main dessus, et à n'importe quel prix !

Safe s'inscrit dans la grande lignée de films où un homme doit protéger un enfant, de Code Mercury à Léon en passant par Man on Fire. C'est pourtant vers d'autres longs-métrages que le metteur en scène s'est tourné pour créer l'ambiance du film.

Un passé très présent

Né à New York, Boaz Yakin a souhaité rendre hommage à la Grosse Pomme de son enfance et son adolescence. Il voulait en effet restituer cette énergie différente et un peu crasseuse des années 70. Pour cela, il a cherché également dans sa mémoire les films de l'époque qui l'avaient le plus marqué. Sur cette liste d'influence, il y a noté quelques noms cultes comme Les Guerriers de la nuit (1979), Un justicier dans la ville (1974), French Connection (1972) et Police puissance 7 (1973).

C'est donc selon ses conseils de coller le plus aux années 70 qu'ont travaillé le directeur de la photographie Stefan Czapsky et le chef décorateur Joseph C. Nemec III. Ils ont regardé ensemble de très nombreux films de cette époque pour en recréer l'ambiance dans Safe.

Safe
Safe © Lawrence Bender Productions

Allant jusqu'au bout de son idée, le réalisateur va chercher le monteur français Frédéric Thoraval pour s'occuper de celui de son film. Admirateur de son travail sur Taken, Boaz Yakin trouve qu'il sera parfait pour coller à l'univers de Safe. Le metteur en scène trouve en effet qu'il y a un esprit Nouvelle Vague dans la manière de monter du Français. C'est aussi vers ce sens du rythme empreint de liberté que le new-yorkais veut se diriger.

Si Safe n'est peut-être pas parfait dans sa narration, on ne peut enlever à son réalisateur l'envie de bien faire.

 

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