Présenté hors compétition au Festival de Cannes 2025, VIE PRIVÉE marque une petite révolution : Jodie Foster y tient son premier vrai rôle principal en français. Rebecca Zlotowski lui offre un film construit autour d’elle, à la fois déclaration d’admiration et terrain de jeu pour sa précision d’actrice. Le plaisir est simple : la voir jouer dans notre langue, avec une aisance désarmante.
Elle est de tous les plans, de toutes les scènes. Dans le rôle d’une psychanalyste dont la patiente disparaît brutalement, Jodie Foster navigue entre intuition, inquiétude et perte de contrôle. Persuadée qu’il ne s’agit pas d’un accident, son personnage sort de son cadre pour mener une forme d’enquête personnelle, épaulée par son ex-mari, interprété par Daniel Auteuil. Si Virginie Efira est annoncée au générique, elle reste en retrait. Le film repose intégralement sur Foster, et Rebecca Zlotowski le revendique. La mise en scène, feutrée, accompagne la parole, les silences, les failles. VIE PRIVÉE oscille entre comédie de mœurs et introspection douce, sans jamais forcer ses effets. Et surtout, il offre aux spectateurs francophones un plaisir presque inédit : entendre Jodie Foster jouer, en français, avec une fluidité totale, sans accent ni hésitation. Rien que pour ça, c’est un événement.