Emmanuelle Bercot (De son vivant ) : "Je voulais écrire un mélodrame pour Benoît Magimel et Catherine Deneuve"

Rencontre avec la réalisatrice

Emmanuelle Bercot (De son vivant ) : "Je voulais écrire un mélodrame pour Benoît Magimel et Catherine Deneuve"

"De son vivant", le nouveau film d'Emmanuelle Bercot, en sélection au Festival de Cannes 2021, est en salle depuis le 24 novembre. Le récit suit Benjamin, incarné par Benoît Magimel, atteint d'un cancer. Sa mère, jouée par Catherine Deneuve, doit faire face à cette situation douloureuse. Nous avons eu la chance de rencontrer la réalisatrice quelques jours avant la sortie du film.

De son vivant : un film bouleversant

Emmanuelle Bercot est de retour en tant que réalisatrice avec son nouveau film intitulé de De son vivant. Elle signe ici un nouveau long-métrage où elle met en scène dans le premier rôle l'acteur Benoît Magimel. Ce n'est pas la première fois qu'ils collaborent ensemble, puisque la cinéaste a déjà travaillé à ses côtés dans ces deux dernières réalisations, La Tête haute et La fille de Brest. Emmanuel Bercot revient avec un thème qu'elle aime aborder, celui de la santé et du monde médical. Elle se penche ici sur un sujet délicat qui est celui du cancer. Une maladie qui touche des millions de personnes chaque année.

Ainsi la réalisatrice vient illustrer, avec justesse et profondeur, la détresse de ses personnages incarnés par Benoît Magimel et Catherine Deneuve. Le récit retrace l'histoire de Benjamin condamné bien trop jeune par la maladie. Atteint d'un cancer du pancréas, il va devoir faire face à sa souffrance et celle de sa mère. Il est suivi de près par un médecin dévoué (le docteur Gabriel Sara dans son propre rôle) et d’une infirmière, Cécile de France, pour l'accompagner sur l’impossible chemin. Une année, quatre saisons, pour « danser » avec la maladie, l’apprivoiser, et comprendre ce que ça signifie : mourir de son vivant. Emmanuelle Bercot revient sur son idée de départ : 

Mon point de départ, c'était d'écrire un "mélo" pour Benoît Magimel et Catherine Deneuve. Ensuite, j'avais envie d'écrire l'histoire d'une mère qui perd son fils. Et de quoi elle perdait son fils ? Du cancer. Donc j'avais aussi envie de parler du cancer, qui est quelque chose qui nous touche tous aujourd'hui de près ou de loin. Cela part évidemment d'expériences personnelles, mais il n'y a rien dans le film qui raconte des choses intimes. J'ai commencé à prendre des notes par rapport à ça et j'ai rencontré le docteur Sara, qui est cancérologue.

De son vivant
Benjamin (Benoît Magimel) et le docteur Sara - De son vivant ©Les Films du Kiosque

La mélodie des personnages

Instinctivement Emmanuelle Bercot a insufflé une trame musicale à ses personnages, le docteur Sara et Benjamin. Un choix qui s'est fait naturellement pour la réalisatrice déjà fan de Bach. On retrouve ici des mélodies signées Jacques Loussier, qui résonnent avec les histoires respectives des différents protagonistes. Lors de l'écriture de son scénario, la réalisatrice a écouté aléatoirement différentes musiques, pour accompagner son travail de création, c'est à ce moment-là que son choix s'est arrêté sur un compositeur en particulier :

En écrivant, il y a deux morceaux de Jacques Loussier qui m'ont percuté. Il y en a un où je me suis dit : c'est pour Benjamin et l'autre c'est le docteur. Ce sont des morceaux que j'ai écoutés souvent et que je tenais à mettre dans le film. Mais ce qui est fou, c'est que sans savoir tout cela, le docteur Sara qui écoute beaucoup de musique, m'a dit que ce qu'il aimait par-dessus tout, c'était Jacques Loussier. Donc c'était un signe, il y a vraiment quelque chose qui parle au-dessus de nous.

 

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