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Burn Out sur Netflix : découvrez comment le réalisateur a tourné ses scènes en moto

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Burn Out sur Netflix : découvrez comment le réalisateur a tourné ses scènes en moto

"Burn Out", thriller d'action français réalisé par Yann Gozlan est disponible sur Netflix. L'occasion de revenir sur ce long-métrage impactant porté par François Civil et notamment sur la manière dont le cinéaste a tourné ses scènes d'action.

Burn Out : succès populaire

Réalisé par Yann Gozlan, le long-métrage Burn Out est sorti en janvier 2018. Porté notamment par François Civil, le film raconte le destin de Tony, un pilote semi-professionnel de moto superbike. Malheureusement pour lui, alors que son rêve de devenir professionnel est à portée de main, il doit aider la mère de son fils à se sortir d'une mauvaise magouille. Pour ça, il accepte à contre cœur de faire du go-fast pour un mafieux peu recommandable. Pilote le jour, mule la nuit, Tony est plongé dans une spirale infernale qui le mène au bord du burnout. Il s'agit d'une adaptation libre du roman Balancé dans les cordes de Jérémie Guez. Ce dernier se déroule dans le monde de la boxe. Yann Gozlan et Guillaume Lemans ont donc décidé de transposer le sujet du roman dans un autre univers : celui de la course de moto.

Burn Out
Burn Out ©2425 Films / Gaumont

Burn Out a reçu des critiques assez mitigées de la presse professionnelle. Cependant, les spectateurs ont relevé la cote avec un engouement non dissimulé (3,8 de moyenne sur Allociné). Passé relativement inaperçu dans les salles obscures, le film de Yann Gozland va se refaire une beauté sur Netflix. Burn Out est disponible sur la plateforme à partir du 1er mai 2021.

Comment le cinéaste a tourné ses séquences d'action

Évidemment, le grand défi d'un film comme Burn Out c'est de tourner les scènes de moto avec force et créativité. Un procédé complexe qui n'a pourtant pas démotivé Yann Gozlan. Ce dernier tenait à raconter l'histoire du point de vu de Tony. C'est par ce biais qu'il a notamment incorporé de nombreuses séquences en caméra subjective :

L’utilisation de la caméra embarquée pour ces scènes de moto ainsi que le recours à des plans macros collés aux yeux du pilote, à l’intérieur de son casque, participent à l’immersion et à la subjectivité recherchées tout en favorisant une sensation d’enfermement et de claustrophobie. Alors que la majorité des séquences du film a été tournée avec l’ALEXA, les scènes de circuit et de go-fast, qui avaient été au préalable storyboardées, ont été filmées avec une caméra RED plus légère, équipée d’un système d’accroche spécialement conçu par les machinos. Ce système fixé au châssis de la moto devait être assez résistant pour tenir la caméra alors que la bécane était lancée à grande vitesse et éviter des vibrations trop grandes. Techniquement, c’était assez compliqué et les conditions de tournage n’aidant pas, certains plans tournés se sont révélés malheureusement inexploitables du fait d’une trop grande vibration.

Burn Out
Burn Out ©2425 Films / Gaumont

Une fois que ceci était en place, il fallait néanmoins avoir la luminosité suffisante pour tourner les scènes de nuit. Un autre problème que Yann Gozlan a affronté sans broncher. Lui et son équipe voulaient que la lumière paraisse à la fois réaliste et stylisée. Le cinéaste a donc été obligé de ré-éclairer certains décors :

Dès que c’était possible, nous avons utilisé comme sources principales les lumières "praticables" disponibles sur le décor, que nous avons filmées et intégrées dans le champ : les réverbères, les lampes, les devantures de magasins, les panneaux lumineux. L’apport du numérique pour ces séquences a été d’un grand secours. Il est le seul médium à même de capter ce que voient nos yeux la nuit, avec toutes les nuances. L’hypersensibilité de la RED ainsi que l’utilisation d’optiques à pleine ouverture nous ont permis de filmer ces scènes sans éclairage d’appoint, en préservant la spécificité de la lumière nocturne.

Chez nous, on a largement apprécié Burn Out, qui s'inscrit comme un divertissement musclé et efficace. Un thriller nerveux porté par le talent de François Civil. Le film est déjà disponible sur Netflix.

 

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