Ghost Rider sur Prime Video : retour sur la saga avec Nicolas Cage

Des films qui auraient pu être beaucoup plus violents

Ghost Rider sur Prime Video : retour sur la saga avec Nicolas Cage

Les deux films « Ghost Rider » viennent de débarquer sur Amazon Prime Video. L’occasion de revenir sur ces deux longs-métrages Marvel très peu appréciés par les fans, et pourtant emmenés par la folie de Nicolas Cage !

Ghost Rider : une histoire de motard

Initialement, le Ghost Rider est un personnage issu de l’écurie Marvel. Créé en 1972 par Gary Friedrich et Mike Ploog, ce protagoniste se démarque rapidement et largement des autres héros de La Maison des Idées. Son aspect presque horrifique, son ton ambigu, et sa violence inhérente en font un anti-héros saisissant. Forcément, Hollywood s’est emparé de ce mythe pour en faire des adaptations cinématographiques.

Ghost Rider
Ghost Rider ©Marvel Comics

En 2007, Mark Steven Johnson (Daredevil) met en scène Ghost Rider avec Nicolas Cage dans le rôle-titre. Malheureusement, le film déçoit énormément les fans. Côté box-office, il rapporte tout de même plus de 228 millions de dollars de recettes. Puis, en 2012, Mark Neveldine et Brian Taylor mettent en scène un deuxième opus : Ghost Rider – L’esprit de vengeance. Là encore, l’œuvre est terriblement mal reçue. Côté box-office, le film rapporte plus de 132 millions de dollars de recettes.

Nicolas Cage, grand fan du personnage

Même si les deux films Ghost Rider demeurent des séries Z déconcertantes, la prestation de Nicolas Cage demeure une nouvelle fois mémorable. Le comédien est un grand fan de comics, et adore tourner dans les productions super-héroïques (Kick-Ass, Spider-Man : New Generation, etc…). Ainsi, avec Ghost Rider, c’était un rêve de gosse qui se réalisait pour lui :

J'ai toujours adoré le personnage du Rider. Je porte même un tatouage représentant son crâne enflammé sur le bras. C'est un être surprenant, très différent des super-héros habituels. Enfant, j'étais très impressionné par les monstres de l'univers Marvel Comics, en particulier par Hulk et le Rider, car je ne comprenais pas comment des créatures aussi terrifiantes pouvaient aussi faire le bien. J'ai lu pour la première fois les bandes dessinées de Ghost Rider à l'âge de sept ans. J'aimais beaucoup la manière dont il était dessiné. Il y a derrière l'image du crâne en feu une certaine idée d'honnêteté. Le Rider ne porte pas de masque : il ne peut cacher sa véritable nature.

Ghost Rider
Ghost Rider ©Sony Pictures

Il faut dire que le Ghost Rider est bien différent de ses homologues super-héroïques. Il se distingue de Superman ou Spider-Man parce qu’il refuse d’accepter sa nature profonde. Le personnage s’efforce d’échapper aux forces du mal, et plus spécifiquement à Mephisto (incarné par Peter Fonda dans le film).

Ghost Rider 2 : un classement R annulé…

Face à l’échec critique du premier film, Sony a décidé d’engager Mark Neveldine et Brian Taylor pour diriger Ghost Rider : L’esprit de vengeance. Les deux cinéastes ont pour consigne de signer un film qui n’est pas réellement une suite directe, mais plus un opus indépendant. La seule connexion entre les deux volets est finalement Nicolas Cage. Ce dernier est entouré notamment d’Idris Elba et de Christophe Lambert. Pourtant, Ghost Rider : L’esprit de vengeance aurait pu être totalement différent.

Effectivement, Todd Farmer et Patrick Lussier, les deux scénaristes originels de Ghost Rider 2, ont écrit un pitch de 23 pages qui aurait certainement conduit le film à avoir une classification R (interdit aux moins de 16 ans aux États-Unis). Malheureusement pour les fans du Ghost Rider, Marvel a mis son veto, et a préféré une classification PG-13. Farmer et Lussier se mirent au travail sur une histoire qui emmenait notre le célèbre squelette en Europe, à la recherche de sept crânes appartenant à ses prédécesseurs. C’est un document court, mais on peut quand même en tirer que ce Ghost Rider-là aurait été bien plus nerveux que dans sa version du premier film. Mais Avi Arad, le patron de Marvel à l’époque, a refusé ce scénario, comme le racontait Todd Farmer à l’époque :

Dans les notes du pitch, j’avais écrit un truc du genre "Nous savons que les intérêts de plusieurs entités sont impliqués, mais nous pensons avoir trouvé une histoire qui satisfera tout le monde". Alors Avi m’a informé qu’il n’y avait qu’une entité qui comptait. Tout le monde a rigolé, mais moi j’avais du mal à avaler cette pilule...

Ghost Rider : L'esprit de la vengeance
L'esprit de la vengeance ©Sony Pictures

Finalement, malgré le retour positif de Sony Pictures, Avi Arad et les studios Marvel ont descendu le script, qualifié de "trop violent". Todd Farmer a donc abandonné le projet, remplacé par Scott M. Gimple et Seth Hoffman :

J’ai détesté refuser ce boulot. Mais on m’aurait bombardé de TROP VIOLENT tous les jours de la semaine.

Et c’est quand même dommage que Ghost Rider : L’esprit de la vengeance n’ait pas eu une classification R. Le personnage se prête parfaitement à cet exercice, et on espère vraiment que sa prochaine apparition sera plus violente et dark que les précédentes. Enfin, pour les plus curieux, le scénario original de Todd Farmer et Patrick Lussier est disponible ici.

 

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