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La sélection Salto des films du réalisateur Claude Chabrol

Une vision unique du cinéma français

La sélection Salto des films du réalisateur Claude Chabrol

Chaque mois, la plateforme Salto met à l'honneur différents réalisateurs en proposant une sélection de plusieurs films. Cette fois-ci, c'est l'œuvre de Claude Chabrol qui est mise en avant, à travers quatre films bien connus. L'occasion pour nous de voir et revoir ces classiques du cinéma français. 

Figure centrale de La Nouvelle Vague, le cinéaste Claude Chabrol a réalisé en 50 ans de carrière, plus d'une soixantaine de films. Décédé en 2010, il a marqué le paysage du cinéma français, en signant de nombreux films populaires. À travers la sélection de la plateforme Salto, nous retrouvons différentes figures emblématiques du cinéma de Chabrol, comme Sandrine Bonnaire, Jacques Gamblin, Isabelle Huppert, Nathalie Baye ou encore François Cluzet et Emmanuelle Béart.

Au cœur du mensonge (1999)

Au cœur du mensonge est un récit criminel, imaginé par Claude Chabrol lui-même, qui nous plonge dans la province française pleine de secrets refoulés. Le personnage de René Stern est opaque, mystérieux et échappe à toutes les déterminations psychologiques traditionnelles. Entre mensonges et secrets, le film s'ouvre sur une dimension fantastique. Il révèle les mondes imaginaires et les illusions qui déterminent le comportement des personnages.

Au cœur du mensonge
Au cœur du mensonge ©France 3 / MK2 Productions 

La quiétude d'un petit village de Bretagne est bouleversée par le viol et l'assassinat d'une fillette. René (Jaques Gamblin) est le professeur de dessin de la jeune fille décédée et c'est le dernier à l'avoir vue. Il est donc soupçonné de meurtre par la nouvelle commissaire Frédérique Lesage. Vivianne (Sandrine Bonnaire), sa femme, quant à elle, se laisse charmer par un écrivain à succès sur-médiatisé. La rumeur à propos de René s'amplifie quand un second crime est commis et finit par tétaniser la ville.

La Cérémonie (1995)

La Cérémonie regroupe un panel d'artistes harmonieux, prestigieux et charismatiques. Isabelle Huppert, Sandrine Bonnaire, Jean-Pierre Cassel, Virginie Ledoyen, Jacqueline Bisset, forment un équilibre parfait. La tension progresse de scènes en scènes, illustrant la complexité psychologique des situations. Chabrol s'inspire ici librement de la célèbre affaire des sœurs Papin qui ont assassiné leur domestique. Ce film à également inspiré le réalisateur coréen Bong-Joon ho pour son film oscarisé Parasites.

La Cérémonie
La Cérémonie ©France 3 cinéma / MK2 Productions

Le récit s'articule autour de Sophie (Sandrine Bonnaire) qui est analphabète et qui travaille pour les Lelièvre dans une petite ville de province. Elle hait ses employeurs et ne va pas tarder à se lier d'amitié avec Jeanne (Isabelle Huppert), la postière. Les deux femmes vont alors développer pour la famille de bourgeois qui emploie Sophie, une haine virulente et insatiable. Humiliée, moquée et méprisée, Sophie cultive sa rage jusqu'à l'explosion finale qui tend vers la folie destructrice.

La Fleur du mal (2003)

Dans La Fleur du mal, Claude Chabrol propose un récit basé sur un passé mystérieux occultant un crime. Le titre choisi s'inspire du recueil de poèmes Les Fleurs du mal. Mis au féminin, cela désigne explicitement le sexe féminin comme l'origine des problèmes humains. Véritable psychanalyse, le film retrace le poids de la culpabilité qui se transmet de génération en génération.

La Fleur du mal
La Fleur du mal ©France 3 cinéma / MK2 Productions

Le drame enfoui de tante Line (Suzanne Flon), se trouve exhumé au cours d'une campagne électorale, menée par la mère (Nathalie Baye). Les jeunes, quant à eux, François (Benoît Magimel) et Michèle (Mélanie Doutey), vont revivre à peu près la même expérience. Un tract à propos de la famille Charpin-Vasseur vient répandre les pires calomnies. Ils sont tous très liés et la question est de savoir qui s'attaque ainsi au passé de cette famille et dans quel but ?

L'Enfer (1994)

L'Enfer occupe une place particulière dans la filmographie de Claude Chabrol. Le projet est à la base celui du cinéaste Henri-Georges Clouzot, qui avait commencé à tourner avec Romy Schneider et Serge Reggiani. Les premières images montrent un trip expérimental, mais le projet a été avorté. Chabrol, quant à lui, en a fait une étude sur la jalousie maladive, portée par le couple François Cluzet et Emmanuelle Béart. Le cinéaste film un bonheur conjugal que la jalousie transforme en cauchemar Hitchcockien.

L'Enfer
L'Enfer ©France 3 cinéma / MK2 Productions

Paul (François Cluzet), dors mal, il devient de plus en plus aigri et paranoïaque. Pourtant, il vit avec Nelly (Emmanuelle Béart) une jeune femme magnifiquement solaire et son petit garçon. Néanmoins, quelque chose l'agace. Il commence à voir sa femme d'un autre œil. Il trouve son comportement, ses sorties, et même ses amis suspects. Peu à peu, Paul perd pied. Il se fait des films et fait vivre un enfer à sa femme. Pour qui se fait-elle belle ? Pourquoi achète-t-elle des nouvelles robes ? Il surprend Nelly avec un homme, et se déroule une scène tonitruante. Au fil des mois, il est poussé vers la folie par sa jalousie maladive qui le ronge.

Alors, par quel film du célèbre réalisateur français Claude Chabrol, vous laisserez-vous tenter ? Retrouver la sélection de quatre films, sur la plateforme Salto.

 

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