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Les Sept de Chicago sur Netflix : découvrez les différences marquantes entre le film et le véritable procès

Les Sept de Chicago sur Netflix : découvrez les différences marquantes entre le film et le véritable procès

Le 16 octobre dernier, Netflix a mis en ligne le deuxième film d'Aaron Sorkin : « Les Sept de Chicago ». Le long-métrage retrace le procès qui a suivi les célèbres manifestations en marge de la convention démocrate de 1968. Ses organisateurs sont accusés de conspiration et d'incitation à la violence. Voici quelques différences entre le film et le véritable procès.

Les Sept de Chicago

Son nom ne vous dit peut-être rien, mais Aaron Sorkin est déjà une véritable pointure dans le milieu du cinéma. Scénariste talentueux de petits classiques comme Steve Jobs, Le Stratège ou encore The Social Network, Aaron Sorkin est passé derrière la caméra en 2017 à l'occasion du film Le Grand Jeu.

Son nouveau film, Les Sept de Chicago, est disponible sur Netflix depuis le vendredi 16 octobre 2020. Pour l'occasion, il s'entoure d'un casting assez impressionnant, notamment composé de Yahya Abdul-Mateen II, de Sacha Baron Cohen, de Joseph Gordon-Levitt, de Michael Keaton, de Frank Langella, d'Eddie Redmayne ou encore de Mark Rylance.

Les Sept de Chicago : découvrez 5 différences marquantes entre le film et le véritable procès

Le drame d'Aaron Sorkin raconte l'histoire vraie d'un procès chaotique, qui a duré 5 mois, entre le gouvernement américain et un groupe de leaders contestataires accusés de complot, et d'incitation à l'émeute lors du Democratic National Convention de 1968.

Le véritable procès des Sept de Chicago était suffisamment scandaleux pour qu'il ne nécessite pas de dramatisation outre mesure. Mais voici cependant cinq différences avec le véritable procès.

Le juge Hoffman a prononcé 175 accusations d'outrage au tribunal

Le juge Hoffman, interprété par Frank Langella, préside ce fameux procès. Ce dernier distribue fréquemment des accusations d'outrage pendant toute la durée du litige. Difficile à croire, mais le film minimise le nombre d'accusations à outrage prononcé par le juge Julius Hoffman. À la fin du procès, les accusés et leurs avocats ont été inculpés de 175 citations à outrage au tribunal. Face à ces inculpations répétées, la Cour d'appel a préféré annuler ces incriminations. Elle a conclu que le juge avait fait preuve d'une « attitude dépréciatrice et souvent antagoniste envers la défense », d'une manière qui aurait pu biaiser l'avis du jury.

Jerry Rubin ne s'est pas fait piéger par une policière sous couverture

L'agent de police Daphne Fitzgerald, interprétée par Caitlin Fitzgerald, a été totalement inventée pour le film. En effet, Jerry Rubin, campé par Jeremy Strong, n'a pas été séduit par une policière sous couverture. Dans la réalité, trois agents des renseignements ont infiltré les manifestants et ont témoigné pendant le procès. L'équivalent le plus proche de cette protagoniste fictive est Robert Pierson. Ce dernier est devenu le garde du corps de Jerry Rubin. Pierson a laissé pousser ses cheveux et sa barbe pour son rôle d'infiltration, se déguisant alors en motard pour se mêler aux membres de cette organisation. Plus tard, Robert Pierson a pu répéter les nombreuses conversations des Yippies.

Bobby Seale a été ligoté pendant trois jours

Les Sept de Chicago : découvrez 5 différences marquantes entre le film et le véritable procès

Dans Les Sept de Chicago, Yahya Abdul-Mateen II joue Bobby Seale, l'un des dirigeants de l'organisation des Black Panthers. Dans le film, Bobby Seale est attaché et bâillonné après plusieurs réclamations, sur les ordres du juge Hoffman. Presque immédiatement après cet acte abusif, le procureur Schultz (incarné par Joseph Gordon-Levitt) ordonne l'annulation du procès de Bobby Seale. En réalité, le Black Panther est resté attaché et bâillonné pendant trois jours de procès avant que son accusation soit abrogée.

La liste des soldats morts n'a pas été lue lors du dernier jour

Les Sept de Chicago se conclut avec un acte politique supplémentaire de Tom Hayden, campé par Eddie Redmayne. Le personnage décide de lire à voix haute les noms des nombreux soldats américains tombés pendant la guerre du Vietnam. Alors que le juge Hoffman tente de mettre un terme à l'audience, de nombreux membres du public décident de se lever pour rendre hommage à leurs concitoyens morts au combat.

Si Aaron Sorkin choisit de placer cette scène à la toute fin de son film, en réalité, cette déclaration est prononcée beaucoup plus tôt dans le procès. Il décide de partager cette liste le 15 octobre 1969, et non le jour de la sentence, comme dans le long-métrage. De plus, ce n'est pas Tom Hayden qui lit cette énumération, mais David Dellinger, campé par John Carroll Lynch dans le long-métrage.

David Dallinger n'a jamais frappé un huissier de justice

Les Sept de Chicago : découvrez 5 différences marquantes entre le film et le véritable procès

Au cours d'un instant dramatique dans Les Sept de Chicago, David Dallinger, présenté comme un homme calme et réfléchi, finit par perdre son sang froid et frappe au visage un huissier de justice. Un acte qui appuie l'aspect dramatique de la séquence, qui ne s'est pourtant jamais déroulée durant le véritable procès. Mais ce choix fait référence à un autre moment de la vie de David Dallinger. L'instant où il a décidé de devenir non violent. Alors qu'il était étudiant à l'Université de Yale, une escarmouche a éclaté entre les étudiants de Yale et les citadins de New Haven. David Dallinger a frappé un homme et l'a assommé. Il déclara plus tard :

Je n'oublierai jamais l'horreur que j'ai ressentie à l'instant où mon poing a frappé une chaire solide. Quand ma victime est tombée, je me suis mis à genoux, j'ai levé sa tête et je l'ai bercé jusqu'à ce qu'il revienne à lui. Puis je l'ai raccompagné jusqu'à sa maison. Je ne l'ai jamais revu.

Ainsi, l'aspect du personnage dépeint dans Les Sept de Chicago colle parfaitement au véritable caractère de David Dallinger. Il a été reconnu coupable d'avoir franchi les frontières de l'Etat pour inciter des émeutes, mais la condamnation a été annulée.

Les Sept de Chicago est disponible sur Netflix depuis le 16 octobre 2020.

 

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