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Air Force One : Donald Trump a pris le film un peu trop au sérieux

Le premier degré a encore frappé

Air Force One : Donald Trump a pris le film un peu trop au sérieux

Dans "Air Force One", Harrison Ford incarne un chef d’État prêt à tout pour défendre sa famille, sa patrie et ses valeurs alors que son avion est pris d’assaut par des terroristes. Un divertissement grand public apprécié par plusieurs présidents américains, parmi lesquels Donald Trump, qui a suscité les moqueries de la star du film catastrophe.

Air Force One : 747 en péril

Sorti après Passager 57, Ultime Décision et Les Ailes de l’enfer, Air Force One est l’un des derniers films d’action hollywoodiens des années 90 centré sur une catastrophe aérienne. Celle du long-métrage est probablement la plus périlleuse, puisqu’elle concerne nul autre que le président des États-Unis.

Dans ce blockbuster réalisé par Wolfgang Petersen, expert en matière d’imprévus aux conséquences désastreuses (Das Boot, Alerte !, En pleine tempête), Harrison Ford prête ses traits à James Marshall. Après s’être opposé au régime terroriste du général kazakh Ivan Radek (Jürgen Prochnow) au cours d’un vibrant discours donné à Moscou, le chef d’État retourne à l’avion à sa disposition pour rentrer outre-Atlantique.

Mais peu de temps après le décollage, le Boeing 747 est détourné par des soldats menés par Ivan Korshunov (Gary Oldman). Ces sympathisants du général Radek laissent James Marshall pour mort. Alors que la vice-présidente Kathrynn Bennett (Glenn Close) tente de gérer la situation à distance depuis la terre ferme, le chef du gouvernement américain tente d’éliminer ses assaillants pour sauver son équipage et récupérer le contrôle de l’engin.

Air Force One
Air Force One © Walt Disney Pictures

Ce suspense en plein air est rythmé par l’affrontement entre l’interprète d’Indiana Jones et Gary Oldman, qui rappelle qu’il excelle dans les rôles de crapules après True Romance, Léon et Le Cinquième élément. Ennemis à l’écran, les deux acteurs sont devenus très proches durant le tournage. Harrison Ford va même jusqu’à affirmer que son partenaire de jeu est son meilleur adversaire fictif.

Le rappel d’Harrison Ford à Donald Trump

Succès international qui rafle plus de 315 millions de dollars au box-office mondial, Air Force One est un divertissement qui convainc plusieurs présidents des États-Unis. S’il adore le film, Bill Clinton n’hésite pas à pointer certaines incohérences. En fonction au moment de la sortie en 1997, le prédécesseur de George W. Bush assure que le véritable engin ne possède pas de rampe de parachute, ni de nacelles d’évacuation.

Donald Trump, de son côté, semble prendre le long-métrage au premier degré. Interrogé en 2015 par le New York Times sur son portrait favori d’un chef d’État américain dans une fiction, alors qu’il est en pleine campagne, le milliardaire ne s’oriente pas vers un choix réaliste à l’image du Lincoln de Steven Spielberg. Il déclare simplement et avec sérieux :

Mon préféré était Harrison Ford dans l’avion. J’adore Harrison Ford - et pas seulement parce qu’il loue mes propriétés. Il a défendu l’Amérique.

Fidèle à lui-même avec ces déclarations, Donald Trump provoque les moqueries du principal intéressé. De passage dans le talk-show matinal australien Studio 10 en décembre 2015, Harrison Ford répond avec nonchalance au mari de Melania Trump et lance, un brin sarcastique :

Donald, c’est juste un film. Cela ne se passe pas comme ça, dans la vraie vie.

Moins d’un an plus tard, Donald Trump devient le 45e président des États-Unis. Une élection qui, jusqu’au dernier moment, paraît elle aussi fictive pour beaucoup.

 

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