Budapest : le film est-il tiré d’une histoire vraie ?

Des EVG pas comme les autres...

Budapest : le film est-il tiré d’une histoire vraie ?

Pour son film intitulé « Budapest » (et sorti en 2018), Xavier Gens pose sa caméra dans la capitale hongroise. Son but : mettre en scène l’histoire d’une agence qui existe réellement dans la vraie vie.

Budapest : Manu Payet et Jonathan Cohen font la paire

Xavier Gens est un grand voyageur. Alternant productions françaises (Frontière(s)) et internationales (Hitman), il tourne à peu près partout en Europe. C’est ainsi que pour sa première comédie avec Budapest, il rejoint la Hongrie. S’inspirant des comédies loufoques comme Todd Philips ou encore Adam McKay, il s’entoure d’un casting solide avec Manu Payet, Jonathan Cohen, Monsieur Poulpe, Alice Belaidi et Alix Poisson. Malheureusement, le film ne connaît pas un succès fou au box-office et se retrouve même à être la cible de critiques pour ses clichés envers la Hongrie.

Budapest suit ainsi Vincent et Arnaud, deux amis qui décident de tout plaquer pour créer une agence qui organise des enterrements de vie de garçon délirants à Budapest. Toutefois, si les affaires grimpent vite, la situation dégénère rapidement sans que les deux amis n'arrivent à la contrôler.

Budapest
Budapest ©Labyrinthe Films

L’histoire d’une agence folle

Budapest est en partie tiré d’une histoire vraie : celle d’Alexandre Martucci et Aurélien Boudier, ex-pensionnaires de HEC. Ainsi, après avoir organisé un enterrement de vie de garçon original à l’un de leurs amis, ils ont une idée complètement tordue en 2010 : organiser des enterrements de vie de garçon pas comme les autres. En effet, après avoir constaté que dans ce secteur, les organisateurs avaient l’habitude de rester dans les clous et faire du classique (du paint-ball, du strip et puis c’est tout), ils décident d’aller plus loin.

Avec Alexandre et Aurelien, les EVG se traduisent donc par des destructions de voiture, des simulations de kidnapping ou bien des attaques de chiens. Victime de son succès, l'entreprise Crazy-EVG dépasse aujourd’hui les 200 000 clients et emploie 45 personnes. Ancien camarade d’HEC avec Alexandre, le scénariste Simon Moutaïrou contacte alors les deux amis d’enfance afin qu’ils racontent leur expérience, le but étant de mettre en scène une sorte de Very Bad Trip à la française. C’est ainsi que le projet Budapest voit le jour.

D’ailleurs, Alexandre et Aurelien font office de consultant sur le tournage dans la ville hongroise. Dans le magazine Telestar, ils avouent d’ailleurs que le film exagère volontairement les activités réelles de leur entreprise :

On s'adresse à des gens qui vont se marier et il est très important pour le succès de notre société que le mariage ait lieu. D'autre part, on n'accompagne pas les groupes sur place. En revanche, on a des structures sur place, des guides et des coordinateurs locaux, qui sont là pour encadrer nos groupes