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Jurassic Park 3 : le point de départ aurait pu être différent

Jurassic Park 3 : le point de départ aurait pu être différent

"Jurassic Park 3" est considéré par beaucoup comme le maillon faible de la première trilogie. Le scénario aurait pu démarrer autrement avec une précédente version qui montrait un autre visage d'Alan Grant. Retour sur cette idée abandonnée qui n'était pas si mauvaise.

Jurassic Park 3, une suite spéciale

Après les succès du premier Jurassic Park et de sa suite, Le Monde Perdu, un troisième épisode sorti le 8 août 2001 en France tombe sous le sens d'un point de vue commercial. Mais Steven Spielberg ne s'en occupe pas cette fois. C'est Joe Johnston, déjà pressenti pour s'occuper du second, qui s'attaque à l'univers derrière la caméra. Jurassic Park 3, contrairement aux deux précédents, ne se base pas sur un roman écrit par Michael Crichton. Malgré quelques références que les lecteurs vont retrouver sans soucis, cette histoire se veut originale. Dans le précédent, c'est Jeff Goldblum qui reprenait son rôle. Là, c'est uniquement Sam Neill qui est convoqué.

Jurassic Park 3 : le point de départ aurait pu être différent

Le scénario se positionne quelques années après le drame de San Diego, quand le T-Rex a semé la pagaille en ville à cause des agissements d'InGen. Plus aucun parc n'existe, les dinosaures font leur vie en autonomie sur l'île d'Isla Sorna. Alan Grant n'a pas abandonné ses recherches mais il peine à trouver des soutiens financiers pour prolonger ses travaux. Quand le couple Kirby (William H. Macy et Téa Leoni) lui promet un apport conséquent en échange d'un simple vol au-dessus de l'île, il se montre d'abord hésitant, puis accepte. Sauf qu'il se rend compte que les intentions du couple sont autres : les parents veulent retrouver leur fils de 12 ans, Erik (Trevor Morgan), disparu sur Isla Sorna. Pris dans un engrenage qu'il ne maîtrise plus, Alan Grant va mettre son expérience au service de la survie alors qu'une menace plus redoutable que le T-Rex va les traquer : un spinosaure. Ce nouveau dinosaure est vendu comme la star de ce troisième opus, pour apporter de la fraîcheur après des intrigues qui se sont largement reposées sur les tyrannosaures.

Avec un changement de réalisateur, une histoire qui tente des choses en se cherchant une originalité et des défauts identifiables, Jurassic Park 3 est une suite spéciale qui n'a pas vraiment sa place dans le cœur des fans.

Steven Spielberg voulait aller dans une autre direction

Jurassic Park 3 : le point de départ aurait pu être différent

Il en aurait peut-être été autrement si Steven Spielberg avait été à la tête en développant une autre trame. Son idée pour démarrer l'histoire était différente. Lorsqu'il était encore question qu'il s'en occupe, le film aurait pu s'attarder sur un Alan Grant qui était retourné sur Isla Nublar, l'île du premier épisode. Son expérience catastrophique sur place n'a pas créé un blocage et le paléontologue avait entrepris de poursuivre ses études alors qu'on lui avait interdit de le faire. Seul, il vivait désormais parmi les dinosaures tel un Robinson Crusoé qui se sert d'un arbre comme résidence. 

Un point de départ qui n'était pas mauvais, même si on ne sait pas comment l'intrigue aurait évolué ensuite. Spielberg n'arrive alors pas à déterminer quel chemin emprunter. Voyant que le projet ne prend pas une tournure positive, il se retire de la réalisation pour n'être simplement qu'un producteur. Sauf que le scénario reste l'un des gros problèmes du film. Des réécritures ont lieu sans cesse (rarement un bon signe) et on le ressent quand on découvre Jurassic Park 3. Généreux, ce dernier morceau de la trilogie ne peut pas tout cacher derrière ses scènes d'action. Avec un box-office mondial qui grimpe à 368.7 millions de dollars, il ne combat pas dans la même catégorie que les deux autres. Un échec, donc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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