Jusqu’ici tout va bien sur TF1 : comment est né le projet du film ?

Une très bonne idée

Jusqu’ici tout va bien sur TF1 : comment est né le projet du film ?

C’est dans son propre vécu qu’on trouve parfois l’inspiration… Mohamed Hamidi a sans doute pris ce credo au pied de la lettre lorsqu’il a choisi de réaliser le film "Jusqu’ici tout va bien" en 2019. En effet, c’est suite à une visite dans un hall d’immeuble de Bondy, qu’il a eu l'idée du scénario de son long-métrage.

Jusqu’ici, tout va bien : quand Gilles Lellouche et Malik Bentalha s’associent

Jusqu'ici tout va bien est le second long-métrage de Mohamed Hamidi. Ce dernier s’est révélé en 2016 avec La Vache, dans lequel il dirigeait notamment Malik Bentalha. Pour son second film, le réalisateur collabore à nouveau avec ce dernier, l’associant avec l’acteur Gilles Lellouche. Pour compléter le casting, Hamidi embauche d’autres noms connus tels que Sabrina Ouazani (qui a déjà travaillé avec Bentalha sur Pattaya et Taxi 5), Camille Lou, Hugo Becker ou bien encore Anne-Elisabeth Blateau.

Jusqu'ici tout va bien
Jusqu'ici tout va bien ©KissFilms

Jusqu'ici tout va bien suit Fred Bartel, PDG d’Happy Few, une agence de communication parisienne. Suite à un contrôle fiscal houleux, il est obligé de délocaliser son entreprise à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis. Fred et son équipe quittent alors leurs locaux branchés de Paris et débarquent apeurés « en terre inconnue ». Ils y font notamment la rencontre de Samy, un jeune banlieusard qui va vite leur apprendre les codes de leur nouvel environnement. C’est donc le début d’une rencontre inattendue entre deux modes de vie bien différents, qui vont devoir cohabiter et mettre fin à leurs préjugés respectifs.

Genèse du projet

Mohamed Hamidi a toujours été attentif aux jeunes de banlieue et à leur orientation professionnelle. Cofondateur du Bondy Blog (média en ligne qui a pour but d’être la voix des quartiers sensibles) et agrégé d’économie, le réalisateur de Jusqu’ici tout va bien a eu l’idée du film en 2008, après avoir rendu visite à un de ses amis qui travaillait en zone franche à Bondy.

Il s’est alors rendu compte que dans le hall de l’immeuble, plusieurs boîtes aux lettres d’entreprise y étaient inscrites. Toutefois, peu d’entre elles étaient réellement installées dans le bâtiment. C’est donc à partir de ce détail anodin que l’histoire de son film vit le jour, le réalisateur voulant relater la rencontre entre deux univers totalement opposés : la banlieue et Paris. Ce dernier l’explique d’ailleurs dans le dossier de presse du film :

À cette époque, avec les zones franches, on était dans une sorte de paradis fiscal. (…) Ce qui est paradoxal, voire comique, c’est le décalage entre l’intention de ces mesures qui tentent de redynamiser les quartiers et leur application qui renforce les inégalités qu’elles essaient de combattre. Je me suis toujours méfié du côté théorique et bien-pensant de la discrimination positive : certes, c’est une mesure de rattrapage, mais elle ne fait que traiter l’inégalité sans réellement s’attaquer à ses causes. Ces sujets sont sérieux et complexes, mais dans le film, je les évoque en mode comédie, c’est toujours plus efficace et moins moralisateur.

 

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