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L’Auberge espagnole : cet événement qui a inspiré Cédric Klapisch

L’Auberge espagnole : cet événement qui a inspiré Cédric Klapisch

Énorme succès de la comédie française, “L’Auberge espagnole” est pourtant née d’un heureux hasard. Cédric Klapisch a en effet trouvé l’inspiration de manière totalement inattendue.

L’Auberge espagnole : une histoire simple avec un gros cœur

Depuis le début de sa carrière en 1992, Cédric Klapisch propose un cinéma humain et attachant qui fait souvent mouche auprès du public français. En 1994, il réalise un film générationnel qui devient instantanément culte avec Le Péril jeune. 3 ans après l'échec publique et critique de Peut-être, le réalisateur français souhaite revenir à un cinéma plus simple avec L’Auberge espagnole. Pari réussi, le film est un carton et se fait une place au soleil sur la liste des feel-good movies hexagonaux. Avec 2,9 millions de spectateurs, il est un des plus gros succès au box-office français de 2002. En élargissant les chiffres à l’Europe, ce sont même près de 5 millions de personnes qui se délectent de son atmosphère joyeuse et tendre. Le long-métrage, plébiscité par le public, est également salué par la profession puisqu’il truste les nominations aux César de 2003. On le retrouve dans la sélection des catégories meilleur film, montage, scénario, réalisateur, et second rôle féminin pour Judith Godrèche. Une seule victoire néanmoins, celle de Cécile de France pour le meilleur espoir féminin.

Le film se penche sur Xavier (Romain Duris), un jeune Français qui part à Barcelone pour poursuivre ses études avec le programme Erasmus. Il y séjourne dans une collocation avec une Anglaise, un Danois, un Allemand, et un Italien. Histoires d'amitiés, d'amour, quête d'identité… Le scénario est un exemple d'équilibre, avec des personnages bien écrits servis par un casting sans fausses notes. Mais l’histoire de Xavier ne s'arrête pas là. Le film connait en effet deux suites, Les Poupées russes (2005) et Casse-tête chinois (2013).

L’Auberge espagnole dimanche 16 août sur C8 : cet événement qui a inspiré Cédric Klapisch

L’Auberge espagnole a un air de famille

L’idée du film est venue à Cédric Klapisch  lors d’une visite à sa sœur. Cette dernière faisait en effet une année d’étude avec le programme Erasmus et habitait dans une collocation avec d’autres étrangers à Barcelone. Ça ne vous rappelle rien ? Oui, c’est exactement le synopsis du film. Lors de sa visite, le réalisateur avait adoré l’énergie de cet endroit cosmopolite et y trouva matière idéale pour une comédie. Il s’est confié sur la genèse du film à nos confrères de Première.

Plus jeune, j'hésitais entre les métiers de photographe et de réalisateur. J'ai pu tourner des courts-métrages dans le cadre de mes études et j'ai rapidement eu envie de travailler dans ce domaine, mais après la fac de cinéma, j'ai raté le concours d'entrée à l'IDHEC (l'ancêtre de la Fémis). Je suis alors parti à New York pour suivre un cursus dédié au 7e art. Ça a duré deux ans, dans les années 1980, avec des hauts et des bas. Bien plus tard, ma sœur a vécu plusieurs mois à Barcelone, elle s'était inscrite à l'un des premiers programmes Erasmus. Quand je suis allée la voir, j'ai su que c'était plutôt sa vie en coloc' que je raconterai dans un film. J'avais quarante ans et ça m'a frappé : ce qu'elle vivait était bien plus intéressant que mes souvenirs d'étudiant solitaire s'adaptant dans une mégalopole quinze ans plus tôt ! Elle vivait dans un appartement avec plusieurs étudiants de nationalités différentes. Ils se partageaient le frigo, les tâches ménagères, ils parlaient tous un mélange d'anglais, d'espagnol, de français… Ça a vraiment donné les bases du film.

Au-delà du voyage

Le metteur en scène français poussera pourtant l’idée de départ au-delà de la simple histoire de dépaysement en y insufflant des ingrédients de récit initiatique.

C'est vraiment un film d'apprentissage comme on pouvait parler de roman d'apprentissage ou d'initiation. (...) Dans le film, il y a souvent un téléphone portable qui sonne, une conversation en coupe une autre. On passe d'une langue à une autre, d'une personne à une autre, d'un univers à un autre. On switche, on zappe constamment. Ce qu'apprend le personnage de Xavier, c'est que ce n'est pas forcément négatif.

Film d’été parfait qui nous rappelle forcément l’insouciance des vacances que l’on pouvait passer il y a encore quelques mois.

 

 

 

 

 

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