Le Grand bain sur TF1 : Benoît Poelvoorde n’en pouvait plus de la natation synchronisée

600 kilomètres de route pour chaque jour d'entraînement !

Le Grand bain sur TF1 : Benoît Poelvoorde n’en pouvait plus de la natation synchronisée

Les acteurs de Gilles Lellouche se sont entraînés dur afin de pouvoir assurer dans les bassins pour "Le Grand bain". Benoît Poelvoorde, l’un des membres de la bande, a failli abandonner rapidement d’après le réalisateur.

Le Grand bain : les rois du bassin

Après Narco, réalisé avec Tristan Aurouet, Gilles Lellouche repasse derrière la caméra en 2018 et signe son deuxième long-métrage avec Le Grand bain. En plus de retrouver Guillaume Canet et Benoît Poelvoorde, têtes d’affiche de son précédent film, le cinéaste réunit un casting impressionnant pour cette comédie dramatique où sept individus à la ramasse se rassemblent pour tenter d’apercevoir une nouvelle éclaircie.

Parmi eux, un vendeur de piscines avec une piètre estime de lui-même (Benoît Poelvoorde), un rocker qui ne sera "jamais David Bowie" d’après sa fille (Jean-Hugues Anglade), un cadre en pleine dépression (Mathieu Amalric) ou encore un père psychorigide plaqué par sa femme (Guillaume Canet)… Pour s’extraire de leur quotidien maussade, le petit groupe décide de se lancer dans la natation synchronisée et ambitionne même de représenter la France aux championnats du monde. L’équipe naissante peut compter sur le soutien de deux anciennes championnes brouillées pour les former : Delphine (Virginie Efira), alcoolique, et Amanda (Leïla Bekhti), paraplégique.

Le Grand bain
Le Grand bain © Studiocanal

Philippe Katerine – récompensé par le César du Meilleur second rôle masculin, Alban Ivanov, Félix Moati, Balasingham Thamilchelvan, Marina Foïs, Mélanie Doutey et Claire Nadeau complètent la distribution du Grand bain. Présenté hors compétition au Festival de Cannes, le long-métrage s’impose comme l’un des plus gros succès français de 2018, réunissant plus de 4,2 millions de spectateurs.

Une équipe pas tout à fait au point

Lors des préparations en amont du tournage, Gilles Lellouche s’aperçoit que la natation n’est pas vraiment la spécialité de certains membres du casting. Le réalisateur se souvient, cité par Allociné :

Je vous passe le fait que Balasingham Thamilchelvan, que j’avais trouvé au cours d’un casting sauvage, m’avait menti - en fait il ne savait pas nager – et que Félix (Moati) quant à lui, ne supportait pas de mettre la tête sous l’eau alors qu’il joue le pilier !

Pour être à l’aise dans les bassins, les comédiens se sont entraînés avec Julie Fabre, chorégraphe de l’équipe de natation synchronisée féminine olympique, et Cyril Vieu, préparateur physique. Les acteurs n'ont rien relâché durant sept mois selon le cinéaste, à raison d’une ou deux séances par semaine.

Benoît Poelvoorde à deux doigts de jeter l’éponge

Un rythme soutenu que Benoît Poelvoorde a du mal à suivre. Contraint de faire de longs trajets quotidiens entre la Belgique et la France pour participer aux entraînements, le comédien contacte Gilles Lellouche pour lui annoncer qu’il se retire du projet. De passage sur Europe 1, le réalisateur raconte  :

La deuxième semaine de tournage, Benoît Poelvoorde m’a appelé pour me dire qu’il abandonnait le film à cause de la cadence des entraînements. Benoît venait de Namur tous les jours, à 300 kilomètres de Paris.

L’équipe trouve heureusement une solution pour éviter à l’acteur de s’épuiser. Julie Fabre fait appel à sa sœur, professionnelle de natation synchronisée installée à une dizaine de kilomètres de Namur. Le cinéaste ajoute avec humour :

Il y avait une chance sur un milliard pour que cette femme ait une sœur qui vive à côté de ce gros Belge fénéant.

Interrogé par BFMTV pour la sortie du Grand bain, Benoît Poelvoorde assure qu’il n’aurait pas accepté le rôle s’il avait eu conscience de la préparation nécessaire :

Si j’avais su ce que c'était, je ne l’aurais pas fait. En dehors de mon amitié pour Gilles, si j’avais su ce que ça allait demander comme effort, j’aurais dit non.

Sans regret, il conclut néanmoins :

Dieu merci, je lis mal les scénarios.

 

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