Snatch : bagarre, blessure, amendes et prison, retour un tournage mouvementé

Un tournage dément pour un film culte

Snatch : bagarre, blessure, amendes et prison, retour un tournage mouvementé

Avec "Snatch - Tu braques ou tu raques", Guy Ritchie dévoile une galerie d’escrocs hauts en couleur. Des truands incarnés par Brad Pitt, Jason Statham ou encore Vinnie Jones, qu’il n’a pas été simple de garder concentrés durant le tournage.

Snatch : l’art du braquage et des bras cassés selon Guy Ritchie

En 1998, Guy Ritchie pose les bases de son univers avec Arnaques, crimes et botanique. Un long-métrage tourné pour moins d’un million de livres et qui en rapporte 18 millions au box-office britannique. Petites frappes hystériques au style soigné et affublées de pseudonymes représentatifs façon "la Hache" ou "le Casseur", accent cockney poussé à l’excès, histoires de dettes et magouilles fumeuses… Le réalisateur et scénariste fait sensation avec ce polar. Fort de son succès, il décide d’aller encore plus loin en 2000 avec Snatch - Tu braques ou tu raques.

Avec sa narration destructurée, ses effets de montage sur-vitaminés et ses fous furieux encore plus nombreux, le film s’est rapidement imposé comme une référence de la comédie criminelle. Le long-métrage est narré par Turkish (Jason Statham). Ce petit escroc se retrouve avec son partenaire Tommy (Stephen Graham) à devoir de l’argent à l’impitoyable "Tête de brique" (Alan Ford), qui règne en maître sur les combats clandestins dans la capitale anglaise.

Pour se refaire, les deux acolytes choisissent de miser sur Mickey O’Neill (Brad Pitt), un boxeur manouche qui a la fâcheuse habitude de "bouffer les mots". Mais alors qu’il est censé se coucher pour effacer la dette de Turkish et Tommy, le combattant a aussi la fâcheuse habitude de mettre ses adversaires K.O., en un coup. En parallèle, le voleur Franky "Quatre Doigts" (Benicio Del Toro) débarque à Londres. Le flambeur a pour objectif de se délester d’un diamant dérobé à Anvers. Un gros caillou qui suscite les convoitises de plusieurs terreurs du milieu.

Snatch - Tu braques ou tu raques
Snatch - Tu braques ou tu raques © Sony Pictures Entertainment

Dennis Farina, Vinnie Jones, Lennie James ou encore Jason Flemyng complètent ce casting de bras cassés et de professionnels avides. Des personnages hauts en couleur souvent plus à l’aise pour manier les mots que leurs armes.

Un tournage aussi rythmé que le film

Interprète de Sol, l’un des truands qui tente de délester Franky de son diamant, Lennie James a d’ailleurs été véritablement surpris par son fusil à pompe. Censé tirer un coup de feu chez des bookmakers avec son "canon antiaérien", le comédien ne s'attendait pas au recul. Il s’est malencontreusement blessé au niveau des parties intimes. Un moment spontané que Guy Ritchie a finalement gardé au montage.

Le réalisateur a souvent dû improviser pendant la préparation de Snatch. Lorsque Tony "Dents de plomb", l’homme de main incarné par Vinnie Jones, s’approche de la voiture de Sol et Vinny dans la dernière partie du film, il ne s’agit pas du comédien mais de sa doublure, d’après Screenrant. Fidèle à sa réputation, l’ancien footballeur du Wimbledon FC avait été arrêté la veille à cause d’une bagarre. Il reprenait encore ses esprits en détention durant le tournage de la scène.

Snatch - Tu braques ou tu raques
Snatch - Tu braques ou tu raques © Sony Pictures Entertainment

Un manque de discipline auquel le cinéaste derrière RockNRolla et The Gentlemen a dû s’adapter. Comme le rapporte Allociné, Guy Ritchie a notamment mis en place un système d’amendes sur le plateau. Toute personne faisant rater une prise ou perturbant le sérieux des équipes était susceptible d’écoper d’une contravention improvisée. Une règle à laquelle le metteur en scène en personne a été contraint de se soumettre, l'obligeant donc à raquer.

 

Voir aussi

Fear and Desire : Stanley Kubrick a détesté son premier long-métrage

Fear and Desire : Stanley Kubrick a détesté son premier long-métrage

Stanley Kubrick est l’un des plus grands réalisateurs de l’Histoire du cinéma, si ce n’est le plus grand. Sa carrière de cinéaste débute réellement en 1953 lorsqu’il réalise son premier long-métrage : "Fear and Desire". Un film qu’il a pourtant détesté et renié, au point de tout tenter pour le faire disparaître.