Un flic à la maternelle sur Gulli : Arnold Schwarzenegger était paniqué au début du tournage

Une expérience enrichissante

Un flic à la maternelle sur Gulli : Arnold Schwarzenegger était paniqué au début du tournage

Un Predator, Thulsa Doom et un T-1000 ne représentent aucun danger face à une classe d’élèves âgés de quatre à sept ans. Lorsqu’il a fait connaissance avec ses jeunes partenaires d’"Un flic à la maternelle", Arnold Schwarzenegger n’était pas serein, mais a su trouver une technique pour les mettre dans sa poche.

Un flic à la maternelle : Schwarzy dans la cour des petits

Au sommet de sa gloire à la fin des années 80, Arnold Schwarzenegger décide de développer sa fibre comique. Après Terminator, Commando ou encore Predator, l'acteur tente une incursion dans le genre avec Jumeaux, sous la houlette d’Ivan Reitman, réalisateur de Les Bleus et S.O.S Fantômes.

Le comédien et le cinéaste se retrouvent ensuite sur Un flic à la maternelle et Junior. Sorti en 1991 en France, le premier présente la star dans la peau de Richard Kimble, un policier mal rasé, malpoli et habitué à opérer dans les bas-fonds de Los Angeles. Alors qu’il parvient enfin à arrêter le trafiquant de drogue Cullen Crisp (Richard Tyson) après une traque sans relâche, Kimble apprend que Rachel, l’ex-femme du criminel, aurait pris la fuite avec leur fils Cullen Jr. et plusieurs millions de dollars.

Afin de la convaincre de témoigner contre Crisp, le flic est envoyé à Astoria, dans l’Oregon, où elle se serait installée. Et pour ne pas se faire repérer et mettre Rachel en danger, Kimble doit se faire passer pour un instituteur de maternelle. Un environnement autrement plus violent que celui auquel il est habitué…

Un flic à la maternelle
Un flic à la maternelle © Universal Pictures

Penelope Ann Miller, Pamela Reed, Linda Hunt et Carroll Baker complètent la distribution de ce long-métrage tourné à Astoria, quelques années après Les Goonies. Un film qui permet à Arnold Schwarzenegger de jouer avec son image badass, comme il le fera dans True Lies et Last Action Hero, et dans lequel il fait preuve d’une tendresse jusqu’alors insoupçonnée.

Un acteur en panique

Si l’alchimie entre l’acteur et les enfants – qui sont pour la plupart des comédiens non-professionnels – fonctionne à l’écran, c’est parce qu’elle est réelle. Arnold Schwarzenegger s'attache véritablement à eux, et réciproquement. Pourtant, la partie est loin d’être gagnée lorsque le tournage débute.

Interrogé par le Los Angeles Times pour la sortie du long-métrage aux Etats-Unis en décembre 1990, la star avoue que sa rencontre avec sa classe l’a quelque peu fait transpirer. Le comédien possède plusieurs points communs avec son personnage. Comme Kimble, il est Autrichien et son père est policier. Et comme lui, il n’a à l’époque absolument pas l’habitude d'échanger avec des interlocuteurs aussi jeunes. Raison pour laquelle il n’est pas vraiment serein lors de ce premier contact, comme il l’explique :

Tout le monde vous dit de ne jamais travailler avec des enfants ou des animaux. (…) Mais Ivan se sentait à l’aise avec les enfants. Il est lui-même père de famille et a emmené ses enfants à la maternelle. (…) J’ai senti qu’il savait exactement comment les gérer. (…) Quand je suis arrivé, je transpirais. Je me sentais comme le personnage dans le film.

Mais plutôt que de hurler à l’image de ce flic propulsé en milieu hostile, où la peinture gicle et les goûters sont volés, Arnold Schwarzenegger a une idée. Pour nouer des liens avec eux, il se met à leur faire faire des exercices physiques, et le stratagème fonctionne. Un autre point commun qu’il partage avec Richard Kimble.

Un flic à la maternelle
Un flic à la maternelle © Universal Pictures

Les règles d’Ivan Reitman

Contrairement à ce que laisse penser Arnold Schwarzenegger, Un flic à la maternelle n’a pas été qu’une partie de plaisir pour Ivan Reitman. En effet, le réalisateur s'aperçoit très vite que diriger des enfants entre quatre et sept ans s'avère compliqué. Il assure s’être montré un peu trop confiant, toujours auprès du Los Angeles Times :

J’avais travaillé avec des enfants de 12 et 13 ans sur Arrête de ramer, t’es sur le sable, et ça s’était bien passé.

Mais après le premier jour de tournage, le cinéaste est lui aussi "en sueur". Il met donc des règles en place, à propos desquelles il ajoute :

J’ai développé les règles de tournage Reitman : écouter, jouer naturellement, connaître son personnage, ne pas regarder la caméra et être discipliné.

Le plus beau métier du monde

Finalement, Arnold Schwarzenegger garde un excellent souvenir d’Un flic à la maternelle. En 2015, la star va même jusqu’à dire qu’il s’agit de son film préféré dans lequel il a joué. Il affirme à ce sujet :

À l'époque on ne me proposait jamais de faire de comédies parce que les studios gagnaient beaucoup plus d'argent quand je jouais dans des films d'action. Et quand j'ai rencontré Ivan Reitman sur Jumeaux, j'étais au paradis. C'est un réalisateur brillant et être avec tous ces enfants était une expérience enrichissante.

Pour le trentième anniversaire du long-métrage célébré en décembre 2020, l’acteur fait par ailleurs une surprise à ses partenaires en s’invitant dans une réunion virtuelle organisée par Yahoo. Un événement au cours duquel l’instituteur enfoui refait surface et ne manque pas de prendre des nouvelles de ses anciens élèves.

 

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