Une affaire française sur TF1 : Michaël Youn évoque ses souvenirs personnels du drame

Le comédien raconte son personnage et ses souvenirs de l'époque

Une affaire française sur TF1 : Michaël Youn évoque ses souvenirs personnels du drame

C’est la mini-série évènement de TF1 ! Diffusée depuis le 20 septembre, « Une affaire française » ne laisse indifférent aucun téléspectateur qui l’a visionné. Il faut dire que le show est inspiré de l’un des faits divers les plus sordides de l’Hexagone. Un véritable drame dont Michaël Youn, présent au casting, se souvient bien.

Une affaire française : un crime sordide

Une affaire française revient sur le meurtre de Grégory Villemin, 4 ans, dont le corps sans vie a été retrouvé dans une rivière des Vosges le 16 octobre 1984. Très rapidement, les médias s’emballent, les photos du corps de Grégory paraissant dans la presse et mettant en émoi l’opinion publique. Par la suite, une enquête intensive est menée, entre appels téléphoniques et lettres d’un mystérieux corbeau, piste menant à un suspect qui sera assassiné par le père de la victime, et accusations contre Christine Villemin, la propre mère de Grégory. Bref, un véritable feuilleton en temps réel...

Une affaire française
Une affaire française ©TF1

Alors que, jusqu’à aujourd’hui, le coupable de ce terrible assassinat n’a toujours pas été identifié, l’affaire Grégory a surtout pointé les nombreuses failles des institutions judiciaires du pays. En effet, d’une part, le juge d’instruction en charge du dossier s’est retrouvé rapidement dépassé (ce qui a entrainé son suicide en 2017). D’autre part, l’enquête fut l’objet d’une véritable guerre entre les différents services de police, ce qui a bien évidemment ralenti les investigations. Entre les deux, les médias ont fortement été critiqués pour leur sensationnalisme exacerbé durant une affaire jugée particulièrement sordide. Cela a d'ailleurs considérablement compliqué le travail des autorités. Paradoxalement pourtant, cette affaire a fait évoluer certaines choses, notamment au sein de la police scientifique. Les lois sur la présomption d'innocence et le secret de l'instruction ont également été renforcées.

L’affaire Grégory est surtout rentrée de plain pied dans la culture populaire. En effet, avant Une affaire française, Netflix s’était déjà emparé du sujet avec la mini-série documentaire Grégory qui retraçait cette terrible histoire.

Les souvenirs de Michaël Youn

Présente depuis le 20 septembre sur TF1, Une affaire française a déjà diffusé quatre épisodes sur les six prévus. Ces derniers ont d’ailleurs bénéficié d’audiences correctes avec notamment 4,1 millions de téléspectateurs pour le premier épisode. Des chiffres honnêtes, surtout que la mini-série a en face d’elle l’incontournable émission L’amour est dans le pré, sur M6.

Michaël Youn fait partie de la distribution 5 étoiles de la série, accompagné d’acteurs tout aussi incontournables tels que Guillaume de Tonquédec, Laurence Arné, Blandine Bellavoir, Gérard Jugnot, Michel Vuillermoz ou bien encore Gilbert Melki. Dans un rôle particulièrement inhabituel lorsqu’on connaît sa filmographie, Michaël Youn interprète le célèbre journaliste Jean-Michel Bezzina, qui était convaincu de la culpabilité de Christine Villemin. Jouer ce personnage a été d’autant plus particulier que le comédien a quelquefois puisé dans son propre vécu. En effet, il avait 11 ans lorsque depuis son petit écran de télévision il a vu cette affaire éclater. Interviewé par Le Figaro, il relate ses souvenirs dans le moindre détail :

Je suis né en 1973. Quand l’affaire a éclaté, j’ai vécu cette histoire en direct devant mon téléviseur. Les chaînes étaient devenues les ancêtres de CNews et BFM. J’ai vu comment l’omniprésence de la presse, sa collusion avec la justice, la guerre entre la police et la gendarmerie ont détruit des familles, des vies : le meurtre de Bernard Laroche, le suicide du juge. On a harcelé des gens qui n’étaient pas prêts. Ces caméras, ces micros, c’était de la science-fiction pour eux. Ils ne savaient pas comment réagir en ouvrant leur porte. Ils croyaient parfois avoir l’obligation de répondre.

Une préparation minutieuse

Pour interpréter Jean-Michel Bezzina dans Une affaire française, Michaël Youn n’a pas fait les choses à moitié. Ainsi, il a tout fait pour s’imprégner du personnage qu’il incarne :

Mon personnage a véhiculé la théorie selon laquelle c’était la mère qui aurait pu assassiner son fils. Il était intéressant d’analyser le cheminement de sa pensée car il était sincère. Comment peut-on se tromper en restant sincère ? Je voulais trouver sa psychologie, tout en restant crédible et en dégageant de l’empathie. J’ai envie que le spectateur se dise : « Il a peut-être raison ». Il faut que je fasse plus que lui trouver des circonstances atténuantes, il faut que je lui trouve une possibilité d’avoir raison.

Également, le comédien a fait des recherches pour se fondre dans la peau du journaliste :

Je l’ai beaucoup étudié. Il y a plus de 3000 articles sur cette affaire, il en a bien écrit 400. Ce n’était pas qu’un travail de fabrication d’un personnage mais aussi ma propre curiosité.

Une bonne préparation donc, pour un acteur qui a opéré un virage dramatique intéressant ces dernières années, jouant des personnages bien plus profonds que par le passé.

 

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