ABONNEZ-VOUS À CINESERIES SUR FACEBOOK

Wonder Woman : pourquoi le film a été interdit dans certains pays du Proche-Orient ?

Gal Gadot fait polémique

Wonder Woman : pourquoi le film a été interdit dans certains pays du Proche-Orient ?

Sorti en 2017, "Wonder Woman" a connu un énorme succès au box-office. Néanmoins, le film a été boycotté dans certains pays, notamment ceux situés dans la zone du Proche-Orient. En cause : le passé militaire de Gal Gadot qui avait combattu pour l'armée israélienne durant sa jeunesse. Autant dire que pour la plupart des pays arabes qui sont en guerre avec Israël depuis des décennies, ça ne passe pas.

Wonder Woman : une nouvelle adaptation réussie de la super-héroïne

À la différence de Batman et Superman, Wonder Woman a connu peu d'adaptations au cinéma et à la télévision. En effet, il faut remonter à 1977 pour voir l'apparition de la super-héroïne dans la série télévisée éponyme. À l'époque, c'est Lynda Carter qui jouait le célèbre personnage. Le film de 2017 est toutefois la première adaptation cinématographique de l'Histoire de la super Amazone. 

Avec Gal Gadot en tête d'affiche, Wonder Woman est le premier film de super-héros réalisé par une femme. Cet évènement historique aurait pu se dérouler dès 2013, et au sein de l'écurie Marvel. En effet, Patty Jenkins avait signé pour mettre en scène Thor : Le Monde des Ténèbres. Seulement, en raison de désaccords artistiques avec "La Maison des Idées", la réalisatrice avait claqué la porte du studio. Cinq ans plus tard, elle est donc passée dans le camp de "l'ennemi" DC.

Le résultat sera payant puisqu'en plus d'un retour critique positif , Wonder Woman amassera 821,8 millions de dollars à travers le monde. Jusqu'à la sortie d'Aquaman en 2018, il sera le plus grand succès cinématographique de l'Histoire de DC Comics. Un exploit quand on sait qu'avant ce long-métrage, le studio avait connu des succès "mitigés" avec Man of Steel, Batman v Superman et Suicide Squad.

Wonder Woman
Wonder Woman ©DC Films

Censure dans plusieurs pays arabes

La sortie mondiale de Wonder Woman s'est accompagnée d'une controverse dans certains pays. En effet, Gal Gadot avait effectué son service militaire au sein de l'armée israélienne lorsqu'elle avait 18 ans. Par la suite, elle était devenue instructrice au combat pour les jeunes recrues. Dès lors, l'actrice a régulièrement signalé son attachement au Tsahal par le biais des réseaux sociaux. En particulier lors de conflits qui opposaient Israël et la Palestine dans la bande de Gaza. Ainsi, en 2014, elle publia ceci :

J’envoie mon amour et mes prières à mes concitoyens israéliens. Particulièrement à tous les garçons et les filles qui risquent leur vie pour protéger mon pays contre les actes terrifiants du Hamas, qui se cachent comme des lâches derrière des femmes et des enfants… Nous surmonterons tout ça ! Shabbat Shalom ! weareright#freegazafromhamas#stopterror#coexistance#loveidf

Par conséquent, cette déclaration est ressortie en 2017 et a provoqué un tollé dans des pays tels que le Liban et la Jordanie qui ont immédiatement décidé d'interdire la sortie du film chez eux. En Algérie, Wonder Woman a été déprogrammé d'un festival. Certes, un problème de procédure a été mis en avant pour expliquer cet incident. Toutefois, une pétition de certains ressortissants algériens avait été lancée pour dénoncer les prises de positions passées de Gal Gadot.

Il faut toutefois rappeler que dans la grande majorité des pays arabes, la sortie du blockbuster s'est faite sans heurt. En Egypte et en Arabie Saoudite par exemple (deux pays qui ne sont pas les plus grands amis du monde avec le gouvernement israélien), les projections ont été maintenues.

Une polémique... également aux Etats-Unis

La Jordanie et le Liban n'ont pas le monopole de la controverse au sujet de la diffusion du film. En effet, dans certaines séances américaines organisées par la chaîne Alamo Drafthouse, les hommes n'ont pas eu le droit d'assister aux projections. Un véritable scandale sexiste qui a obligé la chaîne à présenter rapidement ses excuses, et en rappelant que cela n’avait rien à voir avec l’égalité. Il s'agissait, pour Alamo Drafthouse, de célébrer un personnage qui signifiait beaucoup pour un grand nombre de femmes depuis les années 40.  

 

Voir aussi

Jeux interdits : cette méthode traumatisante pour tourner la dernière scène

Jeux interdits : cette méthode traumatisante pour tourner la dernière scène

Grand film de René Clément, "Jeux interdits" révéla Brigitte Fossey alors qu'elle n'était qu'une enfant. Sur le tournage, ce n'était pas toujours facile de lui faire exprimer certaines émotions. Pour la scène finale, le réalisateur opta pour une méthode qui aurait pu la traumatiser.