Sherlock Holmes : pourquoi Netflix est poursuivi en justice ? - CinéSéries
ABONNEZ-VOUS À CINESERIES SUR FACEBOOK

Sherlock Holmes : pourquoi Netflix est poursuivi en justice ?

Sherlock Holmes : pourquoi Netflix est poursuivi en justice ?

L'univers de Sherlock Holmes sera exploré de manière moins traditionnelle dans "Enola Holmes", le film sur la sœur du célèbre détective dont les droits sont détenus par Netflix. La firme se retrouve à cause de ça dans l'embarras et poursuivi en justice. On vous explique de quoi il en retourne.

Enola Holmes, c'est quoi ?

Soeur illégitime de Sherlock, Enola Holmes a été inventée par l'écrivaine Nancy Springer, habituée à détourner des univers connus. Ses romans seront repris pour le film qui porte le nom de cette jeune héroïne. Incarnée par Millie Bobby Brown, elle va enquêter dans ce scénario sur la disparition de sa mère le jour de ses 16 ans. Avec son sens de la débrouille et son esprit de déduction, elle va chercher à découvrir la vérité. Loin de Londres, sa ville, elle va mettre le doigt sur une dangereuse conspiration. Le film réalisé par Harry Bradbeer ne fera pas l'impasse sur Sherlock Holmes, le rôle ayant été confié à Henry Cavill. Mais ce projet est vu d'un mauvais œil par les descendants de Sir Arthur Conan Doyle, l'écrivain légendaire qui a créé le personnage de Sherlock.

Netflix poursuivi en justice

Pour comprendre d'où débute la polémique, il faut remonter bien avant la mise en chantier de ce film. Quand les romans sur Enola Holmes sont parus, les détenteurs des droits de Sherlock Holmes (la famille de Doyle) n'ont pas du tout apprécié la démarche. Cette version dérivée est contestée car elle surfe sur le succès d'une licence dont elle n'a pas les droits. Les livres de Nancy Springer sont vraiment devenus très populaires et adorés par le public, ce qui amplifie le problème. Même si depuis 2014 les droits des livres originaux avec Sherlock Holmes sortis avant 1923 sont tombés dans le domaine public, la famille Doyle est en droit de réclamer des choses devant le tribunal car le personnage a continué de vivre après l'année 1923. Pour les textes publiés après cette date, les droits d'auteur sont toujours d'actualité. À partir de là, Nancy Springer a déjà été la cible d'une plainte. Désormais, avec Netflix qui a décroché les droits de distribution d'Enola Holmes, la firme américaine se retrouve aussi dans l’œil du cyclone.

La raison ? Le portrait de Sherlock Holmes serait trop sympathique et "humain", donc pas en adéquation avec ce qu'est le personnage dans les œuvres post-1923. Le clan Doyle estime qu'il doit se faire entendre et vient de déposer une plainte pour violation de droits d'auteur et de marques déposées. Sont ciblés Nancy Springer, le studio Legendary Pictures à l'initiative de l'adaptation Enola Holmes et Netflix, détenteur des droits du film.

La sortie d'Enola Holmes sur la plateforme est programmée pour septembre prochain, sans date précise. Cette affaire pourrait avoir des répercussions sur la mise en ligne mais la tendance actuelle est davantage à une diffusion. Ce n'est pas la première fois que Netflix doit se présenter devant les tribunaux pour des problèmes liés à leur contenu. Au bout du compte, on connaît quasiment le dénouement : un accord devrait être trouvé pour que le film soit bien présent dans leur catalogue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir aussi

Little Monsters : le réalisateur de Toy Story 4 s'attaque aux monstres d'Universal

Little Monsters : le réalisateur de Toy Story 4 s'attaque aux monstres d'Universal

Universal est sur une grande lancée avec ses monstres ! Le succès de "Invisible Man" a enfin initié quelque chose et un nouveau projet s'ajoute à la liste de ceux en préparation. Le réalisateur de "Toy Story 4" va mener "Little Monsters", un film de genre pour le grand public.