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Cold War : un amour à la polonaise en Blu-ray

Aux commandes de Cold War n’est autre que Pawel Pawlikowski déjà connu pour avoir dirigé le récompensé Ida (2013). Aidé par Janusz Glowacki (L'homme du peuple) durant le processus d’écriture, le réalisateur signe un nouveau coup de maître puisque de son application découlent trois nominations aux Oscars et deux aux BAFTA Awards. Les critiques encensent la qualité du long-métrage et les résultats au box-office sont positifs avec plus de 12,6 millions de dollars récoltés à travers le monde. Cold War : présentation et critique 1949. Un casting dirigé entre autres par un chef d’orchestre et pianiste est mené en pleine guerre froide.…

Note de la rédaction

Film
Vidéo
Audio
Bonus

« Cold War » fait partie de ses films où la curiosité sera récompensée bien qu’il loupe le coche quant à l’exploration de ses personnages principaux. Son passage en haute-définition est remarquable, un délice pour les yeux et les oreilles encore réhaussé par la présence de compléments pertinents.

Note spectateur : Sois le premier !
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La culture polonaise est un mystère pour vous ? L’éditeur Diaphana vous y immerge sans plus tarder grâce au remarqué « Cold War » où s’allient musique et romance dans un spectacle dramatique poignant désormais en Blu-ray et DVD.

Aux commandes de Cold War n’est autre que Pawel Pawlikowski déjà connu pour avoir dirigé le récompensé Ida (2013). Aidé par Janusz Glowacki (L’homme du peuple) durant le processus d’écriture, le réalisateur signe un nouveau coup de maître puisque de son application découlent trois nominations aux Oscars et deux aux BAFTA Awards. Les critiques encensent la qualité du long-métrage et les résultats au box-office sont positifs avec plus de 12,6 millions de dollars récoltés à travers le monde.

Cold War : présentation et critique

1949. Un casting dirigé entre autres par un chef d’orchestre et pianiste est mené en pleine guerre froide. À la recherche de jeunes talents, Wiktor (Tomasz Kot) craque pour la voix et l’esprit vif de Zula (Joanna Kulig) dont la personnalité éclipse nombre de ses rivaux. L’éternité n’est pas nécessaire pour que tous deux tombent dans les bras l’un de l’autre maintenant que la femme a rejoint le groupe folklorique professionnel. Leur relation paraît idyllique jusqu’à ce que secrets, traîtrises et abandons s’enchaînent à répétition et ce pour les vingt années à venir.

Construit de façon épisodique, Cold War explore l’évolution de la musique sur deux décennies par le biais des pérégrinations du couple. Cet élément marquant s’étend du folk polonais, aux chants nourris de propagande stalinienne jusqu’au jazz parisien qui, à défaut d’être contrôlé par le pouvoir politique, sonne creux aux oreilles de la protagoniste. Elle ne s’y retrouve pas, s’y perd et grince des dents à l’idée de devoir interpréter les titres de son répertoire dans une langue qui lui échappe. Cet attachement à ses origines l’oppose d’ailleurs à son compagnon qui, lui, aspire à une nouvelle vie où sa popularité le rapproche d’un milieu français huppé auquel l’interprète n’adhère pas. Pourtant, c’est cet amour pour l’art en question qui les rapproche au point de considérer leur album comme leur « bébé ». Du moins s’agit-il là du point de vue de Wiktor puisque l’opinion de Zula diffère au point d’en devenir un sujet de tension et de dissolution.

En outre, les aléas rencontrés par le duo constituent l’unique véritable focus de cette heure et demie. Ils éclipsent la dénonciation politique en ne la creusant pas suffisamment, les enjeux de la guerre froide sont presque totalement invisibilisés et il n’y a pas d’autres filons scénaristiques ni de personnages secondaires à proprement parler. Les principaux ne sont pas pour autant approfondis puisque leur passé demeure flou et, paradoxalement, le lien les unissant est peu exploité en-dehors des drames. Les ellipses étant fréquentes, le script ne s’attarde pas sur la romance. Dès lors, le public peine à comprendre le fait qu’ils soient si obsédés l’un par l’autre alors que (presque) tout ce qui lui est donné de voir est négatif. Il est détaché, mis à distance si ce n’est brièvement à Paris où il fait enfin son entrée dans leur intimité.

La structure du métrage est répétitive mais réussit à maintenir l’intérêt de l’audience avec sa succession de périodes, sa multitude de décors et sa bande originale. Peut-être certains se perdront en cours de route (surtout s’ils ne s’attachent pas aux personnages). Le travail de composition des plans de Lukasz Zal (La Passion Van Gogh) est excellent : l’un des points forts c’est indéniable.

Les éditions commercialisées

Édité par Diaphana, Cold War rejoint les bacs français en Blu-ray et DVD en ce mois de mars 2019. Il n’y a tristement pas d’extras au programme comme un digipack, une exclusivité FNAC ou même un steelbook. Tous ne peuvent subir le même traitement de faveur que le blockbuster Les Crimes de Grindewald (2018) à paraître dans d’indénombrables variantes. Dans le cas présent, la galette bleue se suffit largement à elle-même.

De gauche à droite : DVD, Blu-ray

Test Vidéo/Audio

Filmée en numérique via une caméra Arri Alexa XT, l’œuvre dispose d’un master final en 4K à en croire les indications techniques partagées par IMDb. Le résultat d’une telle capture fait regretter l’absence de disque dans cette même résolution car, oui, nous sommes confrontés à une référence vidéo que la compression maîtrisée ne ternit pas. Au format 4/3 (présence de « barres noires » à gauche et à droite de l’écran), ces images présentent des nuances de noirs, gris et blancs donnant vie à Cold War. La palette en adéquation avec la situation géopolitique ne se résume pas à une unité visuelle puisqu’elle adopte des tons tantôt mornes en Pologne puis boostés à Paris. Les conditions de vie dans le premier pays sont encore précaires tandis que celle dans la capitale sont supposées être libératrices.

La réussite technique ne s’arrête pas là puisque la profondeur, le piqué et la délinéation ne pourraient être supérieures à ce qui est montré sur ce Blu-ray en l’absence de HDR. En outre, les plans regorgent de détails tout en finesse qui ne manqueront pas de vous sauter au visage lors des gros-plans où l’impression de palpabilité atteint son paroxysme.

Aucun doublage français n’est disponible, choix artistique sûrement motivé par l’accent mis sur les titres polonais traditionnels puisqu’il s’applique également à l’étranger. Le spectateur a donc le choix entre deux pistes dans cette langue présentées respectivement en DTS-HD 2.0 et 5.1. La dernière mentionnée est incroyable puisqu’elle rend justice à un audio très contrasté caractérisé par des scènes chantées intenses et sans grésillements peu importe la hauteur de la voix. Les numéros de danse dynamiques s’en sortent aussi avec aisance. En parallèle, le film repose sur de longues scènes sans musique où seuls les bruits environnants sont restitués avec minutie. Notes de musique, souffle du vent, bruit de l’eau lors d’une baignade incongrue… L’atmosphère est efficace tant elle enveloppe par sa simplicité et son naturel.

Test Bonus

Bon point pour l’éditeur puisqu’une demi-heure de suppléments est mise à disposition. Si l’absence d’interventions de Kulig et de Kot se fait un peu remarquer, le tout permet un approfondissement convaincant grâce aux commentaires du réalisateur et du professionnel français.

  • Making of (12:56 min) : immersion agréable au cœur du tournage devant/derrière la caméra (répétitions de danse, mise en scène…) et brève discussion autour des choix musicaux, du casting de l’actrice principale et de l’entité solidaire formée par l’ensemble de l’équipe.
  • Regard sur le film, par Pierre Murat (16:58 min) : le critique de cinéma analyse finalement le long-métrage. Il s’arrête notamment sur la gestion du temps, l’aspect politique explicite, l’art sur la sellette aussi bien en France qu’en Pologne et la photographie en noir et blanc.
  • Bande-annonce (1:56 min) : en HD.

Cold War est disponible ici en DVD et Blu-Ray à partir du 5 mars 2019.

Aux commandes de Cold War n’est autre que Pawel Pawlikowski déjà connu pour avoir dirigé le récompensé Ida (2013). Aidé par Janusz Glowacki (L'homme du peuple) durant le processus d’écriture, le réalisateur signe un nouveau coup de maître puisque de son application découlent trois nominations aux Oscars et deux aux BAFTA Awards. Les critiques encensent la qualité du long-métrage et les résultats au box-office sont positifs avec plus de 12,6 millions de dollars récoltés à travers le monde. Cold War : présentation et critique 1949. Un casting dirigé entre autres par un chef d’orchestre et pianiste est mené en pleine guerre froide.…

Note de la rédaction

Film
Vidéo
Audio
Bonus

« Cold War » fait partie de ses films où la curiosité sera récompensée bien qu’il loupe le coche quant à l’exploration de ses personnages principaux. Son passage en haute-définition est remarquable, un délice pour les yeux et les oreilles encore réhaussé par la présence de compléments pertinents.

Note spectateur : Sois le premier !

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