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Donnie Darko en Blu-ray : welcome to the mad world

Disparu des radars depuis maintenant une décennie, Richard Kelly a laissé son empreinte dans le paysage du septième art avec ses réalisations (qu’il a également écrites) Southland Tales (2006) et le plus méconnu The Box (2009). Cependant, s’il en est un qui a particulièrement marqué les esprits et s’est approprié les éloges, il s’agit sans nul doute de Donnie Darko (2000) avec sa tête d’affiche alors novice : un Jake Gyllenhaal âgé de seulement 20 ans qui ne cessera ultérieurement de faire ses preuves avec notamment La Rage au ventre en 2015. Produit par la société Flower Films de Drew Barrymore…
Film
Vidéo
Audio
Bonus

Pour cette nouvelle édition haute-définition, Carlotta Films a visé l’excellence et peut être fier d’y être parvenu avec la qualité technique irréprochable du Blu-ray et ses suppléments à gogo. À revisionner encore et encore.

Note spectateur : Sois le premier !
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Le Destin n’attend plus. Quelques mois après la ressortie au cinéma du phénomène cinématographique « Donnie Darko », le thriller psychologique aux pincées de fantastique s’offre une glorieuse édition Blu-ray. Que vous soyez hantés ou non par un lapin humanoïde, ne manquez ça sous aucun prétexte.

Disparu des radars depuis maintenant une décennie, Richard Kelly a laissé son empreinte dans le paysage du septième art avec ses réalisations (qu’il a également écrites) Southland Tales (2006) et le plus méconnu The Box (2009). Cependant, s’il en est un qui a particulièrement marqué les esprits et s’est approprié les éloges, il s’agit sans nul doute de Donnie Darko (2000) avec sa tête d’affiche alors novice : un Jake Gyllenhaal âgé de seulement 20 ans qui ne cessera ultérieurement de faire ses preuves avec notamment La Rage au ventre en 2015.

Produit par la société Flower Films de Drew Barrymore (Bliss), le long-métrage se fait peu remarquer lors de son passage éclair dans les salles obscures américaines. Si les recettes sont extrêmement faibles (517,3 milles dollars), elles ne suffisent pas à refroidir le public britannique qui l’accueille bien plus chaleureusement. En effet, les retours y frôlent la barre des 1,8 millions. Très bon score pour un film indépendant dont la popularité ne fera que s’accroître au fil des ans.

Donnie Darko : présentation et critique

Scénario ★★★★★

Dans l’Iowa, le 2 octobre 1988, Donald « Donnie » Darko (Jake Gyllenhaal) échappe de peu à la mort lorsqu’une turbine d’avion de ligne s’écrase dans sa chambre. Élément déclencheur de l’intrigue, cette survie est due à la voix de Frank, un ami imaginaire à l’apparence angoissante, qui lui a ordonné de quitter les lieux avant l’accident. Celui-ci lui révèle brusquement que la fin du monde adviendra dans précisément 28 jours, 6 heures, 42 minutes et 12 secondes. La présence de cet être étrange à ses côtés durant ce laps de temps l’entraînera à commettre des actes répréhensibles jusqu’à un point de non-retour.

Donnie Darko est à l’opposé d’une œuvre lycéenne stéréotypée à la Grease (1978) où le personnage principal se donne pour objectif de parfaire son physique dans le but de séduire la fille de ses rêves. Ici, nous avons affaire à un adolescent paranoïaque et schizophrène. Les professeurs eux-mêmes ne sont pas lisses et offrent une panoplie de représentations variées. L’un est déstabilisé par son étudiant dont les réflexions le dépassent, la seconde à l’esprit étriqué et l’autre… Eh bien, disons que ses méthodes ont tout d’une révolution selon un établissement qui y est complètement réfractaire. Au-delà de son riche éventail de personnages (soutenus par un casting irréprochable), l’œuvre aborde une philosophie pessimiste du voyage dans le temps où il ne vaut mieux pas bousculer le cours naturel des choses. S’opposer à l’inévitable entraîne des catastrophes et le meilleur choix à faire ne peut être que celui de se sacrifier pour le bien de tous.

Les éditions commercialisées

Depuis longtemps Carlotta Films cajole ses habitués avec des éditions soignées à en faire rougir ses concurrents. Et ce n’est pas cette fois-ci que les bonnes habitudes se perdront ! Si beaucoup se contenteront du double DVD ou du double Blu-ray (tous les deux habillés d’un fourreau cartonné), certains se tourneront vers l’ultra collector limité au visuel exclusif splendide créé par Olivier Cartheret. Ce dernier ne manque pas d’attrait puisqu’il rassemble les deux générations de supports physiques mentionnés plus haut, un livre richement illustré ainsi qu’un coffret exclusif, quatorzième de sa collection dans laquelle on retrouve Christine (1983) de John Carpenter (bientôt épuisé). L’absence d’Ultra HD est regrettable mais n’est pas à incomber à l’éditeur puisqu’un master 4K est actuellement indisponible.

De gauche à droite : 2 DVD, 2 Blu-ray, Coffret limité + 2 Blu-ray + 2 DVD + Livret (200 pages)

Test Vidéo/Audio

Vidéo ★★★★★ Audio ★★★★☆

Des détails concernant la restauration ont été fournis par l’éditeur américain Arrow Films en 2017. Les négatifs 35mm ont été scannés en 4K à Burbank, puis corrigés à Londres au sein de la société Deluxe Restoration où rayures et autres débris ont été supprimés à l’aide d’outils numériques. Néanmoins, une source intermédiaire a été mobilisée pour certains passages de la version director’s cut. Le master final des deux versions est approuvé et supervisé par le directeur de photographie et le cinéaste.

L’ancienne galette bleue proposée par Metropolitan en 2011 est maintenant… à oublier. La qualité d’image est irréprochable, avec un énorme boost dans les détails ainsi que des noirs plus fournis. Les attentes sont cependant à modérer puisque Donnie Darko dégage toujours une certaine douceur dans ses textures et son piqué. Mais il s’agit dans ce cas d’un respect de la vision artistique initiale. La décision de s’y tenir est par conséquent à applaudir puisque l’usage du terrible combo réduction numérique de grain/renforcement de contours a été évité. En outre, l’encodage réussi permet au grain de pellicule omniprésent d’être agréable à l’œil en évitant l’anarchie que ce soit de jour ou de nuit, en extérieur comme en extérieur. Une présentation organique à la profondeur de champ optimale et à l’étalonnage sans faille.

Bien que les détails autour de la restauration précisent l’existence d’un mix stéréo 2.0, celui-ci n’a jamais été commercialisé. C’est toujours le cas ici où l’unique piste est en DTS-HD 5.1 Master Audio pour les deux versions. L’activité surround est minimale (le film s’y prête peu), les dialogues sont restitués proprement au point que la voix étouffée de Frank est compréhensible de A à Z et les basses fréquences sont très bonnes. La sensation d’immersion est généreuse et la bande-originale est tout à son avantage. Les français peu adeptes des visionnages en VOSTF bouderont l’absence du doublage français qui n’a pas été transmis à Carlotta Films. L’occasion pour eux d’une double redécouverte !

Test Bonus ★★★★★

Donnie Darko est bien mieux servi que la majorité des sorties récentes aux suppléments très pauvres. C’est une réussite complète pour l’éditeur qui répartit le tout sur les deux disques !

Blu-ray 1 :

  • Commentaire audio de Richard Kelly et Jake Gyllenhall : en Dolby Digital 2.0 sous-titré français.
  • Commentaire audio de Richard Kelly et de l’équipe du film : en Dolby Digital 2.0 non sous-titré.
  • Deus ex machina : la philosophie de « Donnie Darko » (85:23 min) : ce nouveau documentaire exhaustif est divisé en plusieurs parties, à savoir « Préambule (La création de Donnie Darko) », « Chapitre Un : Artéfact et vivants (La distribution de Donnie Darko) », « Chapitre Deux : Eau et métal (L’équipe de tournage de Donnie Darko) », « Chapitre Trois : Les vivants manipulés (Le tournage de Donnie Darko) », « Chapitre Quatre : Le récepteur vivant (La postproduction de Donnie Darko) », « Chapitre Cinq : Rêves (La sortie de Donnie Darko) » et « Chapitre Six : Les morts manipulés (La version director’s cut de Donnie Darko) ». Excellent travail pour une couverture complète du film, de la production à l’accueil des spectateurs.
  • « The Goodbye Place » (08:43 min) : le premier court-métrage du cinéaste datant de 1996. Il est en noir et blanc avec une qualité d’image satisfaisante malgré les défauts (points blancs, rayures, etc.).
  • Scènes coupées et alternatives (33:34 min) : « Mariés, deux enfants » (0:25 min), « Conversation téléphonique » (0:41 min), « Rencontre avec Frank » (02:35 min), « À l’Holiday Inn » (03: 40 min), « L’arrêt de bus » (01:22 min), « L’école est fermée » (0 36 min), « La salle d’arcade » (01:13 min), « Expression personnelle » (0:59 min), « Sortie en ville » (01:04 min), « Perdre la foi » (01:50 min), « Changement de programme » (01:06 min), « En creusant les citrouilles » (02:21 min), « Fantasmes sexuels » (03:11 min), « De retour sur la falaise » (0:35 min), « Les conseils d’un père » (02:11 min), « Watership Down » (03:51 min), « En route pour l’aéroport » (01:13 min), « La porte du cellier » (02:48 min), « Placebos » (01:21 min) et « L’empalement » (0:32 min). Elles sont présentées en basse-définition avec un commentaire audio optionnel de Richard Kelly et ne sont pas sélectionnables individuellement, seulement chapitrées. Certaines ne sont pas présentes dans le director’s Cut.
  • Bande-annonce (min) : non-restaurée.
  • Bande-annonce 2019 (01:38 min) : en HD.

Blu-ray 2 :

  • Version Director’s Cut (134 min) : remasterisée en 4K avec 21 minutes supplémentaire.
  • Commentaire audio de Richard Kelly et Kevin Smith : en Dolby Digital 2.0 sous-titré français.
  • Le journal de bord de « Donnie Darko » (52:54 min) : le public suit les répétitions et le tournage et (presque) comme s’il y était grâce à des repères chronologiques. Très immersif, en définition standard. Avec un commentaire audio optionnel du directeur de photographie Steven Poster.
  • Entretiens d’archives avec l’équipe du film (min) : les interviewés sont (dans l’ordre) : Jake Gyllenhaal, Mary McDonnell, Holmes Osbourne, Maggie Gyllenhaal, James Duval, Jena Malone, Drew Barrymore, Noah Wyle, Katharine Ross, Richard Kelly, Sean McKittrick, Nancy Juvonen, Hunt Lowry, Casey LaScala et Steven Poster.
  • Comparaison film / storyboard (07:58 min) : déterminez les changements de cadrage de plusieurs scènes entre les storyboards et le montage final.
  • L’envers du décor (04:37 min) : brefs aperçus du tournage mis bout-à-bout.
  • Publi-reportages Cunning Visions (05:42 min) : version intégrale des publi-reportages visionnés en cours par les personnages. Avec un commentaire audio optionnel.
  • Clip vidéo (03:18 min) : « Mad World » interprété par Gary Jules. Vidéo non-restaurée.
  • Bande-annonce (0:55 min) : non-restaurée.
  • Sports TV (02:11 min) : « #1 » (0:32 min), « #2 » (0:32 min), « #3 » (0:33 min), « #4 » (0:17 min) et « #5 » (0:17 min). Chapitrés mais non-sélectionnables individuellement.
  • Livre « Wake Up Donnie » (200 pages) : non-fourni lors du test, il regroupe le scénario intégral du film, un entretien avec le réalisateur et de nombreuses photographies.

Bilan ★★★★★

Après être passé inaperçu, Donnie Darko a su s’élever au rang de référence cinématographique parmi les longs-métrages indépendants. Tout a été soigné, de la musique au cadrage, en passant par un scénario à la critique sociale forte et qui remet aussi l’existence-même en question. Pour cette nouvelle édition haute-définition, Carlotta Films a visé l’excellence et peut être fier d’y être parvenu avec la qualité technique irréprochable du Blu-ray et ses suppléments à gogo. À revisionner encore et encore.

Les éditions Blu-ray et collector de Donnie Darko sont disponibles à la Fnac et sur Amazon.

Disparu des radars depuis maintenant une décennie, Richard Kelly a laissé son empreinte dans le paysage du septième art avec ses réalisations (qu’il a également écrites) Southland Tales (2006) et le plus méconnu The Box (2009). Cependant, s’il en est un qui a particulièrement marqué les esprits et s’est approprié les éloges, il s’agit sans nul doute de Donnie Darko (2000) avec sa tête d’affiche alors novice : un Jake Gyllenhaal âgé de seulement 20 ans qui ne cessera ultérieurement de faire ses preuves avec notamment La Rage au ventre en 2015. Produit par la société Flower Films de Drew Barrymore…
Film
Vidéo
Audio
Bonus

Pour cette nouvelle édition haute-définition, Carlotta Films a visé l’excellence et peut être fier d’y être parvenu avec la qualité technique irréprochable du Blu-ray et ses suppléments à gogo. À revisionner encore et encore.

Note spectateur : Sois le premier !
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