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Joker : soyez contaminés par l’hilarité en Blu-ray

« But where are the clowns ? Send in the clowns ! » Après s’être invité aux Oscars, le Joker le plus coté du moment envahit votre salon pour des parties de rigolade à volonté. Vous vous sentez un brin anxieux malgré tout ? Normal ! Qui s’enthousiasme de la présence d’un psychopathe chez soi ? En particulier lorsque ce dernier est plus réel que jamais grâce à une sortie terrifique en Blu-ray et 4K Ultra HD ! Pourtant, vous auriez tort de résister à son appel.

L’année 2019 fut l’année de Joker, premier film classé Rated-R à franchir la somme symbolique du milliard de dollars. D’autant que le début de la décennie poursuit sa consécration. Comment auriez-vous pu passer à côté de ce véritable phénomène cinématographique ayant fait couler tant d’encre depuis ses premières projections ? Réalisée par Todd Phillips (Very Bad Trip) à qui se joint Scott Silver (Fighter) pour l’écriture du scénario, l’œuvre dénote des DC traditionnels de par son caractère psychologique intimiste dépourvu d’effets visuels à la sauce blockbuster. Pourtant, la formule fonctionne et la prise de risque est saluée par une averse de nominations et récompenses : Oscars, Lion d’or, Golden Globes, BAFTA Awards… La liste intégrale donne le vertige. De quoi encourager les grands studios à donner le feu vert à des projets à visée moins commerciale !

Joker : présentation et critique

Scénario ★★★★☆

1981, la ville de Gotham City est en crise. Les rues croulent sous les détritus et la violence dépasse l’entendement tandis que la population grogne son mécontentement face à la suprématie de la bourgeoisie locale. C’est dans ce contexte sous tension que le clown Arthur Fleck (Joaquin Phoenix) est victime d’humiliation constante et se fait ruer de coups dans l’indifférence complète. Celui-ci, en marge de la société, souffre de problèmes psychiques et d’hallucinations l’isolant de tous. L’homme dérape suite à son renvoi et abat trois de ses agresseurs alcoolisés dans le métro. À partir de cet épisode inspirant les habitants à se dresser face aux puissants, la folie grignote son esprit jusqu’à ce qu’il se choisisse un pseudonyme à la hauteur de son extravagance : le Joker.

Le métrage apporte une vision inédite du Joker qui a pourtant déjà connu plus d’une interprétation sur le petit comme sur le grand-écran. Il l’humanise, dresse un portrait cohérent d’un personnage misérable et torturé, victime de maltraitance. Sa lutte contre l’injustice est féroce, assassine. Néanmoins, son exclusion est émouvante grâce à un acteur jonglant avec perfection entre ses (fausses) joies et son mal-être. Pour plus de détails concernant notre avis, rendez-vous ici.

Les éditions commercialisées

Impossible de passer à côté des rayons vidéo sans y apercevoir le faciès peinturluré de Joaquin Phenix. En effet, Warner Bros fête en fanfare l’arrivée du Joker avec pas moins de cinq propositions différentes. Oui, rien que ça ! Le succès critique du film est évidemment à prendre en compte puisqu’il n’y a rien de tel pour motiver les distributeurs à dorloter leurs sorties. Le collectionneur a ainsi le choix entre trois générations de disques et deux steelbooks dont l’un est une exclusivité du marchand Fnac. En plus d’un visuel extérieur inédit en adéquation avec l’humeur de ces deux heures, il inclut la bande originale pour un prix final généreux (certains chanceux l’auront d’ailleurs eu pour 5€ de moins avant sa subite augmentation).

De gauche à droite : DVD, Blu-ray, Blu-ray 4K + Blu-ray, Steelbook + Blu-ray 4K + Blu-ray, Steelbook FNAC + Blu-ray 4K + Blu-ray + Bande originale (CD)

Test Vidéo/Audio

Vidéo ★★★★★ Audio ★★★★★

Joker est un pur délice pour les mirettes ! Filmé numériquement dans des définitions variant de 3.4K à 6.5K si l’on en croit les données fournies par le site IMDb, le master final fut quant à lui achevé en 4K. Une excellente nouvelle qui réjouira les détenteurs du disque Ultra HD tout simplement irréprochable. Non, vous n’avez pas affaire à un agrandissement mais à une source native boostée par la fonction HDR/Dolby Vision. Le résultat en 1080p est également à applaudir puisque le Blu-ray simple fait office de référence pour ce format.

La photographie est particulière puisqu’elle repose principalement sur une apparence « malsaine » renforçant la sensation de malaise couplé à l’angoisse. De ce fait, la palette de couleurs brandit des verts et jaunes sombres, acides, insufflant à Gotham et aux intérieurs une impression de pourriture. Au milieu d’un tel décor : le costume emblématique joliment saturé du protagoniste avec ses tons électriques. Il attire le regard du spectateur qui n’a d’yeux que pour son excentricité. Le piqué est indiscutablement une merveille, tout comme la profondeur de champ et la finesse de l’image avec ses incomptables textures. Les retouches en post-production avec l’ajout d’éléments en CGI n’y portent jamais préjudice ainsi que l’obscurité caractéristique du long-métrage puisque les ombres sont détaillées en évitant les noirs bouchés et le phénomène de banding.

Du côté audio sont à disposition le doublage français en Dolby Digital 5.1 et Dolby Atmos (TrueHD 7.1) et la langue originale avec deux choix identiques si ce n’est que le TrueHD est remplacé par un Digital Plus. Cette dernière est irréprochable, alternant avec aisance entre les instants rythmés (à l’instar de la course poursuite dans la ville) et les ambiances claustrophobiques où Arthur est en proie à ses hallucinations. Les dialogues sont d’une précision chirurgicale tandis que les canaux offrent une scène audio très large. De plus, les compositions de Hildur Guðnadóttir (Chernobyl) avec leur violoncelle plaintif sont un atout majeur pour toutes les pistes confondues qui les restituent à merveille.

Test Bonus ★★★☆☆

Compliqué de ne pas se montrer effroyablement déçu par la section des suppléments offerts sur la galette bleue. Sûrement serions-nous mort d’un rire sardonique en l’absence de l’unique featurette d’une durée respectable. En outre, il est impossible de justifier cela par une production indépendante ou un échec cuisant au box-office alors que l’œuvre est estampillée à la fois WB et DC. Et pourtant on ne trouve aucune scène inédite ou commentaire audio. La troisième étoile de la notation doit son existence à l’inclusion du CD.

  • Devenir Joker (01:25 mn) : assistez sur un fond musical à la transformation de la tête d’affiche qui exhibe peu à peu les traits désormais cultes de son personnage.
  • Joker : La vision d’un Gotham déchaîné (22:25 min) : faisant office de bref making-of, ce bonus aborde une telle panoplie de sujets qu’ils ne peuvent être approfondis de manière exhaustive. Parmi eux : la transformation physique de Joaquin Phoenix, le travail de montage et la conception de la bande originale et la transformation de New York City pour arborer l’allure de Gotham.
  • Veuillez accueillir… Joker ! (02:44 min) : ce court bonus présente différentes prises aux performances variées, capturées lors du tournage d’une scène cruciale.
  • Joker : Chronique du chaos (03:04 min) : galerie de 107 clichés diffusés selon la chronologie de Joker. La lecture est automatique et non-chapitrée.
  • Bande originale (exclusivité FNAC) : celle-ci rassemble 17 morceaux, soit 37 minutes de musique tirées de l’œuvre cinématographique. Excellente initiative de la part de Warner Bros qui a déjà procédé de la sorte avec Les crimes de Grindewald (2017).

Bilan ★★★★☆

Joker est un film noir au discours politique prenant le risque de s’aliéner une partie des fans des œuvres DC. Le jeu de Joaquin Phoenix additionné à l’atmosphère autant visuelle que sonore range cependant ce long-métrage dans la catégorie de ceux à ne manquer sous aucun prétexte. D’autant plus que les conditions de visionnage résultant du Blu-ray sont à perdre la raison. Le spectacle est définitivement assuré !

Les éditions DVD et Blu-ray de Joker sont disponibles à la Fnac et sur Amazon.

 

 

 

 

 

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