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The Lost Soldier : dissimulez-vous aux yeux de l’ennemi en Blu-ray

Aux commandes de The Lost Soldier n’est autre que le danois Bille August dont l’on connaît les films tels que La maison aux esprits (1993) avec Meryl Streep et surtout Les Misérables (1998). Ambitieux, le réalisateur a dû s’adapter à un budget limité qui se retranscrit également dans l’absence d’exploitation au cinéma depuis sa projection survenue au Festival international du film de Shangaï en juin 2017. The Lost Soldier : présentation et critique Peu après l’attaque de Pearl Harbor menée par les Japonais, la riposte des américains est décidée par le président Franklin D. Roosevelt. C’est ainsi que les États-Unis entrent en…

Note de la rédaction

Film
Vidéo
Audio
Bonus

Sur la bonne voie

Conventionnel, « The Lost Soldier » ne se hasarde pas à prendre des risques outre mesure et se contente de recycler des situations déjà vues à maintes reprises. Il demeure malgré tout intéressant à visionner pour sa photographie, la future Mulan de Disney (Liu Yifei) et sa restitution historique (discutable ou non). Le Blu-ray est très bon même s’il ne se hissera pas au rang de démo visuelle.

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Nombreux sont les longs-métrages ne trouvant jamais leur chemin vers les salles obscures. C’est notamment le cas de « The Lost Soldier », un drame chinois inédit en France se déroulant lors de la Seconde Guerre mondiale. Prenez part au combat en Blu-ray et DVD dès le 28 novembre.

Aux commandes de The Lost Soldier n’est autre que le danois Bille August dont l’on connaît les films tels que La maison aux esprits (1993) avec Meryl Streep et surtout Les Misérables (1998). Ambitieux, le réalisateur a dû s’adapter à un budget limité qui se retranscrit également dans l’absence d’exploitation au cinéma depuis sa projection survenue au Festival international du film de Shangaï en juin 2017.

The Lost Soldier : présentation et critique

Peu après l’attaque de Pearl Harbor menée par les Japonais, la riposte des américains est décidée par le président Franklin D. Roosevelt. C’est ainsi que les États-Unis entrent en guerre et bombardent Tokyo dans le but d’affaiblir l’ennemi. Mais tout ne se passe pas comme prévu lorsque l’un de leurs avions s’écrase sur le chemin du retour par manque de carburant. Le pilote Jack Turner (Emile Hirsch) est alors recueilli et dissimulé par une veuve chinoise prénommée Ying (Liu Yifei) et sa jeune fille Nunu (Fangcong Li) dans la province de Zhejiang. Afin d’échapper aux troupes japonaises à la gâchette facile, il leur faut apprendre à communiquer en dépit de la barrière du langage et mettre au point un plan qui permettrait d’avoir la vie sauve.

The Lost Soldier enchaîne les réactions mi-figue mi-raisin à cause de sa restitution de la guerre que certains jugent faussée, critiquant par exemple les allées et venues à la guise de l’héroïne sous le nez du camp adverse qui ne bronche jamais. Malgré tout, la terreur et la tension pèsent sur le climat régnant dans le village. La cruauté des Japonais y est dépeinte avec violence lors de la scène de la tentative de viol commise par le capitaine Shimamoto (Tsukagoshi Hirotaka), mais également par un sadisme et une absence de remords durant l’exécution de Kai (Yikuan Yan) à bout portant. Le danger est là, mais trop souvent éclipsé par une romance non-surprenante entre les deux protagonistes. Était-ce nécessaire de l’introduire avec un matériel pourtant aussi dense ? S’éloigner des codes classiques n’est pas toujours un mal et un rapprochement de type fraternel aurait pu être préférable puisqu’il est agréable d’assister à l’apprivoisement d’individus ne pouvant s’exprimer que par leurs gestes et échanges de regard. Le syndrome de l’amour impossible et fatal est tenace au cinéma.

Bille August prend son temps, insufflant une lenteur relative mais non moins appréciable à la progression du récit. Si la structure du scénario n’est pas des plus innovantes, c’est l’absence de rebondissements dignes de ce nom qui nuit au long-métrage. Finalement, The Lost Soldier charme avec la nature foisonnante de ses extérieurs (dont le réalisateur aurait dû se contenter face aux effets spéciaux très bancales des scènes aériennes en guise d’ouverture) et ses décors soignés, ainsi que par le biais d’une actrice principale complètement investie dans son personnage. Certes, il ne révolutionnera pas le genre, mais le visionner offre un moment plutôt plaisant en perspective.

Les éditions commercialisées

The Lost Soldier fait une entrée discrète parmi les rayonnages puisque seulement un DVD et un Blu-ray simples sont mis en vente. Pas de disque 4K donc, ni de steelbook, digibook ou exclusivité FNAC. Ce n’est guère surprenant au vu de la popularité de l’œuvre qui n’est pas davantage gâtée dans les autres pays. L’essentiel à retenir est que l’éditeur lui permet de ne pas disparaître en le rendant accessible à tous.

De gauche à droite : DVD, Blu-ray

Test Vidéo/Audio

Filip Zumbrunn (55 Steps) dévoile une photographie de toute beauté lors de l’introduction de Ying au cœur de la nature, alors que le soleil perce à travers une verdure riche en nuances. Il alterne aussi entre des teintes bleutées et/ou désaturées renforçant l’aspect dramatique et la menace que représente le fait de se balader à l’air libre. La chaleur ne se retrouve qu’à l’intérieur de l’habitation de l’héroïne lorsque, la nuit tombée, les trois protagonistes sont face à face. Une flamme naît entre les adultes tandis qu’un réel attachement se noue entre Jack Turner et Nunu. Oui, une famille se forme sous les yeux de l’audience qui assiste à une alchimie se développant au fil des minutes.

Concernant la « beauté » de l’image, la luminosité parfois trop poussée fait des siennes en oblitérant des détails comme lors des périples dans les bois. Il y a fort à parier que ce n’est pas un hasard et n’est donc pas à imputer à l’encodage. Les noirs sont quant à eux suffisamment profonds tandis que les contrastes sont convaincants à défaut d’être prononcés. Ces différents ingrédients résultent à un visuel doux à la profondeur marquée mais non-étourdissante.

Le doublage français et la version originale sont tous les deux aux formats Dolby Digital 5.0 et DTS-HD 5.1. L’audio anglais/mandarin fait très bien son travail avec une spatialisation satisfaisante, l’implantation permanente d’ambiances et des voix suffisamment mises en avant pour être compréhensibles. Pourtant, un hic demeure, portant préjudice à l’expérience sonore. Exclusifs aux deux VO fournies, des bruits parasites gênants et extrêmement récurrents ne cessent de porter atteinte aux oreilles de l’audience. Impossible d’en déterminer la provenance ni la nature. Il ne reste plus qu’à espérer que tous les Blu-ray ne soient pas touchés et qu’il s’agit là uniquement d’un défaut du disque testé. Dans le cas contraire, peut-être que l’éditeur proposera des copies corrigées si suffisamment de plaintes lui sont adressées.

EDIT : il s’agit bien d’un défaut du disque testé.

Test Bonus

Le contenu additionnel explorant l’œuvre en elle-même est tristement restreint avec seulement deux entretiens avoisinants un total d’un quart d’heure. La bonne nouvelle est que l’éditeur fournit deux documentaires sur le contexte historique qui y est illustré. Décision qui n’est pas aussi commune qu’il y paraît que ce soit pour des biopics ou le genre historique. À priori répétitifs, ils se complètent par deux approches différentes : l’une plus actuelle, avec du recul sur les événements, l’autre pur produit de son temps qui transporte le spectateur des décennies en arrière.

  • Interview Bille August (12:48 min) : les thèmes traditionnels sont mentionnés à l’instar du processus du développement du scénario étalé sur six années, l’élaboration du casting principal et l’importance accordée à l’authenticité pour que The Lost Soldier soit d’autant plus crédible. Le cinéaste est aussi plus largement questionné sur sa carrière constituée de nombreuses adaptations inspirées de la littérature.
  • Interview Emile Hirsch (3:57 min) : échange bref avec l’acteur masculin principal qui discute de sa collaboration avec le réalisateur et du charme typiquement américain de son personnage avant de commenter la période historique du long-métrage.
  • Le contexte historique du film (15:04 min) : plus exhaustif que le supplément suivant, celui-ci est commenté par François Garon, enseignant-chercheur à l’Université de Paris I. Le Docteur en Histoire se focalise évidemment sur la guerre et le rôle endossé par les Japonais à l’aide de cartes et d’extraits d’archives.
  • Histoire de la guerre du Pacifique (10:07 min) : documentaire français vintage non-restauré uniquement constitué d’images d’époque. Le narrateur retrace les chapitres de la guerre en rappelant les enjeux économiques, politiques et sociaux jusqu’à la capitulation du Japon.
  • Bande-annonce VF (1:34 min) : en HD.
  • Bande-annonce VO (2:55 min) : en HD.
Aux commandes de The Lost Soldier n’est autre que le danois Bille August dont l’on connaît les films tels que La maison aux esprits (1993) avec Meryl Streep et surtout Les Misérables (1998). Ambitieux, le réalisateur a dû s’adapter à un budget limité qui se retranscrit également dans l’absence d’exploitation au cinéma depuis sa projection survenue au Festival international du film de Shangaï en juin 2017. The Lost Soldier : présentation et critique Peu après l’attaque de Pearl Harbor menée par les Japonais, la riposte des américains est décidée par le président Franklin D. Roosevelt. C’est ainsi que les États-Unis entrent en…

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