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The Pagan King : une croisade assoiffée de pouvoir en Blu-ray

Boudée à tort à l’échelle mondiale, l’œuvre d’Aigars Grauba co-écrite par Max Kinnings ne démérite pas en raison de la brièveté de la période de tournage et de son faible budget. Avec seulement deux millions d’euros en poche pour 47 jours, les chiffres semblent jouer contre The Pagan King. Pourtant, il n’en est rien puisque les spectateurs se confrontent ici à un succès qualitatif modeste nourri par une fiction aux décors et tenues soignées. The Pagan King : présentation et critique Manipulation et trahisons sont monnaie courante au cours de ce XIIIème siècle où le régent Viesturs (Egons Dombrovskis) meurt empoisonné aux côtés…

Note de la rédaction

Film
Vidéo
Audio
Bonus

Bien que convenu en-dehors de ses images sanglantes, « The Pagan King » est un divertissement intéressant ayant pour mérite de mettre en avant une population souvent oubliée par le cinéma. La présentation du Blu-ray frôle la perfection mais les compléments laissent sur la faim. Victoire en demi-teinte donc.

Note spectateur : Sois le premier !
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La Lettonie est mise à l’honneur dans « The Pagan King » qui explore la culture du pays à travers l’un de ses plus anciens symboles : la bague de Namejs. Dans ce long-métrage fraîchement débarqué en Blu-ray, le public prend part à des rivalités sanglantes opposants les païens aux croisades dans des paysages à couper le souffle.

Boudée à tort à l’échelle mondiale, l’œuvre d’Aigars Grauba co-écrite par Max Kinnings ne démérite pas en raison de la brièveté de la période de tournage et de son faible budget. Avec seulement deux millions d’euros en poche pour 47 jours, les chiffres semblent jouer contre The Pagan King. Pourtant, il n’en est rien puisque les spectateurs se confrontent ici à un succès qualitatif modeste nourri par une fiction aux décors et tenues soignées.

The Pagan King : présentation et critique

Manipulation et trahisons sont monnaie courante au cours de ce XIIIème siècle où le régent Viesturs (Egons Dombrovskis) meurt empoisonné aux côtés de son fils unique. Avant de fermer les yeux sur le monde, celui-ci élit un héritier basé sur sa plus dure intuition : l’orphelin Namejs (Edvin Endre). Il défie ainsi toutes les attentes en mettant à mal le plan de ses ennemis dont il ignore l’identité et qui sont à l’origine de son trépas : le Pape et son armée. Parmi ses soldats se trouve Max von Buxhoeveden (James Bloor), un homme froid, calculateur et sans scrupules qui s’empresse d’attirer le nouveau roi de ce peuple sémigalien dans un guet-apens. Le sang n’a pas fini de couler alors que la résistance contre ces croisades s’intensifie.

La photographie signée Valdis Celmins est l’un des points forts de The Pagan King qui, parallèlement, n’a pas une multitude de lieux à faire découvrir. Par exemple, la grandeur du village est limitée pour des raisons sûrement budgétaires mais le technicien parvient à retranscrire l’essence de ce que devait être un tel endroit à l’époque représentée. La seconde réussite se présente sous la forme des quelques batailles qui font rage au cours de ces presque deux heures. La plus épique d’entre elles se déroule sur une plage au sable bientôt gorgé de taches rouge vif. Chorégraphiées efficacement, avec des cadrages avantageux et une bonne dose de crédibilité (si ce n’est peut-être pour la confrontation finale), ces scènes ne dérangeront que les âmes sensibles ne supportant pas la vue du sang. En raison de plans crûs, le métrage n’est pas tous publics mais les plus curieux concernant les traditions qui y sont présentées n’auront d’autres choix que de regarder autre part au moment propice.

En-dehors du manque monétaire, ce sont les personnages plus sous-exploités qu’antipathiques qui posent problème. Le héros lui-même n’est pas approfondi autant qu’il devrait l’être puisque les informations fournies à son sujet sont très minces. D’un gamin aux projets de voyage avec ses amis, il passe au rang de dirigeant sans même ciller. Et autant dire qu’il occupe sa fonction à merveille dès le départ. Loin d’être complexe, il se retrouve relayé au rang de caricature tout comme le reste du casting en se présentant comme le Messie confronté au Diable en personne. Max possède les caractéristiques du grand méchant typique jusqu’à son regard glacial. Uniquement motivé par le pouvoir, rien d’autre ne trouve grâce à ses yeux. Il vit pour l’obtenir, ne cherchez pas à creuser au-delà de ce fait. La situation ne s’améliore pas avec la petite-amie de Namejs prénommée Lauga (Aistė Diržiūtė) qui est presque une totale inconnue.

En dépit de ces difficultés, la réalisation de Grauba n’oublie pas de rappeler la signification de la bague, sujet de tant de convoitises. Le bijou symbolise la liberté, la confiance et l’amitié. Trois notions mises à lourde épreuve avant de l’emporter sur la domination, la malhonnêteté et la haine. Comment pouvait-il en être autrement après tout ?

Les éditions commercialisées

Présentés avec des fourreaux cartonnés entourant les traditionnels boîtiers en plastique, les Blu-ray et DVD de The Pagan King sont édités par Condor Entertainment. La France est le second pays à proposer l’œuvre sur support physique HD après qu’il ait rejoint les bacs allemands en septembre 2018. Bien joué pour cette trouvaille cinématographique. Il n’existe pas de steelbook ou d’éditions exclusives quelles qu’elles soient, tous marchands confondus.

De gauche à droite : DVD, Blu-ray

Test Vidéo/Audio

Compte tenu de l’argent investit dans la création et la distribution du film, il serait très étonnant que le master final ait été achevé en 4K suite à une capture dans cette même résolution. Le niveau de détails est élevé ce qui sert à merveille les panoramas de Lettonie éblouissants par leur végétation et leurs cours d’eau. Les fourrures et autres costumes d’époque aux motifs complexes sont précis pour mieux flatter la rétine.

Un souci gênant à différents degrés lors du visionnage est causé par une luminosité trop élevée, faute potentiellement à un gamma faussé. Le spectateur peut tenter de le corriger aisément en modifiant les réglages de son téléviseur mais, en l’état, l’image est aplatie par le manque de noirs profonds. Par conséquent, les scènes de jour sont éblouissantes et celles se tenant la nuit voient leurs ombres réduites. Ces dernières ne sont déjà pas des plus sensationnelles avec leurs teintes accentuant fortement des couleurs aléatoires (le vert et le orange en particulier). Dommage car, si ce n’est ce problème, la partie vidéo est une réussite.

Tout comme le doublage français, l’audio original est proposé au format DTS-HD 5.1. Cette piste dynamique a plus d’une occasion de faire gronder les basses, de tirer profit de la largeur de la scène sonore durant les confrontations à coups d’armes blanches, etc. Les compositions de Rihards Zalupe (1906) inspirées de la musique lettonne rehaussent l’atmosphère épique de The Pagan King avec brio tandis que la galette bleue leur accorde une ampleur suffisante pour maximiser leur impact. Les voix sont heureusement claires et ne se perdent pas au profit de l’action.

Test Bonus

À défaut de dévoiler le déroulement du tournage, le processus de recherche historique (coutumes, habillement…) ainsi que la sélection du casting, c’est le scénario lui-même qui est étendu de plus de 7 minutes. Supplément tout aussi sympathique qu’inattendu dont il faudra se contenter. En-dehors du cercle restreint des blockbusters, l’interactivité pour les disques est rarement une priorité.

  • Scènes coupées (7:29 min) : au nombre de sept, elles ne sont ni sélectionnables manuellement ni chapitrées. Le montage et le travail de post-production sont finalisés à l’exception de la musique qui, elle, est absente. Ces scènes ne se contentent pas de mettre en scène des personnages principaux à l’instar de Max, mais aussi des secondaires permettant d’enrichir les relations, les crimes et les enjeux. La présentation est en haute-définition.
Boudée à tort à l’échelle mondiale, l’œuvre d’Aigars Grauba co-écrite par Max Kinnings ne démérite pas en raison de la brièveté de la période de tournage et de son faible budget. Avec seulement deux millions d’euros en poche pour 47 jours, les chiffres semblent jouer contre The Pagan King. Pourtant, il n’en est rien puisque les spectateurs se confrontent ici à un succès qualitatif modeste nourri par une fiction aux décors et tenues soignées. The Pagan King : présentation et critique Manipulation et trahisons sont monnaie courante au cours de ce XIIIème siècle où le régent Viesturs (Egons Dombrovskis) meurt empoisonné aux côtés…

Note de la rédaction

Film
Vidéo
Audio
Bonus

Bien que convenu en-dehors de ses images sanglantes, « The Pagan King » est un divertissement intéressant ayant pour mérite de mettre en avant une population souvent oubliée par le cinéma. La présentation du Blu-ray frôle la perfection mais les compléments laissent sur la faim. Victoire en demi-teinte donc.

Note spectateur : Sois le premier !
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