Sans un bruit 2 : John Krasinki confirme

Sans un bruit 2 : John Krasinki confirme

CRITIQUE / AVIS FILM - Après le succès du premier film, "Sans un bruit 2" confirme les qualités de réalisateur de John Krasinki, habile pour créer une tension palpable pour passer outre des défauts d'écriture.

Sans un bruit mais plein les yeux

En 2018 le public découvrait dans les salles Sans un bruit produit pour une vingtaine de millions de dollars. À la réalisation, le comédien John Krasinki, connu pour son rôle de Jim Harpert dans la série The Office. Autant dire qu'il y avait de quoi s'étonner de le voir diriger un "film d'horreur" post-apocalyptique avec des gros monstres. D'autant plus qu'avant cela il avait pu s'essayer à la réalisation mais dans le genre de la comédie romantique. Avec Brief Interviews with Hideous Men en 2009 (inédit en France), puis La Famille Hollar en 2016 (sorti en VOD). Néanmoins, avec plus de 340 millions de dollars de recettes dans le monde, on peut dire que le pari fut réussi. Et c'est sans surprise qu'une suite a été commandée avec Sans un bruit 2.

Sans un bruit 2
Sans un bruit 2 ©Paramount Pictures France

Dans le premier opus, on découvrait la famille Abbott survivante d'une attaque de créatures. Ces dernières étant très sensibles au son, le seul moyen de ne pas se faire repérer est de faire le moins de bruit possible. Interdiction donc de parler et la communication entre les membres de la famille se fait par signes. Dès lors, Sans un bruit avait un concept intéressant basé sur cette contrainte sonore. Si cet aspect est moins marqué dans sa suite, les bases établis dans le premier film permettent de retrouver tout de même la tension palpable du premier opus.

On y suit ainsi Evelyn (Emily Blunt), très en forme malgré son accouchement récent. Avec ses deux enfants, Marcus (Noah Jupe) et Regan (Millicent Simmonds), et un bébé transporté dans une boîte avec une bouteille d'oxygène, elle n'a d'autre choix que de partir à la recherche d'un nouvel abri. Comme le hasard fait bien les choses, leur périple les amènera à retrouver Emmett (Cillian Murphy), une ancienne connaissance, introduit par un flashback intense en guise d'introduction. On retrouve là cette capacité qu'avait Sans un bruit d'alterner entre le bon et le moins bon. Une mise en scène tendue et maîtrisée dans l'ensemble, mais des facilités d'écritures qui gâchent un peu la fête. Notamment avec des protagonistes capables de se mettre eux-mêmes dans les pires situations. Ceci dans l'unique but de maintenir la pression et de permettre des rebondissements.

La jeunesse prend le pouvoir dans Sans un bruit 2

Néanmoins, John Krasinki touche à quelque chose d'intéressant dans Sans un bruit 2. À savoir le développement des enfants qui, in fine, semblent destinés à prendre la relève. Principalement Regan, prête à quitter sa famille dans le but de sauver le monde. Avec des adultes qui peuvent faire défaut, marqués par leurs propres angoisses et qui, logiquement, ne peuvent pas toujours être des super-héros, aux enfants d'agir et d'offrir le courage nécessaire pour un meilleur demain. Sans un bruit 2 se veut en cela très optimiste et symbolique dans son regard porté sur la jeune génération.

Sans un bruit 2
Sans un bruit 2 ©Paramount Pictures France

Enfin, le réalisateur parvient à enrichir son univers en explorant de nouveaux lieux dans un parcours qui implique Regan et Emmett. L'occasion de découvrir des survivants, pas forcément amicaux. Les adeptes du jeu vidéo The Last of Us y verront (dans les décors, les situations, la mise en scène et l'empathie) certainement des ressemblances. Il y a véritablement du Ellie et Joel en Regan et Emmett. Alors que HBO prépare actuellement une série tirée du jeu, il se pourrait qu'on tienne déjà une très bonne "adaptation" cinématographique avec Sans un bruit 2.

 

Sans un bruit 2 de John Krasinki, en salle le 16 juin 2021. Ci-dessus la bande-annonce. Retrouvez ici toutes nos bandes-annonces.

Conclusion

Note de la rédaction

"Sans un bruit 2" est la parfaite continuité du premier opus avec un agrandissement de l'univers. Toujours aussi efficace mais avec des facilités d'écriture dommageables.

Note spectateur : Sois le premier