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Scary Stories : la panoplie de monstres de Guillermo Del Toro

CRITIQUE / AVIS FILM – Après « The Jane Doe Identity », jolie surprise horrifique à l’ambiance morbide à souhait, le cinéaste André Øvredal est de retour avec « Scary Stories ». Sous la houlette de Guillermo Del Toro, le réalisateur confronte quatre adolescents à un livre démoniaque, qui les soumet à leurs peurs les plus profondes en leur faisant vivre des histoires terrifiantes.

La fin des sixties est une véritable source d’inspiration pour le cinéma américain ces derniers temps. Après Quentin Tarantino et Once Upon a Time… in Hollywood, c’est au tour de Guillermo Del Toro et André Øvredal de s’intéresser à cette période charnière de l’histoire des États-Unis.

Pour cela, le producteur et le cinéaste norvégien ont choisi de dépoussiérer le recueil de nouvelles Scary Stories to tell in the dark d’Alvin Schwartz. Si le résultat porte bien leur marque, il laisse néanmoins le spectateur sur sa faim, Scary Stories restant un film d’épouvante un peu trop sage.

L’amour de Guillemo Del Toro pour les monstres est intact

Au cours de l’été 1968, qui marque la fin de leur enfance, quatre adolescents s’aventurent dans un manoir hanté. Les jeunes mettent la main sur un vieux recueil abandonné, ayant appartenu à une femme réputée dans leur bourgade pour être une meurtrière. Le petit groupe découvre rapidement que l’ouvrage a un don particulier : les histoires qui s’inscrivent à travers ses pages prennent vie, réservant un sort funeste aux quatre héros.

La puissance des récits et l’espoir que ces derniers font naître sont des thématiques au cœur du cinéma de Guillermo Del Toro. Le film dans lequel le cinéaste les a le mieux évoquées est probablement Le Labyrinthe de Pan, où la jeune Ofelia s’aventurait dans un univers inconnu et effrayant, peu après la guerre d’Espagne.

Critique de "Scary Stories", la nouvelle production de Guillermo Del Toro.

Ici, ce sont la guerre du Vietnam et l’élection de Nixon qui servent de toile de fond au récit. Pendant que certains des personnages s’engagent dans l’armée, d’autres préfèrent fuir le conflit en désertant. Mais avant de découvrir leur avenir, tous devront effectuer leur passage à l’âge adulte en se confrontant à leurs peurs les plus profondes dans leur petite ville, en affrontant des créatures toutes plus répugnantes les unes que les autres.

Entre un cadavre à la recherche de son gros orteil et un épouvantail maltraité en quête de vengeance, le bestiaire du film est particulièrement réussi. Le spectateur retrouve également un fantôme en détresse, semblable à ceux qu’il croisait dans les couloirs de Crimson Peak. Guillermo Del Toro aime toujours autant ses freaks, auxquels il continue de rendre hommage avec une production plus accessible, mais hélas moins surprenante.

Quelques frissons mais pas de gros sursaut

Scary Stories bénéficie par ailleurs de la mise en scène soignée d’André Øvredal. Alors que le fait de filmer des gamins dans les banlieues américaines est redevenu à la mode, le réalisateur évite toute référence grossière. Il préfère se concentrer sur le fait de tirer profit des lieux qu’il exploite, et s’amuse ainsi à perdre ses personnages et le public à travers un hôpital, une vieille demeure lugubre ou encore un champ n’offrant aucune issue à son arrogante victime.

Critique de "Scary Stories", la nouvelle production de Guillermo Del Toro.

Contrairement à ce qu’il faisait sur The Jane Doe Identity, dans lequel un terrifiant cadavre était filmé sous toutes ses coutures, au même titre que la morgue qui l’accueillait, André Øvredal ne va pas au bout du potentiel des séquences de trouille. Guillermo Del Toro avait prévenu son audience, Scary Stories est un film qui s’adresse à un public plus jeune que celui de ses précédents longs-métrages et ceux d’Øvredal. En atteste la conclusion qui ouvre sur une éventuelle suite, et qui laisse supposer que cette entreprise n’est que le début d’une nouvelle saga pour adolescents.

Les amateurs de frissons sont donc avertis, Scary Stories ne pousse jamais au maximum le curseur de la frousse. Certaines séquences auraient hélas mérité un traitement plus radical, à l’image de celle où une femme livide rattrape lentement un adolescent dans les recoins d’un hôpital. Ces histoires effrayantes valent surtout le coup pour les jeunes qui les vivent, ainsi que pour son propos sur la perte d’innocence dans un pays où les idéaux de paix sont sur le point de s’envoler.

 

Scary Stories d’André Øvredal, en salles le 21 août 2019. Ci-dessus la bande-annonce. Retrouvez ici toutes nos bandes-annonces.

La fin des sixties est une véritable source d’inspiration pour le cinéma américain ces derniers temps. Après Quentin Tarantino et Once Upon a Time… in Hollywood, c’est au tour de Guillermo Del Toro et André Øvredal de s’intéresser à cette période charnière de l’histoire des États-Unis. Pour cela, le producteur et le cinéaste norvégien ont choisi de dépoussiérer le recueil de nouvelles Scary Stories to tell in the dark d’Alvin Schwartz. Si le résultat porte bien leur marque, il laisse néanmoins le spectateur sur sa faim, Scary Stories restant un film d’épouvante un peu trop sage. L’amour de Guillemo Del Toro…

Conclusion

Note de la rédaction

Film d’épouvante efficace mais convenu, « Scary Stories » est réservé à un public assez jeune, qui devrait apprécier le bestiaire d’André Øvredal et Guillermo Del Toro.

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CRITIQUE / AVIS FILM - 20 ans ! 20 ans, et il est toujours parmi nous. Alors que d'autres shonen fleuves se sont terminés n'importe comment ("Bleach", "Naruto"), ne savent pas s’arrêter ("Dragon Ball", "Saint Seiya") ou n'ont jamais vraiment atteint les espoirs placés en eux ("Fairy Tail"), "One Piece" est toujours là, en mode patron.

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