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Terminator Dark Fate : un peu mieux que Genisys

CRITIQUE / AVIS FILM – La franchise « Terminator » est encore de retour avec un sixième opus. Cette fois, la réalisation est confiée à Tim Miller, le réalisateur de Deadpool, tandis que Linda Hamilton et Arnold Schwarzenegger sont de retour dans leurs rôles cultes.

Après la débâcle Terminator Genisys, il était nécessaire de redonner des couleurs à la franchise Terminator. Quoi de mieux que d’offrir la réalisation au petit génie derrière Deadpool ? Mais l’intérêt premier de ce Dark Fate, c’est surtout les retours de Linda Hamilton dans la peau de Sarah Connor et évidemment de Arnold Schwarzenegger derrière la carapace métallique du T-800. Même si le film surpasse son prédécesseur, on est encore très loin de la claque des deux premiers opus de James Cameron. Pour rappel, Terminator : Dark Fate se situe directement après Le Jugement Dernier. Les producteurs et James Cameron ont décidé d’effacer les épisodes 3, 4 et 5, qui ne sont dorénavant plus « canons ».

Des auto-références dans tous les sens

La première partie est une honnête réussite. Tim Miller ouvre son métrage avec une scène d’introduction inattendue. Le cinéaste prend à contre-pied les attentes du spectateur. Dark Fate commence donc sur Sarah Connor et son fils John, toujours sous le visage de Edward Furlong, parfaitement rajeunis pour l’occasion, quelque part dans le passé. Mais la menace n’est jamais loin. Avec cette introduction, Tim Miller est clair : cette fois on est bien dans l’essence même de Terminator, avec un retour nostalgique lourd de sens. L’avenir est une fois de plus modifié. S’en suit toute une première partie assez impressionnante et surtout bien dosée. Outre des scènes d’action dantesques se sont également des personnages féminins bien écrits que nous propose le réalisateur. C’est important de souligner que pour une fois dans un blockbuster hollywoodien, le « girl power » est bien traité, sans jamais tomber dans le forcing.

Critique Terminator Dark Fate : un peu mieux que Genisys

Le cinéaste renvoi le spectateur vers les tribulations habituelles de la franchise, qui sont néanmoins boostées par les techniques actuelles. Grace, le nouveau personnage interprété par Mackenzie Davis, est clairement un des points forts du film. En protectrice d’un nouveau messie campé par Natalia Reyes, elle va devoir affronter une nouvelle gamme de Terminator. La première confrontation entre les deux personnages est explosive. Ce premier accrochage entre Grace et le Terminator est extrêmement convaincant. Les chorégraphies sont superbes, le combat est parfaitement orchestré, et pendant un instant on se dit que Terminator version 2019 a de quoi impressionner.

Puis vient une course-poursuite qui n’atteint pas la grandeur de Terminator 2 , mais qui demeure parfaitement divertissante, jusqu’à l’arrivée de Sarah Connor. Tim Miller lance ensuite de nombreuses références aux précédents opus, avec évidemment un classique « I’ll be back » glissé l’air de rien. Bref, on s’amuse et on est heureux de remettre les pieds dans un univers qui s’auto-référence sans trop en faire. C’est totalement divertissant, même si la profondeur du sujet n’atteint pas la charge théorique des premiers instants. Puis, contre toute attente, c’est à partir de l’apparition de Schwarzenegger que le film tombe dans un processus très routinier.

Qui voulait voir Terminator en short ?

Conférer au T-800 une famille, un métier, un short qui lui va très mal et une passion avouée pour la décoration intérieure n’était peut-être pas la meilleure des idées. Tim Miller, en manque d’originalité, plonge les deux pieds dans le plat dans le cliché, quitte à lorgner avec le ridicule. Terminator est devenu un gentil petit bisounours accro aux paillettes. Une évolution relativement logique, mais très mal abordée, qui ne plaira pas à tout le monde. Arnold Schwarzenegger est réintroduit sans aucune subtilité, de manière très grossière, ce qui gâche un peu son retour. C’est un peu mieux que Genisys, mais pas de quoi casser trois pattes à un Terminator.

Critique Terminator Dark Fate : un peu mieux que Genisys

A partir de cet instant, le film s’empêtre dans une seconde partie interminable. Tim Miller ne sait pas comment rythmer son récit, enchaînant paresseusement les confrontations. Il insiste sans doute sur la résistance légendaire du Terminator, très proche de la version de Robert Patrick, mais ça devient rapidement indigeste. Le climax final est asphyxiant, terriblement répétitif, et d’un ennui pesant. Tim Miller n’arrive pas à donner du souffle à son histoire. Elle retombe comme un pétard mouillé, après de longues minutes de bouillie numérique. Un final prolongé à l’extrême, sauvé in-extremis par les derniers instants touchants de Arnold Schwarzenegger. Finalement, Terminator : Dark Fate n’est clairement pas honteux, mais c’est rapidement oubliable et extrêmement classique.

 

Terminator : Dark Fate de Tim Miller, en salle le 23 octobre 2019. Ci-dessus la bande-annonce. Retrouvez ici toutes nos bandes-annonces.

Après la débâcle Terminator Genisys, il était nécessaire de redonner des couleurs à la franchise Terminator. Quoi de mieux que d'offrir la réalisation au petit génie derrière Deadpool ? Mais l'intérêt premier de ce Dark Fate, c'est surtout les retours de Linda Hamilton dans la peau de Sarah Connor et évidemment de Arnold Schwarzenegger derrière la carapace métallique du T-800. Même si le film surpasse son prédécesseur, on est encore très loin de la claque des deux premiers opus de James Cameron. Pour rappel, Terminator : Dark Fate se situe directement après Le Jugement Dernier. Les producteurs et James Cameron ont décidé…

Conclusion

Note de la rédaction

Dark Fate est donc un énième remake déguisé de la franchise Terminator. Après une ouverture très réussie, Tim Miller s’empêtre dans un récit interminable et répétitif, jusqu'à un climax insipide. Ce n'est pas honteux mais clairement oubliable.

Note spectateur : 3.07 ( 8 notes)
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1 commentaire
  1. Je suis totalement d’accord avec la conclusion de cet article…mais je rajouterais la « propagande » pro-communauté lors du passage de la frontière est très très malvenue et encore pire est la réplique de Scwharzenegger – un T 800 vendeur de rideaux (sérieux ??? là ???) « je change des couches et je ferme ma gueule » maintenant je vais ouvrir la mienne…je suis pas au ciné, pour voir ce genre de truc j’ai des vendeurs de rideaux dans mon Castorama local !!! je suis au ciné pour voir du divertissement pas pour me prendre dans la gueule des « mots clés » que j’ai en permanence en voyant BFM TV !!! manquait plus que Thunberg et le « climat » !!!.

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